Obésité : la gaine endoluminale, une innovation lilloise

Auteur /Etablissement :
En mai 2012, un patient souffrant d’obésité modérée bénéficiait pour la première fois en France, de la gaine endoluminale ENDOBARRIER®* au CHRU de Lille. Sans recours à la chirurgie, ce dispositif mini-invasif entraîne une perte de poids tout en prévenant le diabète et en corrigeant les lipides. Depuis, sept autres patients ont reçu ce nouveau traitement interventionnel avec des résultats qui semblent prometteurs notamment sur le syndrome métabolique. Sélectionnée dans le cadre de l’appel à projets nationaux STIC (soutien aux techniques innovantes coûteuses ou non), cette innovation est développée par le Professeur François Pattou, coordonnateur du Centre Intégré de l’Obésité.

En mai 2012, un patient souffrant d’obésité modérée bénéficiait pour la première fois en France, de la gaine endoluminale ENDOBARRIER®* au CHRU de Lille. Sans recours à la chirurgie, ce dispositif mini-invasif entraîne une perte de poids tout en prévenant le diabète et en corrigeant les lipides. Depuis, sept autres patients ont reçu ce nouveau traitement interventionnel avec des résultats qui semblent prometteurs notamment sur le syndrome métabolique. Sélectionnée dans le cadre de l’appel à projets nationaux STIC (soutien aux techniques innovantes coûteuses ou non), cette innovation est développée par le Professeur François Pattou, coordonnateur du Centre Intégré de l’Obésité.
L’ENDOBARRIER®* représente une alternative aux traitements traditionnels de l’obésité qui relèvent soit d’une prise en charge médicale (diététique, éducation thérapeutique, psychologique) soit d’une prise en charge chirurgicale avec la chirurgie bariatrique. L’ENDOBARRIER® est constitué d’une tubulure textile mise en place par voie endoscopique et fixée par des crochets dans la paroi du bulbe duodénal.  Cette gaine duodéno-jéjunale s’étend sur 60 centimètres dans l’intestin grêle et limite ainsi le contact des nutriments avec les sucs digestifs.
Le CHRU est promoteur de l’étude ENDOMETAB qui va concerner 174 patients et se dérouler dans les centres intégrés de prise en charge de l’obésité (Lille, Toulouse, Lyon et l’APHP). La DGOS a doté cette recherche d’un financement de 1,16 million d’euros.
L’expertise lilloise dans la prise en charge de l’obésité et du diabète
Les équipes du CHRU sont mobilisées depuis plusieurs années pour lutter contre l’obésité. Leurs travaux ont été reconnus avec la création à l’Université de Lille 2 d’ E.G.I.D. (European Genomic Institute for Diabetes) premier institut de recherche en France dédié spécifiquement au diabète et ses complications, en 2011, et la désignation du CHRU comme Centre intégré de l’Obésité en 2012.
L’obésité atteint aujourd’hui plus de 14% de la population française. Comme rappelé tout récemment à l’occasion de la Journée Européenne de l’Obésité, notre région paie un lourd tribut à cette pathologie, puisque une personne sur cinq est obèse. Lorsqu’elle est sévère, l’obésité est associée à une mortalité accrue liée notamment aux maladies cardiovasculaires et à certains cancers. Ces risques sont encore supérieurs en présence d’un syndrome métabolique (tel que l’hypertension artérielle ou l’hyperglycémie…).

*GI Dynamics TM, Boston, USA

À lire également

Endométriose : les 3 CHU du Grand Est au cœur d’un nouveau dispositif régional

Pathologie chronique encore insuffisamment diagnostiquée, l’endométriose touche près de 10 % des femmes en France, soit entre 1,5 et 2,5 millions de patientes. Elle se manifeste par des douleurs parfois invalidantes, peut impacter la fertilité et reste marquée par un délai de diagnostic moyen estimé à sept ans. Face à cet enjeu majeur de santé publique, le ministère de la Santé a lancé en 2022 une stratégie nationale visant à structurer la prise en charge, renforcer la recherche et réduire les délais diagnostiques. C’est dans ce cadre que s’inscrit la création du dispositif régional EndoGrandEst, porté par les CHU de Strasbourg, Nancy et Reims.

Myélome multiple, le CHU de Nantes au cœur de la recherche clinique pour faire progresser les traitements

Publiés le 29 mai 2026 dans la prestigieuse revue scientifique The New England Journal of Medicine par le Pr Cyrille Touzeau, les résultats d’un essai clinique international impliquant 162 centres, démontrent l’intérêt d’une immunothérapie par Teclistamab1 dès la première récidive de la maladie chez les patients atteints de myélome multiple2. Egalement présentés à l’occasion du congrès de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), les résultats d’une étude clinique ayant évalué un traitement précoce par Elranatamab chez des patients atteints d’un myélome multiple pas encore symptomatique3, soulignent l’intérêt de ces nouvelles immunothérapies par anticorps bispécifiques pour le traitement du myélome.

Orthopédie : prise en charge des pathologies au CHU de Clermont-Ferrand 

À l’occasion de la Journée mondiale de l’orthopédie, le CHU de Clermont-Ferrand a souhaité mettre en lumière son service de chirurgie orthopédique, capable de prendre en charge l’ensemble des pathologies de l’appareil locomoteur, des plus courantes aux plus complexes. Cette organisation permet de garantir à tous les patients un accès à une expertise médicale et technique de haut niveau, dans le cadre du service public hospitalier.