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Obésité : une chirurgie où l’avant et l’après comptent autant que l’intervention

Les résultats spectaculaires de la chirurgie de l'obésité (appelée aussi bariatrique) en ont fait un peu vite la panacée des traitements contre l'obésité. Or des complications surgissent quand les règles de bonnes pratiques ne sont pas respectées. A l’occasion de la journée européenne de l’obésité, le 23 mai 2016, le Centre Intégré de l’Obésité (CIO) des Hospices Civils de Lyon alerte sur les risques potentiels de la chirurgie de l’obésité assimilée à tort à un protocole amaigrissant "sans effort".
Les résultats spectaculaires de la chirurgie de l’obésité (appelée aussi bariatrique) en ont fait un peu vite la panacée des traitements contre l’obésité. Or des complications surgissent quand les règles de bonnes pratiques ne sont pas respectées. A l’occasion de la journée européenne de l’obésité, le 23 mai 2016, le Centre Intégré de l’Obésité (CIO) des Hospices Civils de Lyon alerte sur les risques potentiels de la chirurgie de l’obésité assimilée à tort à un protocole amaigrissant "sans effort". 
En France, l’obésité des adultes ne cesse de croître + 15% en 2012* contre seulement 6,1% en 1980. Dans le même temps, la chirurgie bariatrique connaît essor puisque le nombre d’interventions réalisées a triplé depuis 2006 pour atteindre plus de 50 000 interventions en 2015. La Sleeve gastrectomie et le By-Pass gastrique, deux techniques non-réversibles, représentent aujourd’hui 85% des actes opératoires. Cette explosion du nombre d’acte de chirurgie bariatrique s’explique par les bénéfices démontrés chez les patients atteints d’obésité sévère : amélioration spectaculaire de la qualité de vie et réduction significative des maladies chroniques associées comme le diabète ou l’apnée du sommeil. De plus, en France, ces interventions sont remboursées par la sécurité sociale, contrairement à la plupart de ses pays voisins.
Chirurgie bariatrique : des risques à ne pas sous estimer
Malgré des règles de bonne pratique émises par la Haute Autorité de la Santé (HAS), beaucoup d’interventions ne sont pas assez encadrées et peuvent exposer les patients à des problèmes nutritionnels parfois sévères et tardifs ainsi qu’à une reprise de poids

Pour prévenir ces échecs, les spécialistes lyonnais qui possèdent une grande expérience de cette chirurgie, de ses échecs et de la gestion des complications insistent sur l’importance de l’éducation thérapeutique. Ils ont développé un programme sur plusieurs mois. A cette transmission de connaissances s’ajoute un suivi pluridisciplinaire rapproché sur les deux premières années post-opératoires. Pour les équipes chirurgicales, la réussite du traitement est aussi liée à la qualité de l’accompagnement des patients physiquement et psychologiquement, en toute sécurité.
Ce soutien est effectué en aval par une information très complète et en amont par un suivi post-opératoire attentif et pluridisciplinaire (médecins, diététicienne, psychologues…) comme le stipule l’HAS. 
Le Centre Intégré de l’Obésité des Hospices Civils de Lyon est l’un des 5 centres français de référence pour l’obésité.

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