œsophage : traitement innovant contre la dysplasie sévère

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L’endo-brachy-œsophage (EBO), appelé aussi « œsophage de Barrett », désigne une affection de l’œsophage qui se traduit la plupart du temps par des lésions bénignes mais qui, dans les cas les plus sévères, peut évoluer vers un cancer, l’adénocarcinome de l’œsophage. L’utilisation de la radiofréquence peut en venir à bout avant qu’il ne soit trop tard. Au CHU de Toulouse la technique a été adoptée en novembre 2015. Quatre patients ont déjà eu accès à ce traitement qui a démontré son efficacité.

L’endo-brachy-oesophage (EBO), appelé aussi « oesophage de Barrett », désigne une affection de l’oesophage qui se traduit la plupart du temps par des lésions bénignes mais qui, dans les cas les plus sévères, peut évoluer vers un cancer, l’adénocarcinome de l’oesophage. L’utilisation de la radiofréquence peut en venir à bout avant qu’il ne soit trop tard. Au CHU de Toulouse la technique a été adoptée en novembre 2015. Quatre patients ont déjà eu accès à ce traitement qui a démontré son efficacité.
Comment se développe un endo-brachy-oesophage (EBO) ?
L’EBO est consécutif à un reflux-gastro-oesophagien (RGO) qui « transporte » des cellules de l’estomac (voire de l’intestin) vers l’oesophage pour en tapisser la muqueuse de la partie inférieure, à la jonction oeso-gastrique, et remonter le long de l’oesophage, « c’est ce que l’on appelle une métaplasie ». La gravité de l’EBO se mesure à l’envahissement des cellules qui se développent dans un environnement qui n’est pas le leur. Ainsi, on parle de dysplasie de bas grade ou de haut grade (dysplasie sévère) avant la dégénérescence vers un type de cancer appelé adénocarcinome.
La radiofréquence : un traitement d’avenir, une innovation au CHU de Toulouse
Si des traitements de l’EBO existent déjà (dissection endoscopique, laser, …), la radiofréquence est le nouveau traitement d’avenir. Elle est utilisée dans les cas de dysplasie de haut grade et consiste à introduire une sonde entourée de fils électriques, comme une dynamo, qui, au contact de l’oesophage, éradique les cellules « migrantes et mutantes ». On parle de thermoablation. La dose d’électricité délivrée est calculée automatiquement par l’appareillage en fonction du diamètre de l’oesophage. Cette technique connue dans le monde depuis 4 ans environ, a fait récemment son apparition en France, et notamment au CHU de Toulouse depuis novembre 2015. Il existe une vingtaine de ce type d’appareillage en France et un seul dans la nouvelle grande région Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées. Les résultats sont encourageants puisqu’on parle d’un taux de 85,7 % d’éradication de la dysplasie.
Le parcours patient bien balisé
Le traitement par radiofréquence se fait en deux séances avec un parcours bien codifié. Le patient est hospitalisé 2 jours pour bénéficier de la 1re séance. Il est hospitalisé à nouveau, deux mois et demi plus tard, pour la 2e séance. Il entre ensuite dans un parcours de soins avec surveillance à 3 mois, 6 mois, un an, et ensuite tous les deux ans.

Le premier patient à avoir bénéficié de ce traitement au CHU de Toulouse début novembre 2015, a été revu récemment pour une nouvelle séance. Au terme des deux mois et demi après la 1re séance, le résultat est très positif avec éradication quasi complète de l’EBO et de la dysplasie sévère. Depuis, trois autres patients ont reçu le traitement.
Les facteurs de risque et la prévalence de l’EBO
Age, tabac, alcool, obésité sont les principaux facteurs de risque qui peuvent induire un EBO avec des symptômes courants tels que brûlures d’estomac, reflux gastrique, difficulté à digérer … ou quelquefois sans symptôme. La prévalence de la maladie est de l’ordre de 5,6% de la population générale et le risque de dégénérescence vers un adénocarcinome est de l’ordre de 0,6% (1 000 nouveaux cas/an).
La détection de la maladie est réalisée par endoscopie digestive.

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