On a opéré dans l’espace… Pour la première fois au monde !

Auteur /Etablissement :
Mercredi 27 septembre 2006, le Professeur Dominique Martin, le Docteur Laurent de Coninck du CHU de Bordeaux et leur équipe ont réalisé une intervention chirurgicale en apesanteur sur un homme. Avec leur patient, ils ont pris place dans un avion capable de recréer les conditions de l'apesanteur pour un vol de 3 heures. Durant cette expérimentation, menée en collaboration avec le CNES et le Conseil Régional d'Aquitaine le chirurgien a pu enlever une tumeur graisseuse de l'avant bras de Monsieur Philippe Sanchot, 46 ans.

Mercredi 27 septembre 2006, le Professeur Dominique Martin, le Docteur Laurent de Coninck du CHU de Bordeaux et leur équipe ont réalisé une intervention chirurgicale en apesanteur sur un homme. Avec leur patient, ils ont pris place dans un avion capable de recréer les conditions de l’apesanteur pour un vol de 3 heures. Durant cette expérimentation, menée en collaboration avec le CNES et le Conseil Régional d’Aquitaine le chirurgien a pu enlever une tumeur graisseuse de l’avant bras de Monsieur Philippe Sanchot, 46 ans.

Ce projet, débuté en 2003, a permis de démontrer que des gestes chirurgicaux complexes (réparation sous microscope d’une artère de 0,5mm) étaient possibles en apesanteur. Cette deuxième phase en 2006 est en fait un essai de faisabilité visant à tester un module chirurgical mis au point par l’équipe. Dés lors de nouvelles perspectives peuvent être envisagées : réalisation d’opérations lors de vols spatiaux, développement de technologies utilisées dans des conditions terrestres extrêmes…

Ce projet de très haute technologie pourrait également servir de pilote dans le cadre de l’assistance chirurgicale au sein de la future base lunaire qui devrait être opérationnelle d’ici dix à quinze ans.

Les autres développements possibles

– Le contexte spatial constitue une plate-forme expérimentale idéale pour mettre en place des technologies élaborées comme un robot piloté du sol par satellite.

– La téléchirurgie satellitaire sera un passage obligé de la chirurgie de demain. Un spécialiste situé à Singapour pourra, un jour, participer à une opération qui se déroulera à New-York ou inversement. Le Pr. Martin et son équipe sont en relation avec la Direction Générale des armées pour faire évoluer ce projet conjointement avec l’Agence Spatiale Européenne et fabriquer des outils spécifiques avec la perspective de retombées industrielles

Une autre résultante de ce projet est la réalisation d’unités opératoires démontables construites sur la base du module embarqué dans l’avion 0G et qui pourraient être transportables sur des lieux de catastrophe. L’ANVAR et les ONG ont déjà été sensibilisés à la production d’un modèle qui ne serait plus soumis bien sûr aux contraintes spatiales mais trouverait son utilité en matière de chirurgie d’urgence sur des lieux de catastrophes. Ce travail est fait en parallèle avec la Société ASCENSUD qui sera chargée de son développement.

Partenaires du projet
Institutionnels
le C.H.U. de Bordeaux, promoteur, le C.N.E.S. (Centre National d’Etudes Spatiales), l’E.S.A. (l’Agence Spatiale Européenne), la Société NOVESPACE, filière du C.N.E.S. et exploitant l’avion OG, le Conseil régional d’Aquitaine.
Sponsors Société Ethicon : premier groupe mondial de fabrication de fil chirurgical et le laboratoire Michel GOURDY.

À lire également

Les Hospices Civils de Lyon se dotent d’un entrepôt de données de santé

Comme d’autres grands hôpitaux, le CHU lyonnais a annoncé rentrer dans une nouvelle ère en se dotant d’un entrepôt de données de santé. Ce dernier doit, entre autres, favoriser le permettre le développement d’études multicentriques, l’accélération de la recherche et de l’innovation, et le renforcement de la qualité des soins.

Martinique : une maison d’accueil pour les enfants hospitalisés de la Caraïbe

L’association ESA Caraïbes a présenté le 28 mars dernier son projet de « Maison d’Accueil Hospitalière Enfants de la Caraïbe – Dr. Serge Châlons » qui vise à accueillir les enfants et adolescents hospitalisés à la Maison de la Femme de la Mère et de l’Enfant du CHUM en amont et en aval de leur séjour, ainsi que leurs familles, pour de courte ou longue durée.