Pédopsychiatrie : l’art comme support de dialogue

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Le 23 juin dernier, le CHU de Besançon a accueilli l’exposition “Empreintes.” Réalisées par des adolescents du service de pédopsychiatrie, plusieurs œuvres ont ainsi vu le jour dans le cadre d’ateliers d’art-thérapie financés par l'association Du vent dans les ailes, pour sensibiliser au bien-être des enfants et adolescents souffrant de troubles psychiques.

Donner libre court à l’expression de soi. De janvier à avril 2023, le CHU de Besançon a offert à huit adolescents du service de pédopsychiatrie, la possibilité de suivre onze séances d’art-thérapie à l’extérieur de l’hôpital. Équipés du matériel nécessaire et d’une multitude de supports (gravures, moulages, impressions etc.), ces artistes en herbe ont pu s’exprimer de manière détournée, utilisant la distance pour extérioriser une émotion, un ressenti. A travers la création, c’est tout un processus psychique qui s’enclenche et fait appel à d’autres circuits que ceux du langage verbal. Des maux aux mots, cette médiation artistique fait émerger sous forme d’illustrations, un dialogue entre le patient et le thérapeute. 

Exposition "Empreintes", hall de l'hôpital Jean-Minjoz. Crédit photo : CHU de Besançon

Prendre de la distance pour mieux appréhender l’autre

Les bénéfices de cette thérapie sont visiblement nombreux. Si la création artistique est un levier permettant d’envisager un parcours thérapeutique différent mais efficace, il n’en reste pas moins que l’éprouver hors de l’hôpital vient compléter ce processus. La neutralité du lieu de création facilite les échanges entre les participants et instaure un nouveau rapport à l’autre, plus serein. Ainsi, la distance mise avec le CHU et les codes d’une consultation psychiatrique conventionnelle permettent à l’adolescent de construire un nouveau lien à l’autre, qu’il s’agisse de patients concernés ou d’accompagnateurs et art-thérapeutes. 

Pour compléter cette liste de bienfaits, le CHU de Besançon a décidé de valoriser jusqu’au 7  juillet les œuvres produites en les exposant aux regards des curieux dans le hall de l’hôpital Jean-Minjoz, permettant ainsi de donner du sens à la démarche. L’occasion aussi pour les proches de découvrir le résultat de ce travail. 

 

La rédaction avec le CHU de Besançon 

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