Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

Pose de la première pierre du Nouvel Hôpital Civil

Le Nouvel Hôpital Civil : le chantier a démarré La secrétaire d'Etat à la Santé et aux Handicapés, Madame Dominique Gillot, a posé lundi 5 février 2001 la première pierre du Nouvel Hôpital Civil, en présence de Madame le Maire de Strasbourg.

La pose d’une première pierre est un élément symbolique pour la construction d’un édifice. L’hôpital civil étant chargé d’histoire, les traces de ces rites sont bien connues.

Ainsi, le 6 novembre 1716, le bâtiment du grand hôpital de Strasbourg, construit en 1398, a été détruit par un incendie. Dès le printemps suivant, l’architecte Mollinger présente des plans et un devis pour un nouvel hôpital. Peu après, le 2 mai 1718 la première pierre a été solennellement posée à l’angle gauche du portail du milieu du bâtiment. Dans chaque coin on plaça quatre fioles de vin des années 1472, 1519, 1525 ; la dernière fiole contenant du vin de Dambach de 1717. De plus, un parchemin relatant les circonstances de la reconstruction, ainsi que des pièces de monnaies en cours y ont également été déposés.

La première pierre, continuons l’histoire

Pour le nouvel hôpital civil, la tradition a été perpétuée. La pierre tout d’abord est une pierre d’angle issue des anciennes fortifications Vauban. Préparée par un tailleur de pierre. Seront déposés à l’intérieur de l’imposant vestige :
– Une fiole de vin de la cuvée de 1472, le vin le plus vieux du monde conservé en tonneau dans la cave des Hospices de Strasbourg.
– Une fiole de vin de Gewurztraminer, millésime 2000, récolté le 1er janvier 2001 à Dambach issu de la cave des Hospices de Strasbourg.
– Les pièces de monnaie courantes frappées du millésime 2001.
– Un stéthoscope symbole de l’activité médicale.

Cette première pierre sera ensuite exposée dans le hall du NHC et accompagnée d’une exposition permanente sur l’évolution de la médecine pratiquée à l’hôpital de Strasbourg à travers le temps.La pose de la première pierre a été effectuée sur le site même du chantier.

Le chantier a débuté

Depuis fin décembre les travaux ont débuté sur le chantier du NHC. La première phase du chantier consiste à réaliser les fondations spéciales qui constitueront l’assise du bâtiment. Cette phase est essentielle car le sous-sol du futur hôpital se trouvera au-dessous du niveau de la nappe phréatique. L’étanchéité doit donc être assurée.

La semaine dernière, la première grue est arrivée sur le chantier, elle permettra de creuser l’emprise des murs de fondations.

Fruit d’une importante concertation avec les services de soins (plus de 350 réunions), la construction du NHC permettra d’accueillir 712 lits et places. Ce nouvel hôpital est en fait composé de 2 bâtiments de 16 m de longueur reliés entre eux.
L’un des bâtiments accueillera les disciplines de pneumologie, cardiologie, chirurgie cardio-vasculaire et thoracique soit 321 lits et places.
L’autre bâtiment abritera la médecine interne, l’hépato-gastro-entérologie, la néphrologie, la réanimation médicale, la chirurgie digestive, l’urologie, l’ophtalmologie, la dialyse et les urgences, soit 391 lits et places.

Doté d’un plateau technique centralisé, ce bâtiment est d’une surface totale de 85 000 m² qui se répartit sur 5 étages.

Ainsi, les patients bénéficieront d’un niveau de confort sans comparaison avec les chambres des anciennes cliniques de l’hôpital civil. Le nouvel hôpital comprendra 60 % de chambres individuelles et 40 % de chambres à deux lits.

Les conditions de travail du personnel seront également améliorées par la réalisation de postes de travail ergonomiques, informatisation des services, ?

Parallèlement à la réalisation du NHC, un pôle logistique accueillant notamment une partie des services techniques, la pharmacie, une cuisine centrale sera construite.

Son emplacement est désormais défini sur le site de l’ancienne usine Strafor à Hautepierre sur un terrain qui sera mis à disposition de l’hôpital par la communauté urbaine de Strasbourg.Ce pôle logistique devra être opérationnel en même temps que l’ouverture du NHC car il approvisionnera quotidiennement le NHC.

Par ailleurs, les autres sites ne seront pas mis à l’écart, puisque la construction du NHC s’inscrit dans le cadre du projet global de restructuration des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg.

Les rénovations et aménagements se poursuivront sur les autres hôpitaux pendant le chantier du NHC.La restructuration de l’hôpital de Hautepierre déjà commencée dans la partie mère-enfant se poursuivra coté adulte à l’issue du chantier.

Les chiffres du Nouvel Hôpital Civil

– 2 bâtiments de 16 m de long reliés entre eux
– 85 000 m² de surface
– 712 lits et places
– 1,2 milliards de francs environ de travaux
– 36 mois de chantier
– jusqu’à 700 personnes travailleront sur le chantier

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

A Reims, des Logisti-soins libèrent du temps aux soignants

A l’écoute de ses soignants, le CHU de Reims mise sur le déploiement d’un nouveau métier au cœur de son Nouvel Hôpital : le logisti-soins. Gestionnaire des activités de restauration, des consommables et de la maintenance du matériel biomédical, celui-ci vise une amélioration nette de la répartition du travail. Entièrement adoptée par les équipes soignantes, cette réorganisation optimise le soin et dégage ainsi un temps indispensable tant aux soignants qu’aux patients.

L’APHM élabore un kit d’urgence pour les missions spatiales 

Le service de Radiologie Interventionnelle de l’Hôpital de la Timone (AP-HM) s’implique dans le partenariat entre le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES), l’Institut de Médecine et Physiologie Spatiale (MEDES) et la Société Française de Radiologie (SFR). Afin d’améliorer la sécurité des astronautes lors des missions spatiales, douze équipes de radiologues ont travaillé sur la conception d’un kit médical d’urgence prenant en charge plus d’une dizaine de pathologies différentes.

A Nantes, un vers marin contribue à sauver un grand brûlé

L’été dernier, le CHU de Nantes a accueilli un patient brûlé sur 85% de son corps. Face à un pronostic vital engagé et à une absence d’alternative, les médecins ont alors demandé l’accord de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) pour utiliser un pansement oxygénant à base de ver marin (Arenicola Marina) et tenter de le sauver. Si ce produit est encore en phase expérimentale, les résultats semblent prometteurs. Nous avons interrogé le Pr Pierre Perrot, Chef de service du Centre des brûlés du CHU de Nantes, sur cette première.