Première double greffe de mains… 5 ans après

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Le 13 janvier 2005, cinq ans jour pour jour après sa double greffe de mains, Denis Chatelier ne regrette rien. Au contraire, le pari qu'il s'est lancé avec le Professeur Dubernard et l'équipe de transplantation de l'hôpital Edouard Herriot, en association avec l'établissement français des greffes et la coordination hospitalière de transplantation, est une réussite.

Le 13 janvier 2005, cinq ans jour pour jour après sa double greffe de mains, Denis Chatelier ne regrette rien. Au contraire, le pari qu’il s’est lancé avec le Professeur Dubernard et l’équipe de transplantation de l’hôpital Edouard Herriot, en association avec l’établissement français des greffes et la coordination hospitalière de transplantation, est une réussite.

Amputé suite à l’explosion d’une fusée artisanale, Denis Chatelier est le premier patient au monde à vivre avec les mains d’un autre. Transplanté le 13 janvier 2000 à partir de greffons prélevés chez un donneur multiorganes, Denis Chatelier a connu deux épisodes de rejet cutané au 53è et 82è jour. Mais le traitement mis en place a été efficace entraînant la disparition des lésions en 13 et 8 jours.
Et si au bout du 12ème mois les examens ont mis en évidence un retour progressif de la sensibilité, l’acceptation de ces organes a été plus longue et difficile. Evoquant d’abord celles-ci comme « les mains », il a fallu un long travail à Denis Chatelier pour les apprivoiser et les évoquer aujourd’hui comme « ses mains ». Mais Denis, comme il se décrit lui-même est « un battant, un marathonien ».

A l’aspect humain s’ajoute une véritable réussite médicale. Cette opération apporte de nombreux enseignements tant en immunologie de transplantation, qu’en neurosciences ou en psychologie. Mais surtout, elle permet d’ouvrir une nouvelle ère dans l’histoire de la transplantation : celle des greffes composites de tissus. En effet, aujourd’hui, commencent à se développer des greffes de larynx, de genoux et bientôt des parties du corps associant plusieurs tissus. «Des greffes de parties de la face peuvent être envisagées pour des indications bien précises, mais les risques de rejet sont énormes » explique Jean Michel Dubernard.

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