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#presidentielle2017 #Santé : #Hamon vs #Valls

Quelles différences, quels points communs entre les deux candidats en lice pour représenter la Belle Alliance de la gauche aux présidentielles ? Passant au crible leurs programmes et leurs déclarations dans les médias, Réseau CHU revient sur leurs propositions et leur vision de la santé.
Quelles différences, quels points communs entre les deux candidats en lice pour représenter la Belle Alliance de la gauche aux présidentielles Passant au crible leurs programmes et leurs déclarations dans les médias, Réseau CHU revient sur leurs propositions et leur vision de la santé.
Benoît Hamon avec 36% des voix, Manuel Valls avec 31% : le scrutin du dimanche 21 janvier a désigné les deux vainqueurs du premier tour de la primaire de la gauche. L’ancien ministre de l’Education nationale et l’ex premier ministre ont une semaine pour convaincre avant le second tour qui les départagera le 29 janvier. Check-up thématique de leurs programmes.
Accès aux soins et remboursement
Benoît Hamon veut "remettre l’assurance maladie au cœur du financement de certains soins aujourd’hui négligés, notamment les soins dentaires" et préconise de "sécuriser les financements de la sécurité sociale", en mettant fin aux politiques d’allégements de cotisations sociales qui ne sont jamais intégralement compensés par l’Etat.
Manuel Vall entend améliorer l’accès aux soins en remboursant un "ensemble de soins de ville" à 100%, c’est-à-dire sans ticket modérateur. Il s’agit "de renforcer et faciliter l’accès aux soins primaires, d’accompagner plus encore le virage ambulatoire et de limiter au maximum l’hôpital aux cas les plus complexes", explique-t-il dans son programme.
L’ancien premier ministre veut aussi en finir avec les dépassements d’honoraires en secteur 2 conventionné, en proposant une "convergence tarifaire progressive vers un tarif unique et opposable".
Déserts médicaux
Benoît Hamon propose la création d’une Mission nationale d’accès aux soins (Minas) pour faciliter l’installation des médecins dans les zones en demande. Il évoque aussi sur son site, son intention de "retirer le conventionnement aux médecins qui s’installent en zone surdotée".
Il recommande d’augmenter l’exercice collectif au sein des maisons de soins pluridisciplinaires et des centres de santé, et de créer un statut de "médecin généraliste ville-hôpital" attaché à un CH ou à un GHT à un hôpital ou un groupement hospitalier de territoire (GHT), soit par une convention, soit par un contrat de travail.
Manuel Valls promet lui aussi de "poursuivre et d’intensifier la lutte contre les déserts médicaux". Il indique vouloir mettre en place "un grand plan de la médecine de proximité, avec les soignants et les patients" et former "plus de médecins". Il envisage de supprimer le numerus clausus des études médicales.
"Il faut d’abord préserver nos hôpitaux publics qui font face à une demande de plus en plus importante dans les territoires où la médecine libérale est de moins en moins présente. Il faut poursuivre l’implantation de maisons de santé médicalisées dans les territoires urbains, périurbains, dans les villes moyennes", a-t-il déclaré au Parisien.fr.
Prévention
Benoît Hamon veut "promouvoir la santé durable" grâce à l’activité physique, notamment via le remboursement des activités sportives pour prévenir les maladies chroniques. Dans le cadre de la lutte antitabac, il préconise "un renforcement des contrôles de l’interdiction de vente aux mineurs des cigarettes", et appelle à une "généralisation de la vappe".
Manuel Valls s’engage, lui, à doubler le budget de la prévention santé, précisant qu’il s’agit d’une source d’économies "à long terme"
Environnement et santé
Benoît Hamon a rappelé dans son discours à l’issue du premier tour des primaires, sa volonté de "garantir un environnement plus sain" à travers notamment l’interdiction des pesticides dangereux, la lutte contre les perturbateurs endocriniens, la programmation de la fin du diesel…
Manuel Valls compte, pour sa part, faire de la santé environnementale une grande cause nationale et "déployer les moyens nécessaires à une grande politique de santé publique".
Médicaments
Benoît Hamon souhaite moderniser, simplifier et "améliorer la transparence de l’évaluation et la fixation du prix des médicaments". Il entend aussi recourir à des licences d’office pour faire baisser le coût des médicaments innovants.
Manuel Valls a, quant à lui, déclaré sur le site Pourquoi Docteur ?: "Je ne laisserai pas des laboratoires pharmaceutiques prendre les patients et l’assurance maladie en otage par leurs pratiques tarifaires excessives. Nous avons montré avec les médicaments de l’hépatite C qu’il est possible de maîtriser le coût des traitements, même si cela suppose d’âpres négociations"
Hôpital
Benoît Hamon s’engage à "soutenir les hôpitaux en danger", à améliorer les conditions de travail et diminuer la souffrance au travail des personnels. Il promet de revaloriser les rémunérations peu attractives et de revoir l’organisation du temps de travail pour lutter contre les heures supplémentaires non rémunérées.
Manuel Valls propose de "faire de la qualité de vie au travail un des chantiers prioritaires de l’hôpital public" et de "porter encore plus loin l’évolution des métiers et des modes de rémunération pour répondre aux aspirations des professionnels"
Il estime que tout fonctionnaire allant dans le privé devra démissionner au bout de cinq ans. Il propose par ailleurs une facilitation de l’entrée dans la fonction publique des personnes ayant de l’expérience dans le privé. Il plaide pour généraliser la notation des services publics par les usagers.
Euthanasie
Benoît Hamon se positionne dans son programme en faveur d’un "droit de mourir dans la dignité". Il appelle de ses vœux "une évolution de notre droit pour une véritable aide médicale à mourir pour toutes les personnes atteintes d’une maladie incurable, au moment où elles le souhaitent, et non plus seulement lorsque le pronostic vital est engagé à court terme"
Manuel Valls résume, lui, ainsi sa position sur le Parisien.fr: "nous pouvons aller plus loin sur le droit à mourir dans la dignité. Mais il faut avancer par étapes, rechercher le consensus. Un rendez-vous très important est attendu en 2018, c’est la révision des lois de bioéthiques".
Bioéthique
Benoît Hamon est favorable à l’assistance médicale à la procréation (AMP) pour les couples de femmes. Sur la contraception et l’avortement, il souhaite aussi rouvrir des centres d’accueil du Planning familial dans toute la France pour donner à chaque femme le droit effectif de s’informer et de disposer de son corps.
Il projette par ailleurs de créer "une commission permanente sur les enjeux éthiques et sociaux liés aux avancées scientifiques et à la révolution numérique".
Manuel Valls souhaite, quant à lui, "prendre le temps de la réflexion"concernant le recours à l’AMP pour les couples homosexuels. Il insiste aussi sur le fait que le droit à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) doit "plus que jamais être protégé".
Les candidats sont, du reste, tous deux opposés à la gestation pour autrui (GPA).
Cannabis
Benoît Hamon est pour légaliser et encadrer sa distribution. Manuel Valls est lui opposé à toute légalisation ou dépénalisation du cannabis.
Betty Mamane
Sources : 

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