En France, 28 800 personnes sont infectées par le VIH sans le savoir. Et pourtant, la mise systématique sous traitement des personnes infectées protège les autres*. Pour promouvoir "les stratégies thérapeutiques de prévention" l’étude Ipergay est lancée au niveau international. Le CHU de Nice fait partie des 5 sites retenus en France pour conduire cette recherche déjà initiée à Montréal et bientôt Berlin. L’un des grands enjeux est le recrutement de volontaires.
Les personnes intéressées sont invitées à se rendre aux consultations nocturnes organisées par le CHU de Nice. Elles seront accueillies par l’équipe de recherche niçoise, avec le soutien de deux accompagnateurs de l’association Aides.
Ipergay, une étude très attendue par la communauté scientifique internationale
En plus des moyens de prévention « traditionnels », en tête desquels le port de préservatif, l’Agence Nationale de Recherche sur le Sida (ANRS) recherche de nouvelles stratégies, parmi lesquelles les traitements pré expositions, thème de l’essai Ipergay. Cette recherche pourrait conduire à la mise au point d’un moyen additionnel de prévention pour les groupes à risque. L’enjeu : encadrer leurs « expositions » par une offre globale de prévention qui associerait tous les moyens classiques à un traitement (contre placebo).
Ipergay s’adresse aux homo et bisexuels qui prennent régulièrement des risques.
Cette recherche bénéficie de l’appui de nombreux acteurs communautaires comme le comité de coordination de la lutte contre l’infection par le VIH (COREVIH), le centre régional d’information et de prévention du sida (CRIPS)… qui se mobilisent pour étendre les tests de dépistage rapides et recruter des volontaires pour l’essai Ipergay.
Les consultations IPERGAY à Nice ont lieu le mercredi entre 18h30 et 21h30 à l’hôpital Archet 1. Pour les renseignements et prises de contacts des futurs volontaires, appeler : Thomas Cepitelli (thomas@ipergay.fr 06.19.66.32.28) et (vincent@ipergay.fr 06.27.82.16.01)
*Le traitement comme prévention (Tasp) est fondé sur le constat qu’une personne séropositive, sous traitement efficace avec une charge virale indétectable depuis plus de 6 mois, sans aucune IST (Infection sexuellement transmissible), présente un risque très faible de transmission du virus VIH.

Endométriose : les 3 CHU du Grand Est au cœur d’un nouveau dispositif régional
Pathologie chronique encore insuffisamment diagnostiquée, l’endométriose touche près de 10 % des femmes en France, soit entre 1,5 et 2,5 millions de patientes. Elle se manifeste par des douleurs parfois invalidantes, peut impacter la fertilité et reste marquée par un délai de diagnostic moyen estimé à sept ans. Face à cet enjeu majeur de santé publique, le ministère de la Santé a lancé en 2022 une stratégie nationale visant à structurer la prise en charge, renforcer la recherche et réduire les délais diagnostiques. C’est dans ce cadre que s’inscrit la création du dispositif régional EndoGrandEst, porté par les CHU de Strasbourg, Nancy et Reims.



