Projet « MODIC » : Nouvelle méthode de dépistage des cancers

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Une équipe du CHU de Nancy a officiellement présenté son projet innovant de lutte contre le cancer en janvier 2008. Le projet «Modic» (Molecular Diagnostic and Imaging Cancer) vise à mettre au point une méthode de dépistage précoce de certains cancers combinant tests sanguins et imagerie médicale.

Une équipe du CHU de Nancy a officiellement présenté son projet innovant de lutte contre le cancer en janvier 2008. Le projet « Modic » (Molecular Diagnostic and Imaging Cancer) vise à mettre au point une méthode de dépistage précoce de certains cancers combinant tests sanguins et imagerie médicale.

Des tests ont été menés sur 46 personnes par l’équipe placée sous la responsabilité du professeur Gilles Karcher, chef de service de médecine nucléaire au CHU de Nancy. « Ces études préliminaires se sont révélées très prometteuses sur plusieurs types de cancer, en particulier les cancers du poumon et du colon » indique le Pr Karcher.

« Modic » est porté par un groupement d’intérêt économique (GIE) associant la société de biotechnologie Genclis, le CHU de Nancy et l’université Henri Poincaré. Le projet s’inscrit dans la continuité d’une découverte récente effectuée par Genclis. L’étude, portant sur la transcription, a démontré une concentration supérieure d’anticorps chez les patients atteint d’un cancer.

La transcription est la copie d’une molécule d’ADN (Acide Désoxyribo Nucléique) en une molécule d’ARN (Acide Ribo Nucléique). Jusqu’à présent, on pensait que la transcription créait une copie exacte de l’ADN. L’étude effectuée par Genclis montre que ce n’est pas toujours le cas. Chez les cellules cancéreuses, la transcription est infidèle. Cette infidélité entraîne la production de cellules anormales qui stimulent la production d’anticorps.

La fondation InNaBioSanté a décidé de financer le projet « Modic » à hauteur d’un million d’euros. Au-delà de la reconnaissance qu’implique une présentation du projet devant les responsables politiques, les sommes allouées à la recherche vont permettre de passer à une validation clinique qui sera menée sur 10 000 patients.

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