Recherche sur le tissu osseux et lutte contre l’ostéoporose

Auteur /Etablissement :
La faculté de médecine de Saint-Etienne abrite depuis quelques années le laboratoire de biologie du tissu osseux. Labellisé Inserm, ce laboratoire bénéficie d'une reconnaissance nationale et même internationale, notamment dans l'étude de la densité osseuse des astronautes. Première étude dans le monde, elle avait fait l'objet d'une publication dans The Lancet. Le Pr Christian Alexandre, rhumatologue au CHU de Saint-Etienne, présente l'activité de son laboratoire.

La faculté de médecine de Saint-Etienne abrite depuis quelques années le laboratoire de biologie du tissu osseux. Labellisé Inserm, ce laboratoire bénéficie d’une reconnaissance nationale et même internationale, notamment dans l’étude de la densité osseuse des astronautes. Première étude dans le monde, elle avait fait l’objet d’une publication dans The Lancet. Le Pr Christian Alexandre, rhumatologue au CHU de Saint-Etienne, présente l’activité de son laboratoire.

L’activité du laboratoire de biologie du tissu osseux est orientée vers quatre axes de recherche fondamentale qui sont :
– La mesure à l’échelon tissulaire, cellulaire et moléculaire de la réponse du tissu osseux à l’activité physique. Il s’agit d’un thème tout à fait original en France dont l’intérêt médical réside dans la prévention de la perte osseuse avec l’âge ou ostéoporose.
– La biologie cellulaire et moléculaire vise plus particulièrement à relier la forme et l’activité des cellules.
– La relation du tissu osseux avec la vascularisation et les hormones comme la leptine et les oestrogènes représente un axe est plus environnemental.
– La génétique ; les individus ne sont pas égaux devant l’activité physique.

Le Pr Christian Alexandre s’investit dans la recherche clinique ce qui représente 25% de l’activité du laboratoire.
Au programme : des études épidémiologiques sur différents types de population (par exemple des enfants pratiquant le football) ou l’expérimentation de médicaments dans le traitement de la polyarthrite.
Recherche fondamentale et recherche clinique sont donc associées dans la lutte contre l’ostéoporose. En outre, l’équipe Inserm travaille actuellement sur l’architecture de l’os en étudiant les conséquences de l’apesanteur sur le système osseux des astronautes. Elle est également associée à un projet européen portant sur la fracture du col du fémur. »

En apprenant le crash de la navette Columbia, les ligériens ont découvert qu’elle transportait également des cellules osseuses indispensables aux recherches effectuées dans le laboratoire du tissu osseux. « Ces pertes concernent plus particulièrement les travaux d’Alain Guignandon à qui il manquera malheureusement quelques résultats pour effectuer une publication très attendue. Il est certain que cela est dommageable mais ce n’est rien comparé aux pertes humaines subies. » explique le Pr Christian Alexandre.

Définition de l’ostéoporose
« Il ne s’agit pas véritablement d’une maladie mais d’une fragilité physiologique de l’os qui entraîne des fractures spontanées. L’atrophie débute après l’enfance mais c’est essentiellement une maladie féminine qui se manifeste après la ménopause en raison de l’absence d’oestrogènes. C’est une maladie silencieuse, sans douleur jusqu’à la fracture, et bien souvent non traitée. C’est aussi une maladie au coût élevé (1 milliard d’euros par an) et une maladie grave (30 % des femmes ayant eu une fracture du col du fémur meurent et 30 % restent invalides). Du fait de l’allongement de l’espérance de vie (un enfant sur deux qui naît aujourd’hui sera centenaire), il est devenu indispensable d’agir très tôt. Aussi, dès son plus jeune âge et tout au long de sa vie, tout individu doit avoir une alimentation équilibrée et une activité physique régulière conseille le Pr Christian Alexandre. Un dépistage est proposé aux femmes à risques à la ménopause grâce à la densitométrie osseuse qui sera bientôt remboursée ».
D’après un article d’Isabelle Zedda

À lire également

Déficit des CHU, le grand paradoxe

Dans un communiqué datant du 3 juillet dernier, les trois conférences CHU ont publié les résultats budgétaires 2025. Avec un niveau de déficit quatre fois plus important qu’en 2021 malgré une activité record, les CHU appellent à un redressement des tarifs de séjours.

Les CHU de Montpellier, Toulouse et Bordeaux lancent un centre d’excellence en cancérologie pédiatrique

Chaque année en France, plus de 2 200 enfants et adolescents sont diagnostiqués d’un cancer. Si les taux de survie dépassent aujourd’hui 80 %, les rechutes et les séquelles à long terme restent un défi majeur pour la recherche médicale. Dans ce contexte, les CHU de Montpellier, Toulouse et Bordeaux, aux côtés de l’Oncopole Claudius Regaud et de leurs partenaires, lancent CIRCLE, un centre de recherche d’excellence dédié aux cancers pédiatriques.

Le CHU de Poitiers s’équipe du Biograph Vision Quadra, une innovation majeure en imagerie médicale

Le CHU de Poitiers et Siemens Healthineers France ont signé le 25 juin une convention historique pour l’acquisition du Biograph Vision Quadra, TEP/TDM de dernière génération. Cet équipement sera fonctionnel début 2027 au sein de l’extension du pôle régional de cancérologie du CHU, marquant une étape clé dans l’excellence clinique et scientifique de l’établissement. Ce projet représente un investissement de 9,5 millions d’euros pour l’acquisition et l’installation de l’équipement au cœur même du pôle régional de cancérologie.

Don d’organes : opération sensibilisation au CHU de Nîmes 

À l’occasion de la Journée nationale du don d’organes, le CHU de Nîmes, centre reconnu pour les prélèvements d’organes et de tissus, poursuit son engagement en faveur de cet enjeu majeur de santé publique. Comme dans d’autres grands établissements hospitaliers, les équipes de la Coordination Hospitalière des Prélèvements d’Organes et de Tissus (CHPOT) se sont mobilisées pour informer, sensibiliser et rappeler l’importance d’un geste solidaire qui permet chaque année de sauver des milliers de vies.