Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

Réimplantation réussie des deux bras : Grenoble signe une 1ère française

Une jeune femme dont les deux bras ont été sectionnés par un train en gare de Chambéry a été opérée au CHU de Grenoble Alpes (CHUGA) deux heures après l’accident. Il s'agit de la première réimplantation réussie simultanée des bras en France.
Une jeune femme dont les deux bras ont été sectionnés par un train en gare de Chambéry a été opérée au CHU de Grenoble Alpes (CHUGA) deux heures après l’accident. Il s’agit de la 1ère réimplantation réussie simultanée des bras en France.
Le 14 août à 15 heures 30, une jeune femme de 30 ans a été victime d’un accident sur le quai de la gare de Chambéry entraînant une amputation de ses deux bras. Prise en charge très rapidement par les secours, la patiente a été transférée par le SMUR vers le CHUGA. Les deux membres supérieurs amputés ont été transportés dans un conditionnement parfait.
Grâce à la synchronisation du SAMU et du service chirurgie de la main dirigée par le Dr Denis Corcella, la patiente a pu être admise au bloc opératoire dès 17 heures, moins de deux heures après l’accident. L’intervention chirurgicale, très rare et très délicate, s’est déroulée en double équipe. Elle a débuté à 17 h 20 et s’est terminée avec succès à 21 h 30, soit environ 4 heures d’intervention.
La rapidité d’intervention des secours et la dextérité de l’équipe médicale ont permis de réimplanter les deux membres sectionnés, et de donner à la patiente le maximum de chance de récupération, un délai trop important entre le traumatisme et la réimplantation pouvant entraîner des lésions irréversibles.
Toutefois la récupération fonctionnelle de ses deux bras sera longue et prendra plusieurs mois, après une rééducation spécialisée.
Cette prouesse chirurgicale a été rendue possible grâce à la parfaite coordination entre le SAMU qui a organisé le transfert au CHUGA et l’équipe médicale du service de chirurgie de la main qui a réalisé l’intervention dans un délai très rapide.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Le rôle d’un centre antipoison : tout ce qu’il faut savoir 

Dans le cadre de notre série de reportages au CHU d’Angers, nous avons rencontré le responsable du Centre Antipoison et Toxicovigilance du Grand Ouest, le Pr Alexis Descatha. Intoxications, serpents exotiques, veille national champignons… ce dernier a accepté de nous parler des différentes missions de son service.

HAVISAINES : Le CHU d’Angers vise la bonne santé de ses agents

Depuis l’an dernier, le CHU d’Angers déploie HAVISAINES, un dispositif de promotion de la santé à destination de ses professionnels. Au micro de CHU Média, le Pr Alexis Descatha, médecin porteur du programme, revient notamment sur les quatre piliers sur lesquels ce dispositif repose : sport, alimentation, alcool, tabac.

Violences : fin de l’omerta à l’hôpital

La semaine dernière, la Conférence des Doyens de facultés de médecine a publié un communiqué de presse co-signé avec l’Assistance Publique Hôpitaux de Paris (APHP), annonçant un engagement commun dans la lutte contre les violences au travail. Une déclaration qui fait suite aux récentes accusations de violences morales et sexuelles de Karine Lacombe à l’encontre du médecin urgentiste Patrick Pelloux.

L’ICI, nouveau temple de la cancérologie

Le CHU de Brest vient d’inaugurer son nouvel Institut de Cancérologie et d’Imagerie, surnommé ICI. Ce centre, promesse d’un hôpital centré sur l’humain et doté d’une technologie de pointe, est amené à devenir l’un des fers de lance européens dans le traitement du cancer, avec une capacité de 50 000 patients par an.

Dossier : La maladie de Parkinson 

Décrite pour la première fois dans An Essay on the Shaking Palsy (1817) par James Parkinson, un médecin anglais, la maladie de Parkinson, mentionnée souvent en abrégé « Parkinson », est une maladie neurodégénérative irréversible d’évolution lente. La maladie s’installe ainsi au cours d’une longue phase asymptomatique de plusieurs années. Les premiers symptômes ne se font en effet ressentir que lorsque 50 à 70% des neurones dopaminergiques du cerveau sont détruits. Ils se déclarent essentiellement progressivement sous la forme d’un tremblement de repos, d’un ralentissement des mouvements et d’une raideur musculaire. Néanmoins, de nombreux troubles moteurs et non moteurs peuvent s’ajouter à la liste, devenant de réels handicaps dans le quotidien de ceux qui la subissent.