Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

Reims : le CHU de demain en phase réalisation

Le projet de reconstruction du site principal du CHU de Reims prend forme. En désignant l’équipe d’architecture et d’ingénierie, le jury a franchi une étape clé du programme immobilier d’envergure qui prévoit l’édification de deux nouveaux bâtiments, reliés au site actuel des urgences. Le premier, d’une capacité de 472 lits et places, abritera par l’ensemble des composantes du plateau technique...
Le projet de reconstruction du site principal du CHU de Reims prend forme.  En désignant l’équipe d’architecture et d’ingénierie, le jury a franchi une étape clé du programme immobilier d’envergure qui prévoit l’édification de deux nouveaux bâtiments, reliés au site actuel des urgences. Le premier, d’une capacité de 472 lits et places, abritera par l’ensemble des composantes du plateau technique : bloc opératoire, imagerie et cardiologie interventionnelles, imagerie, réanimation et surveillance continue ainsi que les consultations et explorations fonctionnelles des disciplines implantées dans le nouveau bâtiment. Le second permettra l’implantation de 334 lits et places. La mise en service de ces nouveaux bâtiments est prévue en 2021 pour la première tranche, en 2025 pour la seconde. Le coût total de cet investissement majeur sur le territoire champardennais est estimé à 383 M€
Le choix des architectes 
Le 6 janvier 2017, le CHU a désigné l’équipe d’architecture et d’ingénierie en vue de la réalisation de la première phase du nouvel Hôpital de Reims. Il s’agit du projet réalisé par le cabinet d’architecture Groupe 6 avec le bureau d’études EGIS Ingénierie, et Richez et Associés Paysage, conformément à l’avis exprimé par le jury ayant procédé à la sélection. 
« Moderne et ouvert, le CHU de demain se veut plus que jamais au service du patient, tout en s’adaptant aux besoins des professionnels qui le font vivre au quotidien. L’un des enjeux forts est en effet de développer l’attractivité de notre hôpital auprès des jeunes professionnels, notamment des médecins, grâce à une offre hospitalo-universitaire de pointe répondant à leurs attentes. » souligne, Dominique de Wilde, Directrice Générale du CHU de Reims. 
 « Ce nouveau Centre Hospitalier Universitaire est la concrétisation de plusieurs années d’investissements et de mobilisations de nombreux acteurs que je tiens ici à remercier. Au service des patients mais également des membres du corps médical de demain, ce nouveau CHU est un outil indispensable pour l’ensemble de notre territoire. Je me réjouis de l’avoir accompagné et de le voir passer en phase active de réalisation ». se félicite Arnaud Robinet, Président du Conseil de Surveillance du CHU, membre du jury.
Les prochaines étapes 
Dès le mois de mars 2017, l’équipe de maitrise d’ouvrage du CHU en lien avec l’équipe lauréate de maîtrise d’œuvre, engagera la conception de l’opération, avec l’ensemble des professionnels de l’établissement concernés par cette première phase. Cette étape sera suivie de l’appel d’offres des marchés de travaux, ces derniers devant être engagés dès janvier 2019 pour une réception de l’opération prévue en décembre 2021. 
Efficience, renforcement de la qualité et confort hôtelier : les maîtres mots du projet rémois
Efficience et renforcement de la qualité par le regroupement d’activités historiquement réparties entre les Hôpitaux Robert Debré et Maison Blanche, et l’adaptation de l’architecture aux nouvelles pratiques de soins,
Amélioration du confort hôtelier par une augmentation significative de sa capacité d’accueil en chambre individuelles (85 %),
Le Professeur Philippe Rieu, Président de la Commission Médicale d’Etablissement estime que « la reconstruction de notre hôpital est l’occasion d’améliorer le confort hôtelier, d’optimiser nos ressources et nos locaux et de faciliter la mise en place de nouvelles technologies, mais surtout cette reconstruction est une opportunité de laisser de côté nos traditions hospitalières, de décloisonner les services, de proposer des organisations innovantes et ambitieuses centrées sur le parcours patient ».
L’année 2017 verra la pose de la première pierre du futur bâtiment du pôle de biologie du CHU regroupant les neufs laboratoires actuels et une partie des activités des laboratoires de Centres Hospitaliers d’Epernay et de Châlons-en-Champagne. Viendra ensuite la livraison du bâtiment du pôle d’odontologie prévue pour la fin de l’année.
« La construction de ce nouvel Hôpital et des différents projets en cours permettent au CHU de réaffirmer sa vocation d’établissement de référence et de recours, mais également de conforter son positionnement en matière de recherche et d’enseignement. » a déclaré la directrice général Dominique de Wilde, Directrice Générale du CHU de Reims. 
L’ensemble du projet immobilier validé par le Comité Interministériel de Performance et de la Modernisation de l’offre de soins (COPERMO) en novembre 2015

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

A Reims, des Logisti-soins libèrent du temps aux soignants

A l’écoute de ses soignants, le CHU de Reims mise sur le déploiement d’un nouveau métier au cœur de son Nouvel Hôpital : le logisti-soins. Gestionnaire des activités de restauration, des consommables et de la maintenance du matériel biomédical, celui-ci vise une amélioration nette de la répartition du travail. Entièrement adoptée par les équipes soignantes, cette réorganisation optimise le soin et dégage ainsi un temps indispensable tant aux soignants qu’aux patients.

L’APHM élabore un kit d’urgence pour les missions spatiales 

Le service de Radiologie Interventionnelle de l’Hôpital de la Timone (AP-HM) s’implique dans le partenariat entre le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES), l’Institut de Médecine et Physiologie Spatiale (MEDES) et la Société Française de Radiologie (SFR). Afin d’améliorer la sécurité des astronautes lors des missions spatiales, douze équipes de radiologues ont travaillé sur la conception d’un kit médical d’urgence prenant en charge plus d’une dizaine de pathologies différentes.

A Nantes, un vers marin contribue à sauver un grand brûlé

L’été dernier, le CHU de Nantes a accueilli un patient brûlé sur 85% de son corps. Face à un pronostic vital engagé et à une absence d’alternative, les médecins ont alors demandé l’accord de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) pour utiliser un pansement oxygénant à base de ver marin (Arenicola Marina) et tenter de le sauver. Si ce produit est encore en phase expérimentale, les résultats semblent prometteurs. Nous avons interrogé le Pr Pierre Perrot, Chef de service du Centre des brûlés du CHU de Nantes, sur cette première.