ReLSEP : unique en France, le registre nancéen sur la sclérose en plaques

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Afin d’améliorer les connaissances sur la sclérose en plaques et faire avancer la recherche en matière de prévention et de traitements, le CHU de Nancy a ouvert un registre baptisé ReLSEP labellisé INSERM et INVS depuis 2009. Plus de 4 800 patients atteints de sclérose en plaques, maladie inflammatoire chronique qui touche le système nerveux central, sont actuellement enregistrés et suivis. Chaque année en Lorraine, on compte de 180 à 220 nouveaux cas, un chiffre en augmentation. L’ensemble des données rassemblées au sein du registre doit contribuer à répondre aux interrogations qui subsistent sur cette pathologie neurologique et notamment sur ses causes. Explications.

Afin d’améliorer les connaissances sur la sclérose en plaques et faire avancer la recherche en matière de prévention et de traitements, le CHU de Nancy a ouvert un registre baptisé ReLSEP labellisé INSERM et INVS depuis 2009. Plus de 4 800 patients atteints de sclérose en plaques, maladie inflammatoire chronique qui touche le système nerveux central, sont actuellement enregistrés et suivis. Chaque année en Lorraine, on compte de 180 à 220 nouveaux cas, un chiffre en augmentation. L’ensemble des données rassemblées au sein du registre doit contribuer à répondre aux interrogations qui subsistent sur cette pathologie neurologique et notamment sur ses causes. Explications.
« Si on sait diagnostiquer et traiter la sclérose en plaques, déterminer les causes de son apparition reste encore une question non résolue », rappelle le Pr Marc Debouverie, neurologue au CHU de Nancy. Parmi les questions sans réponse une est prégnante : pourquoi la sclérose en plaques touche en grande majorité les femmes et apparaît-elle dans les ¾ des cas entre 20 et 40 ans ? « Cette maladie auto-immune ne présente aucun risque pour le futur enfant, précise au passage le praticien. De plus, la grossesse déclenche une tolérance immunologique qui met en « stand by » la pathologie. En revanche, le risque de réactivation suite à l’accouchement est à surveiller de très près. »

Pour tenter d’apporter des explications à ces zones d’ombre, le CHU de Nancy, en lien avec le Centre d’Investigation Clinique – Épidémiologie Clinique INSERM (CIC-EC), a conçu le registre lorrain nommé ReLSEP. Placé sous la co-responsabilité du Pr Francis Guillemin médecin coordinateur du CIC-EC et du Pr Marc Debouverie, « ce registre unique en France est aussi la structure moteur du projet national OFSEP », explique le Pr Marc Debouverie. L’Observatoire Français de la Sclérose En Plaques, coordonné par des neurologues lyonnais et retenu dans le cadre du programme « Investissements d’avenir », développe une cohorte française de patients porteurs de sclérose en plaques basée sur des données biologiques, socio-économiques et d’imagerie. « Le principe est de collecter de façon régulière ces informations chez un maximum de patients pour identifier les déterminants de la maladie », résume le neurologue. Il s’agit de données sociodémographiques, des caractéristiques des épisodes neurologiques, des traitements pris, d’une évaluation clinique, de résultats d’IRM et d’analyse du liquide céphalo rachidien du patient.

Chaque consultation – au CHU de Nancy et dans les autres établissements et cabinets libéraux de Lorraine est donc l’occasion d’actualiser les données relatives aux patients enregistrés, de suivre l’évolution de la maladie cas par cas et d’enrichir le registre servant de base aux travaux de recherche nationaux. 9 établissements, 19 neurologues libéraux et 10 services de médecine physique et réadaptation y participent. Les attachés de recherche clinique (ARC) du CIC-EC ont pour mission d’intégrer les données médicales et démographiques dans la base du registre, validées par les neurologues eux-mêmes. Ils se déplacent dans toute la région pour consulter les dossiers de patients porteurs de SEP tenus à leur disposition par les neurologues. En plus de ces visites sur le terrain, sont sollicités périodiquement : les caisses d’assurance maladie, les départements d’information médicale des hôpitaux et l’Agence Technique sur l’Information de l’Hospitalisation.

ReLSEP est une structure autorisée par la CNIL. Le CIC-EC du CHU de Nancy assure l’hébergement de la base de données, sa gestion, son exploitation scientifique, ainsi que la formation et le recrutement des ARC chargés d’identifier l’ensemble des cas de SEP résidant en Lorraine. Le registre dans la durée vise à :
– déterminer l’évolution de l’incidence de la sclérose en plaques selon les données démographiques
– donner des facteurs explicatifs éventuels aux modifications de l’incidence
– fournir aux autorités de tutelle les principaux éléments d’appréciation concernant cette maladie en terme de santé publique (besoins sanitaires, sociaux….).
Avec le développement important des thérapeutiques récentes, ReLSEP est également un excellent outil pour déterminer des profils particuliers de patients répondeurs à tel ou tel traitement et pour estimer un rapport coût-efficacité de ces thérapeutiques. 18 essais thérapeutiques sont actuellement menés au CHU de Nancy et portent sur des molécules et des stratégies thérapeutiques luttant contre la sclérose en plaques.

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