Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

Reprise de l’activité de transplantation rénale

Suite aux résultats des investigations menées par l’agence de la biomédecine, le C CLIN sud-ouest, le CHU et l’ARS, le directeur général de l’ARS du Limousin a décidé de lever la suspension de l’autorisation d’activité de transplantation rénale du CHU de Limoges.

Suite aux résultats des investigations menées par l’agence de la biomédecine, le C CLIN sud-ouest, le CHU et l’ARS, le directeur général de l’ARS du Limousin a décidé de lever la suspension de l’autorisation d’activité de transplantation rénale du CHU de Limoges.
La survenue inhabituelle, depuis le début de l’année, de complications notamment infectieuses à l’origine probable d’une surmortalité avait amené la direction générale du CHU de Limoges à suspendre l’activité de transplantation rénale, et à lancer immédiatement des investigations internes. Le  30 mars, le directeur général de l’ARS prononçait une décision de suspension de cette activité.
Début avril, les conseillers médicaux de l’ARS ont examiné l’ensemble des dossiers des patients transplantés décédés et les dossiers de patients choisis de manière aléatoire parmi ceux ayant bénéficié d’une greffe entre janvier 2010 et février 2011. Ce travail a permis d’analyser l’ensemble des pratiques mises en œuvre à tous les stades de la chaîne de la transplantation : origine du greffon, durée de conservation du greffon avant la transplantation, intervention chirurgicale, suivi postopératoire, reprises chirurgicales, complications éventuelles.
Ces premières investigations ont été complétées dès le vendredi 15 avril  par une intervention du C CLIN sud-ouest (Centre de Coordination de Lutte contre les Infections Nosocomiales) puis, les 2 et 3 mai par la mission d’appui et d’expertise conduite par l’Agence de la Bio Médecine (ABM) et coordonnée par l’ARS. Une équipe composée d’un néphrologue et d’un urologue spécialistes de la transplantation rénale et de deux experts de l’ABM, a rencontré tous les acteurs de la greffe rénale au CHU de Limoges.

Le champ d’investigation de cette mission a porté principalement sur :

– l’organisation de la prise en charge des patients : ressources humaines, locaux, indications de la greffe, procédures chirurgicales et médicales, ainsi que la continuité de la prise en charge médico-chirurgicale.
– l’évaluation de l’activité de greffe et la gestion des risques liés à cette activité.

Le rapport que l’agence de la biomédecine a remis le 27 mai à l’ARS Limousin et au CHU de Limoges souligne la réactivité de l’établissement qui a su rapidement et efficacement se mobiliser pour rechercher les causes et mettre en œuvre les mesures correctives immédiates.
Il décrit la conjonction de multiples facteurs porteurs de risque à l’origine des complications ainsi que les actions correctrices à mettre en œuvre à court terme, pour permettre une reprise de la greffe rénale dans les meilleures conditions de sécurité pour les patients transplantés.

Sur la base des recommandations du rapport le CHU a élaboré un plan d’actions visant à :

– Définir un programme d’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins associé à un calendrier de mise en œuvre dont le suivi serait assuré conjointement par la direction de l’établissement, l’ARS et l’Agence de la biomédecine concernant les aspects spécifiques de la greffe.
– Définir un programme de transplantation avec identification d’un coordonnateur médical et d’un coordonnateur chirurgical de cette activité.
– Réaliser le projet de restructuration visant à identifier un secteur dédié à l’hospitalisation des patients transplantés.
– Mutualiser les blocs opératoires de chirurgie cardiaque et d’urologie.
– Mettre en place des réunions de concertation pluridisciplinaire et une revue de morbidité-mortalité afin d’évaluer les risques.
– Mettre en place, une organisation permettant la continuité de prise en charge chirurgicale en post greffe.
Au vu des réponses apportées et de leur conformité avec les actions correctrices demandées, le directeur général de l’ARS a estimé que toutes les conditions étaient réunies pour prononcer une reprise d’activité à partir du 14 juin 2011.
Une évaluation des mesures correctives est programmée par l’agence de la biomédecine et l’ARS dans un délai de 6 mois à compter de la décision de reprise d’activité.
Cette décision est avant tout une bonne nouvelle pour tous les patients en attente de greffe. Une information individualisée leur a été adressée préalablement à la reprise de l’activité, de même qu’aux patients déjà transplantés, à leurs médecins traitants et néphrologues.

Au terme de deux mois et demi de suspension d’activité, la greffe rénale au CHU de Limoges va reprendre dans des structures et des organisations optimisées de nature à renforcer la qualité et la sécurité des patients pris en charge.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

L’ICI, nouveau temple de la cancérologie

Le CHU de Brest vient d’inaugurer son nouvel Institut de Cancérologie et d’Imagerie, surnommé ICI. Ce centre, promesse d’un hôpital centré sur l’humain et doté d’une technologie de pointe, est amené à devenir l’un des fers de lance européens dans le traitement du cancer, avec une capacité de 50 000 patients par an.

Dossier : La maladie de Parkinson 

Décrite pour la première fois dans An Essay on the Shaking Palsy (1817) par James Parkinson, un médecin anglais, la maladie de Parkinson, mentionnée souvent en abrégé « Parkinson », est une maladie neurodégénérative irréversible d’évolution lente. La maladie s’installe ainsi au cours d’une longue phase asymptomatique de plusieurs années. Les premiers symptômes ne se font en effet ressentir que lorsque 50 à 70% des neurones dopaminergiques du cerveau sont détruits. Ils se déclarent essentiellement progressivement sous la forme d’un tremblement de repos, d’un ralentissement des mouvements et d’une raideur musculaire. Néanmoins, de nombreux troubles moteurs et non moteurs peuvent s’ajouter à la liste, devenant de réels handicaps dans le quotidien de ceux qui la subissent.

Voici comment le CHU de Rennes agit pour contrer Parkinson

Ce jeudi 11 avril a lieu la Journée internationale de la maladie de Parkinson. L’occasion pour les CHU de valoriser leur implication sur ce sujet, notamment à travers les Centres Experts Parkinson (CEP) affiliés. Le Centre Hospitalier Universitaire de Rennes ne manque pas à l’appel, mettant en valeur des actions qui garantissent à la fois une offre diagnostique simplifiée et une prise en charge multidisciplinaire, adaptée au profil de chaque patient.

L’IHU toulousain dédié au vieillissement officiellement lancé

L’Institut Hospitalo-Universitaire HealthAge a officiellement été lancé le 2 avril à Toulouse. Porté par le CHU, l’Inserm et l’Université Toulouse III – Paul Sabatier, cet IHU, le seul exclusivement dédié au vieillissement en France, se donne pour ambition de contribuer au vieillissement en bonne santé des populations et de devenir le centre de référence européen en Géroscience.

Un patient Parkinsonien entreprend le tour du monde à la voile 

Le 10 septembre dernier a retenti le “top départ” des quatorze monocoques participant à l’Ocean Globe Race 2023, une course à voile en équipage autour du monde. A bord du voilier Neptune, deux personnages : le Dr Tanneguy Raffray, ophtalmologue à la retraite, et Bertrand Delhom, ancien moniteur de voile atteint de la maladie de Parkinson. Leur aventure, jalonnée de nombreux défis, est suivie de près par plusieurs professionnels de santé du CHU de Rennes, dont l’avis est à entendre dans le podcast “Qui ose vivra !”