Service d’Ophtalmologie : greffes partielles de cornée, le savoir-faire du CHR Metz-Thionville

Auteur /Etablissement :
Pour la première fois, Dr Jean-Marc Perone, chef de service d'ophtalmologie de l'Hôpital Bon-Secours et son équipe ont réalisé deux greffes partielles de cornée particulièrement complexes sur deux patients âgés de 70 ans environs et souffrant de la couche profonde de la cornée supportant les cellules endothéliales. Ces greffes lamellaires postérieures endothéliales consistent à ne remplacer que la partie arrière de la cornée malade. Cette intervention particulièrement délicate exige une précision de l’ordre de la dizaine de microns. En France, seule une dizaine d’équipes est à même de réaliser une telle performance

Pour la première fois, Dr Jean-Marc Perone, chef de service d’ophtalmologie de l’Hôpital Bon-Secours et son équipe ont réalisé deux greffes partielles de cornée particulièrement complexes sur deux patients âgés de 70 ans environs et souffrant de la couche profonde de la cornée supportant les cellules endothéliales. Ces greffes lamellaires postérieures endothéliales consistent à ne remplacer que la partie arrière de la cornée malade. Cette intervention particulièrement délicate exige une précision de l’ordre de la dizaine de microns. En France, seule une dizaine d’équipes est à même de réaliser une telle performance qui exige des chirurgiens très expérimentés et un matériel hautement sophistiqué (pour la découpe des greffons notamment). Les opérations  se sont  déroulées avec succès le 28 octobre 2011. Aujourd’hui les patients se portent bien et leur vision s’améliore progressivement (amélioration attendue sur plusieurs semaines voir plusieurs mois)  les greffons mis en place permettant petit à petit une amélioration de la transparence des cornées et une diminution de leur épaisseur.

Les greffes de cornée lamellaires postérieures sont préconisées pour les patients souffrant de décompensation endothéliales après chirurgie de cataracte compliquée, ou d’un vieillissement prématuré de la cornée (que l’on nomme « cornea guttata »).

Le chirurgien va remplacer en arrière de la cornée un fine membrane de 150µm qu’il faut retirer sur l’oeil du patient, découper sur le greffon cornéen et puis enfin introduire dans l’oeil malade et "coller" à l’arrière de la cornée malade à l’aide d’une bulle d’air stérile…

Les interventions ont duré 1 heure environ et les patients peuvent sortir du service dès le lendemain de l’opération en général.

Le CHR de Metz-Thionville : référence régionale en ophtalmologie

Depuis une dizaine d’années, le service d’ophtalmologie de l’hôpital Bon-Secours a déjà réalisé près de 300 greffes transfixiantes (greffes « complètes » de cornée sur toute leur épaisseur) et  une quarantaine de greffes lamellaires antérieures. La réalisation des greffes lamellaires postérieures, va désormais conférer au service d’Ophtalmologie de l’hôpital Bon-Secours une expertise hospitalière unique en lorraine, qui confortera le CHR dans son rôle de référent régional dans le domaine des greffes de cornées.

À lire également

Le CHU de Nîmes lance une campagne de prévention autour de l’obésité

Face à un enjeu majeur de santé publique, le CHU de Nîmes invite à briser les tabous autour de l’obésité avec la campagne d’informations “L’obésité, parlons-en !”, organisée dans le cadre de Janvier Nutrition 2026. Présentée dans le hall central de Carémeau et déployée sur plusieurs sites hospitaliers, ces actions entendent sensibiliser les patients, les visiteurs et les professionnels du CHU.

1200 participants au 4e CHU Healthtech Connexion Day

Le palais des Congrès de Bordeaux a accueilli cette semaine la 4e édition du CHU Healthtech Connexion Day. Rassemblant 1200 participants, cet événement, co-organisé par la conférence des Directeurs Généraux de CHU et France Biotech, a vocation à renforcer les échanges et les collaborations entre CHU et entreprises pour accélérer l’innovation en santé. Retour en images.

Ce super microscope voit comment nous sommes contaminés par les substances chimiques présentes dans l’environnement 

Le CHU Grenoble Alpes et l’Université Grenoble Alpes (UGA) ont inauguré le 3 décembre la plateforme BioLIBS comprenant un prototype hospitalier unique de microscope d’imagerie élémentaire par spectroscopie de plasma induit par laser (LIBS). Ce dispositif a pour objectif d’accélérer la recherche translationnelle (santé respiratoire, dermatologie, maladies rares) et de préparer des usages diagnostiques cliniques pour les pathologies liées aux expositions professionnelles et environnementales.