Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

Simulation : la nouvelle plateforme hospitalo-universitaire d’enseignement de Nîmes

Consultations reproduites, gestes techniques tentés et répétés sur patients-mannequins standardisés, jeux de rôle, serious games et reconstitution en 3D... La plateforme d'enseignement par simulation SimHU Nîmes offre toute une gamme de formation dans 12 disciplines aux internes et étudiants de toutes les spécialités médicales, aux élèves sages-femmes, aux étudiants infirmiers et aux praticiens et professionnels confirmés.

Consultations reproduites, gestes techniques tentés et répétés sur patients-mannequins standardisés, jeux de rôle, serious games et reconstitution en 3D… La plateforme d’enseignement par simulation, SimHU Nîmes, offre toute une gamme de formation dans 12 disciplines aux internes et étudiants de toutes les spécialités médicales, aux élèves sages-femmes, aux étudiants infirmiers et aux praticiens et professionnels confirmés.
 
L’enseignement par simulation une innovation pédagogique et technologique 
«Plus le geste médical est répété, plus il est précis et sécurisé. « Des événements difficiles comme un accouchement compliqué ou un arrêt cardiaque pendant l’opération amènent un stress supplémentaire. La simulation doit permettre aux professionnels de santé de mieux appréhender ces situations. Elle renforce également l’esprit d’équipe. Une crise se gère ensemble. Cela va du geste chirurgical à l’annonce d’un diagnostic au patient et à la famille en passant par la prise en charge d’une personne en situation de détresse quel que soit l’endroit où elle se trouve. » explique Pr Michel Prudhomme, coordonnateur du projet
 
Les disciplines enseignées
Le programme de formation initiale et continue d’enseignement par simulation proposé par le centre correspond aux besoins hospitaliers et universitaires et intéresse l’ensemble des spécialités médico-chirurgicales : anesthésie-réanimation, médecine d’urgence, chirurgie digestive, orthopédie gynécologie-obstétrique, ophtalmologie, chirurgie vasculaire et thoracique, pédiatrie chirurgie laparoscopique, odontologie, orl, chirurgie robotique.
 
Des supports pédagogiques high tech et interactifs
Patient standardisé et jeux de rôle appliqués aux situations complexes des consultations. Des patients ou des acteurs sont sollicités sur la base d’un scénario. Les jeux de rôle permettent de développer le savoir-être et permet de renforcer l’apprentissage de la consultation, de l’annonce d’un diagnostic péjoratif, de complications, d’un décès, d’une demande de prélèvement d’organe,…
 
L’apprentissage par la répétition de gestes techniques grâce aux simulateurs procéduraux
Les simulateurs procéduraux couvrent un large éventail de techniques : tête d’intubation, arbre bronchique pour endoscopie, bras pour perfusion, simulateurs tactiles… Certains simulateurs sont plus sophistiqués et reproduisent des situations interventionnelles de haute technicité (simulateurs de coronarographie, de coeliochirurgie, d’endoscopie digestive, d’angiographie, etc.).
 
Simulateurs patients : 3 mannequins-robots high fidelity
Grandeur nature, ces robots – un adulte, une femme enceinte, un nourrisson – extrêmement réalistes, sont pilotés par ordinateur. Durant l’exercice de simulation, ils obéissent à un scénario préétabli. Pendant toute la durée de l’acte, le formateur peut faire varier les constantes vitales (température, tension artérielle…) et l’état clinique du mannequin (sécrétions, cyanoses, hémorragies…). Contextualisées dans une salle d’opération ou de réanimation, les situations cliniques vécues sont extrêmement proches de la réalité. En 2015, deux robots supplémentaires vont être acquis par le CHU : un mannequin-robot d’enfant haute- fi délité et un simulateur d’écho cardiaque.
 
E-learning avec les serious games et la réalité virtuelle basée sur des interfaces écran, navigateur et outils de reconstruction en trois dimensions (3D).

Laboratoire d’anatomie
Le site est équipé d’un laboratoire d’anatomie qui s’étend sur 180 m². Il est entièrement rénové et parfaitement adapté à l’enseignement par simulation.  
 
SimHU Nîmes : un projet hospitalo-universitaire
En tant que centre d’excellence, SimHU Nîmes tend à devenir un label de qualité dans la formation initiale et continue des praticiens de santé du Languedoc-Roussillon. Au-delà de la formation, il entend innover en conduisant des projets de recherche appliquée en simulation orientée vers les gestes techniques, le travail d’équipe, la communication et les procédures médicales complexes. SimHU veut aussi partager son expertise autour de rencontres et de débats sur la simulation en santé et instaurer
des liens avec des Universités ou d’autres centres de soins en France et à l’étranger.
 
Les partenaires
SimHU Nîmes a pu voir le jour grâce au soutien financier de l’Agence régionale de santé (ARS) du Languedoc- Roussillon et à celui de de ses mécènes : Fondation d’entreprise Areva, le groupe OC’Via, GFC Construction se sont engagés, Crédit Agricole du Languedoc, Bureau Professionnel Agricole et Ethicon Surgical Care. Le coût d’acquisition des robots high fidelity (homme adulte, femme et nouveau-né, enfant) s’est élevé à 400 000 € pris en charge pour moitié par l’ARS et pour moitié par les mécènes du CHU. 
 
Un peu d’histoire…
Aux États-Unis, du début du XXe siècle jusqu’à la fi n des années 1960, des élèves infirmières du Hartf ord Hospital Training School of Nurses, avaient l’habitude de s’entraîner aux soins sur un mannequin de bois. Quelques années plus tard, les Drs Stephen Abrahamson et Judson Densen inventaient le premier mannequin robotisé, qui inspira plus tard les mannequins « haute-fi délité ». Si la simulation médicale s’est généralisée très tôt aux États-Unis, elle a connu un développement plus tardif en France.
L’enjeu majeur de la simulation en santé est au cœur de la qualité et de la sécurité des soins. Dans des métiers où la vie d’autrui est en question et où les équipes sont amenées à réagir en urgence, s’entraîner par la mise en situation permet d’acquérir coordination, confiance et réflexes vitaux. Il est donc essentiel pour les professionnels de santé d’adopter des techniques qui améliorent sans cesse la prise en charge des patients. Comme dans l’aviation civile et militaire où elle a été inventée, la simulation est l’avenir de la formation des professionnels de santé puisqu’elle représente l’unique méthode d’enseignement associant apports théoriques, gestes techniques et gestion émotionnelle de la situation.

En savoir plus sur
La simulation en santé : le geste qui sauve ne s’improvise pas, il s’apprend La simulation en santé correspond « à l’utilisation d’un matériel (comme un mannequin ou un simulateur procédural), de la réalité virtuelle ou d’un patient standardisé, pour reproduire des situations ou des environnements de soins, pour enseigner des procédures diagnostiques et thérapeutiques et permettre de répéter des processus, des situations cliniques ou des prises de décision par un professionnel de santé ou une équipe de professionnels. » (Society for Simulation in Healthcare, 2010).
 

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

A Reims, des Logisti-soins libèrent du temps aux soignants

A l’écoute de ses soignants, le CHU de Reims mise sur le déploiement d’un nouveau métier au cœur de son Nouvel Hôpital : le logisti-soins. Gestionnaire des activités de restauration, des consommables et de la maintenance du matériel biomédical, celui-ci vise une amélioration nette de la répartition du travail. Entièrement adoptée par les équipes soignantes, cette réorganisation optimise le soin et dégage ainsi un temps indispensable tant aux soignants qu’aux patients.

L’APHM élabore un kit d’urgence pour les missions spatiales 

Le service de Radiologie Interventionnelle de l’Hôpital de la Timone (AP-HM) s’implique dans le partenariat entre le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES), l’Institut de Médecine et Physiologie Spatiale (MEDES) et la Société Française de Radiologie (SFR). Afin d’améliorer la sécurité des astronautes lors des missions spatiales, douze équipes de radiologues ont travaillé sur la conception d’un kit médical d’urgence prenant en charge plus d’une dizaine de pathologies différentes.

A Nantes, un vers marin contribue à sauver un grand brûlé

L’été dernier, le CHU de Nantes a accueilli un patient brûlé sur 85% de son corps. Face à un pronostic vital engagé et à une absence d’alternative, les médecins ont alors demandé l’accord de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) pour utiliser un pansement oxygénant à base de ver marin (Arenicola Marina) et tenter de le sauver. Si ce produit est encore en phase expérimentale, les résultats semblent prometteurs. Nous avons interrogé le Pr Pierre Perrot, Chef de service du Centre des brûlés du CHU de Nantes, sur cette première.