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Soins globalisés mère-enfant : une petite révolution à la maternité

À la maternité du CHU de Nantes, aides-soignants et auxiliaires de puériculture sont devenus « auxiliaires de périnatalité ». Bien au-delà du changement d’intitulé, c’est une petite révolution dans la prise en charge.

À la maternité du CHU de Nantes, aides-soignants et auxiliaires de puériculture sont devenus « auxiliaires de périnatalité ». Bien au-delà du changement d’intitulé, c’est une petite révolution dans la prise en charge.
Le 27 février 2012, changement radical à la maternité
Auparavant, pour les soins quotidiens, un auxiliaire de puériculture intervenait auprès du bébé (bain, poids, éducation…) et un aide-soignant auprès de la maman (soins, aide au lever, réfection du lit…). Une formation de plus de quarante heures a permis à chacun d’eux de devenir polyvalents et d’acquérir les connaissances et compétences permettant de pouvoir prendre en charge à la fois la mère et l’enfant.
Aujourd’hui, l’auxiliaire de périnatalité veille sur six à sept couples mère-enfant et assure tous les soins dont ils ont besoin, en binôme avec la sage-femme ou la puéricultrice si besoin.
Pour Catherine Guillon, aide-soignante devenue auxiliaire de périnatalité, le bilan est largement positif : " C’est plus intéressant, plus varié, plus cohérent dans la prise en charge. La maman nous parle d’elle et de son bébé, on peut prendre le temps de les écouter, on est plus disponibles pour eux. Les femmes se sentent mieux comprises, et l’échange les responsabilise. L’ambiance a aussi beaucoup changé dans l’équipe, il n’y a plus de clivage. Aujourd’hui, ça paraît aberrant qu’on ait pu travailler autrement !» 

Côté patientes, même satisfaction : « On a un seul interlocuteur, on ne nous pose plus quinze fois les mêmes questions. Un vrai lien se crée, on ressent beaucoup d’affection et de bienveillance, plus d’humanité », constate Céline. Séverine, sage-femme, apprécie aussi : « Le relais d’infor¬mation se fait mieux, on sait à qui s’adresser, c’est plus serein.»

Les cadres du service saluent l’investissement important de toute l’équipe, et se réjouissent du mieux-être général : « En terme d’organisation, c’est également beaucoup plus simple puisque tous les soignants ont les mêmes compétences, on gère une seule équipe.

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