Télésurveillance de l’insuffisance cardiaque : essai clinique d’ampleur 850 patients inclus

Auteur /Etablissement :
Dénommé OSICAT pour Optimisation de la surveillance ambulatoire des insuffisants cardiaques par télécardiologie, ce projet de recherche vise à évaluer l’apport médical et économique d’un programme de télésuivi à domicile des patients, sur fond d’éducation thérapeutique et de prise en charge multidisciplinaire. Hypothèse de départ : le suivi à domicile réduit le risque d’aggravation et d’évènements type hospitalisation en urgence et décès.

Dénommé OSICAT pour Optimisation de la surveillance ambulatoire des insuffisants cardiaques par télécardiologie, ce projet de recherche vise à évaluer l’apport médical et économique d’un programme de télésuivi à domicile des patients, sur fond d’éducation thérapeutique et de prise en charge multidisciplinaire. Hypothèse de départ : le suivi à domicile réduit le risque d’aggravation et d’évènements type hospitalisation en urgence et décès.
L’étude inclut 850 patients pendant 18 mois et s’étend sur tout le grand sud avec 40 centres investigateurs, à Lyon, Marseille, Montpellier, Pau, Bordeaux, en plus du CHU de Toulouse, centre coordonnateur de l’étude, sous la responsabilité du Professeur Michel Galinier.
Une innovation : un logiciel sentinelle qui donne l’alerte
Concrètement, le patient reçoit une balance et un questionnaire portant sur les éléments de son suivi quotidien, tel que l’essoufflement la fatigue, les troubles du sommeil, et bénéficie d’un entretien avec une infirmière qui évalue sa compliance au traitement, ainsi qu’aux mesures hygiéno-diététiques, et détecte les signes de décompensation. L’innovation est représentée par un logiciel qui établit un profil journalier et donne l’alarme à l’infirmière si nécessaire. En parallèle, une éducation à la santé est conduite par téléphone.
Un CHU leader en cardiologie et en télémédecine partenaire d’un groupe international spécialisé dans la télésurveillance
Pour mener ce projet, le CHU de Toulouse s’est associé au groupe international ALERE, spécialisé dans la prévention, le diagnostic et le suivi de patients grâce à des tests rapides, et des dispositifs d’autosurveillance et télésurveillance. ALERE à travers le programme Cordiva gère le logiciel de suivi, le dispositif de mesure au domicile des paramètres cliniques et le centre de suivi infirmier. Le CHU de Toulouse, référent en cardiologie et en télémédecine va bénéficier de l’expertise d’une entreprise déjà très bien positionnée dans le domaine des tests d’évaluation de l’insuffisance cardiaque et des solutions de e-santé.
Les résultats de cette étude sont attendus pour 2016. S’ils sont concluants, ALERE lancera la commercialisation de Cordiva en France et le CHU de Toulouse aura progressé dans la compréhension des modes de vie des patients cardiaques et dans le recours à la télémédecine au quotidien et à domicile.
Mis en pratique dans certains pays européens et aux Etats Unis, la télésurveillance à domicile est encore un concept novateur en France.
 —-
Inclusions accélérées pour une meilleure représentativité
En août 2015, cinq nouveaux CHU intègrent l’étude qui s’étend désormais aux régions Languedoc Roussillon, Rhône-Alpes, Aquitaine, PACA et Limousin. Ainsi OSICAT se poursuit avec le soutien du service de Cardiologie du CHU d’Angers (Pays de la Loire), le service de cardiologie du CHU de Brest (Bretagne) et l’unité de Rythmologie et Insuffisance cardiaque du CHU de Dijon (Bourgogne). En septembre ce sera au tour des CHU de Martinique et d’Amiens-Picardie.
Cliquez ici pour accéder à la carte interactive des centres investigateurs OSICAT: http://bit.ly/1EsuSQU

À lire également

Martinique : une maison d’accueil pour les enfants hospitalisés de la Caraïbe

L’association ESA Caraïbes a présenté le 28 mars dernier son projet de « Maison d’Accueil Hospitalière Enfants de la Caraïbe – Dr. Serge Châlons » qui vise à accueillir les enfants et adolescents hospitalisés à la Maison de la Femme de la Mère et de l’Enfant du CHUM en amont et en aval de leur séjour, ainsi que leurs familles, pour de courte ou longue durée.

Le CHU Amiens-Picardie signe la charte « Lieu de Santé Sans Tabac »

Le CHU Amiens-Picardie a signé la charte « Lieu de Santé Sans Tabac » (LSST) portée par le RESeau de Prévention des ADDictions (RESPADD) en lien avec le Ministère de la Santé et soutenue fortement par l’Agence Régionale de Santé des Hauts-de-France. Cette signature vient souligner la démarche engagée dans la prévention depuis 2023.

Une IA permet aux urgentistes de diagnostiquer 99% des fractures du coude chez l’enfant 

Le CHU de Nantes a publié les résultats d’une étude démontrant l’apport décisif de l’intelligence artificielle dans le diagnostic des fractures du coude chez l’enfant. Menée auprès de 755 jeunes patients et publiée dans le European Journal of Radiology, cette étude confirme qu’un algorithme de deep learning1* , utilisé comme outil d’aide à la décision, améliore significativement la sensibilité diagnostique des cliniciens.