Trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité : une appli d’aide aux devoirs

Les enfants présentant un trouble déficitaire de l’attention ou une hyperactivité (TDA/h) vivent le temps des devoirs à la maison comme une épreuve en soi, source de tensions et de conflits avec leurs parents. Pour en limiter l'impact et le stress, Laurence Ollivier, orthophoniste et Maxime Vrillaud, psychomotricien au CHU de Nantes ont développé une prise en charge originale basée sur l’utilisation d’une application Panda/H. L'objectif est d'accompagner l’élève et d'alléger l’intervention familiale.

Les enfants présentant un trouble déficitaire de l’attention ou une hyperactivité (TDA/h) vivent le temps des devoirs à la maison comme une épreuve en soi, source de tensions et de conflits avec leurs parents. Pour en limiter l’impact et le stress, Laurence Ollivier, orthophoniste et Maxime Vrillaud, psychomotricien au CHU de Nantes ont développé une prise en charge originale basée sur l’utilisation d’une application Panda/H. L’objectif est d’accompagner l’élève et d’alléger l’intervention familiale.
Leur démarche a débuté par le dépôt d’un premier Programme Hospitalier de Recherche Clinique. Et c’est finalement grâce à l’aide de trois étudiants de Polytech Nantes et des illustrations d’une lycéenne que le projet s’est concrétisé.
Le principe est simple, lorsque l’enfant rentre chez lui et doit faire ses devoirs, il est guidé par l’application. Celle-ci prend en compte le lieu de travail, le matériel nécessaire, les aides possibles et le temps de travail. Ces informations sont renseignées lors des rencontres familiales avec les professionnels paramédicaux du service. L’accompagnement se fait de manière ludique et sereine. L’enfant est valorisé dans son savoir-faire et son savoir-être d’apprenant.
Cette application est actuellement testée auprès de patients déjà suivis dans le service. L’usage de l’appli par l’écolier est étudié à travers le recueil sécurisé de données telles que le temps de devoir, la demande d’aide, l’organisation des outils de travail…. Les professionnels sont également très attachés au retour d’expérience des parents quant à l’observation de l’environnement familial. Les critères du questionnaire généré par l’appli portent sur la diminution  des conflits, la réponse à la demande d’aide, le mieux être familial, l’amélioration de l’organisation…
Ce premier développement fera l’objet d’une étude clinique qui permettra d’obtenir un financement pour le développement d’une version plus aboutie ainsi que d’une version pour l’enseignement secondaire.
Pour le moment, l’application ne fonctionne que sur Android. Elle est actuellement en phase de test pour les enfants scolarisés au primaire. L’équipe espère pouvoir développer une version qui s’adressera aux élèves du secondaire.

À lire également

Climat et santé : à Grenoble, des solutions pour adapter le système de soins

Le 8 octobre, la ville de Grenoble a accueilli l’Open Field Day MOUNTADAPT. Cet événement a pour ambition de mieux comprendre les conséquences du changement climatique sur la santé et les territoires de montagne, de présenter des solutions innovantes développées dans le cadre du projet MOUNTADAPT, et de favoriser le dialogue entre les différents acteurs, dont le CHU de Grenoble fait partie.

Le CHRU de Nancy récompensé pour son dispositif « Patient mystère »

Le 17 septembre, le CHRU de Nancy a été distingué par le ministère de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées lors de la 3ᵉ édition du Défi patient « Et chez vous, comment le patient participe-t-il à la sécurité de SES soins ? ». Lauréat de la catégorie « Établissements hospitaliers », le CHRU a été récompensé pour son projet « Patient mystère », une démarche qui place le regard du patient au cœur de l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins.

La Maison des femmes du Gard inaugurée

Vendredi 25 septembre, la Maison des femmes du Gard a été inaugurée en présence de sa marraine, la comédienne Alexandra Lamy : elle est un lieu de soin et d’accompagnement des femmes victimes de violences et en situation de vulnérabilité. Dans le Gard, 1 740 femmes ont été victimes de violences au sein de leur foyer en 2024