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Un grand pas pour la médecine spatiale en orbite à Toulouse

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Faire progresser la science en restant alités, 12 volontaires ont accompli ce challenge étonnant. Pour simuler la vie en impesanteur et permettre aux scientifiques d’en étudier les effets sur l’organisme, ils ont accepté de passer 21 jours allongés (24h/24) et réitéré trois fois l’expérience durant 115 jours (3 x 35 jours d'hospitalisation). Une recherche hors du commun qui s’est déroulée dans la clinique spatiale de l'institut français de médecine et de physiologie spatiales (MEDES)

Faire progresser la science en restant alités, 12 volontaires ont accompli ce challenge étonnant. Pour simuler la vie en impesanteur et permettre aux scientifiques d’en étudier les effets sur l’organisme, ils ont accepté de passer 21 jours allongés (24h/24) et réitéré trois fois l’expérience durant 115 jours (3 x 35 jours d’hospitalisation). Une recherche hors du commun qui s’est déroulée dans la clinique spatiale de l’institut français de médecine et de physiologie spatiales (MEDES).
 
Le modèle d’alitement pour lutter contre les effets négatifs de l’impesanteur
Vivre et travailler dans l’espace durant des mois perturbe les fonctions cardio-vasculaires, musculaires, osseuses et métaboliques. Pour suivre ces variations avec précision, 12 volontaires se sont alités, la tête un peu plus basse que les pieds (à -6°). Cette inclinaison permet de reproduire les effets de la microgravité  sur le corps humain en créant les conditions du reflux du sang et autres fluides vers le haut du corps, phénomène observé lors des vols spatiaux.
Pour prévenir les  troubles physiologiques provoqués par l’impesanteur, les volontaires ont testé des contre-mesures. Toujours alités, ils ont pris des repas riches protéinés en protéines et en bicarbonate de potassium. Allongés, ils ont suivi un programme d’activité physique : exercice des membres inférieurs (type « squats ») en résistance, sur une plateforme vibrante ; mouvements recommandés pour lutter contre l’atrophie musculaire, l’ostéoporose, la baisse d’appétit et contre les troubles métaboliques associés (résistance à l’insuline, défaut d’élimination des lipides et d’utilisation des glucides…) ainsi que la baisse de l’immunité.
L’étude 2013 a été conduite sur 12 hommes en bonne santé de 20 à 45 ans (11 Français, un Belge) choisis parmi 800 candidats.
 
Une étude clinique hors du commun
Depuis novembre 2012, neuf équipes scientifiques européennes participent à cette étude pour laquelle les volontaires ont vécu 3 périodes de 35 jours d’hospitalisation (dont 21 jours alités à chaque fois). Le bilan des tests sera étudié avec précision durant les prochains 6 mois. Mais d’ores et déjà, les chercheurs ont pu apprécier l’effet majeur " de la combinaison exercices et compléments nutritionnels pour brûler les lipides ».

Une nutrition contrôlée tout au long de l’étude
Durant les voyages spatiaux de longues durées, la nourriture tient une place cruciale. Elle peut affecter les performances physiques et psychologiques des astronautes et induire des problèmes de santé et de logistique.
Au cours de ces expériences, les apports nutritionnels ont pu être parfaitement contrôlés et maîtrisés. Ce défi technique a été relevé par le service restauration du CHU de Toulouse et une société spécialisée dans le produits surgelés qui ont proposé des plats parfaitement adaptés aux volontaires.
Des technologies prometteuses qui  trouvent des applications intéressantes pas seulement pour les prochaines odyssées spatiales mais ici et maintenant pour la restauration collective hospitalière.
 
L’étude d’alitement appelée MNX (« Medium duration Nutrition and vibration eXercise » study) est menée le cadre d’un programme de recherche réalisé sous la direction des agences spatiales française et européenne.  De précédentes opérations "Bedrest" de 5 à 90 jours avaient déjà été conduites lors de campagnes en 2001-2002, 2005 et 2010  avec des hommes puis des femmes, en variant les contre-mesures testées (exercices, médicaments et alimentation). La prochaine étude est programmée pour 2015. L’enjeu : étudier durant 60 jours les effets bénéfiques pour l’organisme d’un cocktail de produits antioxydants.

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