Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

Un nouveau bâtiment Samu-Smur-Cesu au CHU de Nantes

Après seize mois de chantier, le nouveau bâtiment des Samu-Smur-Cesu est entré en service le mois dernier. Quelques images d'un équipement entièrement pensé pour répondre aux besoins de régulation de l'aide médicale urgente et de la permanence des soins d'un bassin de population de 1,2 millions personnes.

Après seize mois de chantier, le nouveau bâtiment des Samu-Smur-Cesu est entré en service le mois dernier. Quelques images d’un équipement entièrement pensé pour répondre aux besoins de régulation de l’aide médicale urgente et de la permanence des soins d’un bassin de population de 1,2 millions personnes.

Même s’il a bien évidemment été d’abord conçu pour répondre à des impératifs pratiques, l’esthétique n’a pas été négligée et le nouveau bâtiment est aussi élégant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Le rez-de-chaussée est voué au Smur : les véhicules d’intervention (six véhicules médicalisés de liaison – VML – et trois ambulances de réanimation – AR) sont stationnés dans un garage de 1 100 m2 pourvu de deux accès (entrée côté est, sortie côté ouest). Les véhicules, équipés de manière standardisée, sont constamment opérationnels : après et entre chaque intervention, le matériel est décontaminé, reconditionné, les batteries rechargées. Les locaux contiennent aussi le matériel d’intervention en cas de catastrophe pour la prise en charge de victimes en masse (jusqu’à 50 personnes), mais aussi de quoi faire face à la survenue d’une situation de nature nucléaire, radiologique, bactériologique ou chimique (NRBC), avec notamment un tunnel de décontamination sur remorque. L’équipement comporte aussi une remorque qui permet de mettre en place un hôpital de campagne (PMA). Une station de lavage et un petit atelier complètent l’ensemble. Mécaniquement, les véhicules sont entretenus par un prestataire.

Le niveau 1 du bâtiment est réservé aux locaux techniques (chauffage et climatisation).
L’équipe de régulation du Samu-Centre 15 se trouve au niveau 2, juste au-dessus de la Loire. Au coeur du système, il coordonne la demande de soins, assure la réponse et l’orientation des patients, depuis le conseil médical jusqu’à l’intervention du Smur. Le centre d’appel est basé entre une salle de crise, côté Ouest, et une pièce symétrique, côté Est, prévue pour doubler la première en cas de besoin. Entre les deux, le centre de régulation médicale (23 postes de travail – contre 15 auparavant) est divisé en trois pôles fonctionnels :
– celui des Parm (permanenciers auxiliaires de régulation médicale – 3 à 8 selon les heures) : selon leur position, ils reçoivent les appels 15 « grand public », les appels émanant de professionnels de santé, ou suivent les interventions en cours ; un coordonnateur ambulancier (employé par l’ATSU départementale) est également présent aux heures de plus grande activité ;
– celui des médecins urgentistes hospitaliers (un à deux médecins régulateurs, un médecin lié à l’HéliSmur régional)
– celui des médecins généralistes libéraux : un à cinq médecins généralistes prennent les appels relevant de la permanence de soins et de la médecine générale.

La fonction de « Coordonnateur de Centre 15 » est mise en place depuis l’ouverture du nouveau Samu. Ce nouvel acteur a pour objectif de participer à la gestion des moyens nécessaires aux activités du centre d’appels, de faciliter le travail des Parm et des médecins en répartissant les différentes activités durant le temps de travail en fonction des flux qu’il pilote, en mettant en oeuvre des actions de formation continue. Cette nouvelle fonction permettra d’améliorer la performance du Samu et la qualité du service fourni à la population.
Plusieurs panneaux (baromètres) indiquent en permanence le nombre d’appels traités et en attente, la qualité de service, le temps d’attente moyen, les ressources présentes … Des écrans dynamiques diffusent des informations professionnelles.
Chaque poste est doté d’un équipement informatique conforme à la réglementation, comportant deux à cinq écrans selon leur fonction (téléphonie, logiciel de régulation, radiophonie, clinicom et référentiels métiers, circuit vidéo du bâtiment).

Une salle des cartes possède le plan de toutes les communes de la région.
Le secrétariat du Samu-Centre 15, les bureaux médicaux, la bibliothèque et chambres des médecins de garde et celle du pilote de l’hélicoptère se situent au même niveau.

Au troisième niveau du bâtiment se trouve le centre d’enseignement des soins d’urgence (Césu) et l’IFA (institut de formation des ambulanciers). Cet espace regroupe sept salles de cours et travaux pratiques, les bureaux de l’encadrement médical, paramédical et celui des formateurs.

Enfin, au quatrième niveau (d’accès rigoureusement controlé !), la terrasse et sa spectaculaire vue-sur-fleuve forme l’héliport qui peut accueillir simultanément deux hélicoptères : « La situation de cette hélistation, à proximité immédiate du bloc des urgences via une courte galerie, est exceptionnelle », souligne le Dr Frédéric Berthier, responsable du Samu-Smur.

Chiffres clés

Concernant le bâtiment
• surface : 3 600 m² sur quatre niveaux ;
• détail des surfaces SDO par secteur :

o hélistation 180 m²,
o Cesu 990 m²,
o Samu-Smur 1 330 m²,
o garage Smur 1 100 m²;
• coût des travaux 13 M € TDC ;
• coût équipements 660 000 € TTC ;
• calendrier chantier : juin 2006 à mi-avril 2008 (16 mois) ;
• altitude hélistation : + 24 m NGF

Concernant le Samu-Smur, en 2007 :
• 450.830 appels ;
• 151.219 régulations médicales (102.311 de MG – 48.908 de MU) ;
• 5.112 interventions du Smur de Nantes (3.097 primaires, 2.015 secondaires terrestres, 509 missions héliportées pour 600 heures de vol).

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

L’ICI, nouveau temple de la cancérologie

Le CHU de Brest vient d’inaugurer son nouvel Institut de Cancérologie et d’Imagerie, surnommé ICI. Ce centre, promesse d’un hôpital centré sur l’humain et doté d’une technologie de pointe, est amené à devenir l’un des fers de lance européens dans le traitement du cancer, avec une capacité de 50 000 patients par an.

Dossier : La maladie de Parkinson 

Décrite pour la première fois dans An Essay on the Shaking Palsy (1817) par James Parkinson, un médecin anglais, la maladie de Parkinson, mentionnée souvent en abrégé « Parkinson », est une maladie neurodégénérative irréversible d’évolution lente. La maladie s’installe ainsi au cours d’une longue phase asymptomatique de plusieurs années. Les premiers symptômes ne se font en effet ressentir que lorsque 50 à 70% des neurones dopaminergiques du cerveau sont détruits. Ils se déclarent essentiellement progressivement sous la forme d’un tremblement de repos, d’un ralentissement des mouvements et d’une raideur musculaire. Néanmoins, de nombreux troubles moteurs et non moteurs peuvent s’ajouter à la liste, devenant de réels handicaps dans le quotidien de ceux qui la subissent.

Voici comment le CHU de Rennes agit pour contrer Parkinson

Ce jeudi 11 avril a lieu la Journée internationale de la maladie de Parkinson. L’occasion pour les CHU de valoriser leur implication sur ce sujet, notamment à travers les Centres Experts Parkinson (CEP) affiliés. Le Centre Hospitalier Universitaire de Rennes ne manque pas à l’appel, mettant en valeur des actions qui garantissent à la fois une offre diagnostique simplifiée et une prise en charge multidisciplinaire, adaptée au profil de chaque patient.

L’IHU toulousain dédié au vieillissement officiellement lancé

L’Institut Hospitalo-Universitaire HealthAge a officiellement été lancé le 2 avril à Toulouse. Porté par le CHU, l’Inserm et l’Université Toulouse III – Paul Sabatier, cet IHU, le seul exclusivement dédié au vieillissement en France, se donne pour ambition de contribuer au vieillissement en bonne santé des populations et de devenir le centre de référence européen en Géroscience.

Un patient Parkinsonien entreprend le tour du monde à la voile 

Le 10 septembre dernier a retenti le “top départ” des quatorze monocoques participant à l’Ocean Globe Race 2023, une course à voile en équipage autour du monde. A bord du voilier Neptune, deux personnages : le Dr Tanneguy Raffray, ophtalmologue à la retraite, et Bertrand Delhom, ancien moniteur de voile atteint de la maladie de Parkinson. Leur aventure, jalonnée de nombreux défis, est suivie de près par plusieurs professionnels de santé du CHU de Rennes, dont l’avis est à entendre dans le podcast “Qui ose vivra !”