Une équipe mobile psychiatrie – précarité EMPP

Auteur /Etablissement :
A Nice, une Equipe Mobile assure la prise en charge des personnes en situation de précarité et d'exclusion lorsque celles-ci présentent une pathologie psychiatrique préexistante, une décompensation ou une symptomatologie réactionnelle à la précarité.

A Nice, une Equipe Mobile assure la prise en charge des personnes en situation de précarité et d’exclusion lorsque celles-ci présentent une pathologie psychiatrique préexistante, une décompensation ou une symptomatologie réactionnelle à la précarité.
L’équipe mobile psychiatrie – précarité (EMPP) raccourcit le délai d’évaluation et de traitement de ces personnes. Par un lien social étroit déployé au plus près des patients précaires, l’EMPP apporte des réponses rapides de proximité en s’appuyant sur analyse conjointe des situations avec les professionnels du secteur et  une concertation avec les équipes concernées. Elle évite une aggravation de l’état de ces patients ou des errances thérapeutiques;
Ses interventions peuvent se situer soit au Centre communal d’action sociale (CCAS) de la ville de Nice qui a passé une convention avec le CHU, soit dans l’une des associations prenant en charge des personnes en situation de précarité, soit dans la rue en coordination avec le Samu Social ou bien à la Policlinique de l’hôpital Saint Roch où une consultation EMPP est ouverte.
L’EMPP soutient aussi les membres les professionnels en première ligne, ceux du CCAS et ceux des associations, soumis à de fortes tensions psychiques.

L’équipe mobile psychiatrie – précarité (EMPP) : données repères
Expertise de l’EMPP : analyse des demandes et des pratiques, supervision des filières, dépistage précoce des pathologies psychiques ou psychosociales afin de prévenir chez les personnes en situation de précarité la survenue d’une décompensation dont les manifestations peuvent aller du repli sur soi autistique à la plus grande violence auto ou hétéro agressive.

Placée sous la responsabilité du Dr Patrick Martinez  l’EMPP est coordonnée par leDr Frédéric Jove. Lors du dernier semestre 2012, l’EMPP a traité des patients de tout âge à Nice. Elle a effectué  plus de 400 entretiens psychiatriques  et plus de 1 300 actes mais les besoins sont bien supérieurs.
A noter que les urgences psychiatriques sont toujours assurées par le Centre d’Accueil Psychiatrique et les soins de droit commun. Quant au suivi, il relève des Centres Médico-Psychologiques.

À lire également

Cancer du poumon : une première bronchoscopie robotisée au CHU de Rouen

Le Pr Samy Lachkar, responsable de l’unité d’endoscopie respiratoire de Pneumologie du CHU de Rouen, a réalisé avec succès la première bronchoscopie robotisée au sein de l’établissement. Une innovation technologique importante dans la détection et le diagnostic précoce du cancer du poumon, l’un des cancers les plus meurtriers en France.

Le CHU de Rennes à la pointe de la génomique diagnostique

Avec l’acquisition d’un séquenceur « Long-read » de nouvelle génération financé grâce à la générosité des donateurs et mécènes du Fonds de dotation Nominoë, les équipes de génétique moléculaire et génomique et de cytogénétique du CHU de Rennes voient désormais différemment le génome de leurs patients en accédant à des régions jusqu’ici inaccessibles. Cet investissement de 900 000 euros augmente de manière significative les capacités de diagnostic de l’établissement et ouvre des perspectives inédites pour la recherche en génétique.

Endométriose : les 3 CHU du Grand Est au cœur d’un nouveau dispositif régional

Pathologie chronique encore insuffisamment diagnostiquée, l’endométriose touche près de 10 % des femmes en France, soit entre 1,5 et 2,5 millions de patientes. Elle se manifeste par des douleurs parfois invalidantes, peut impacter la fertilité et reste marquée par un délai de diagnostic moyen estimé à sept ans. Face à cet enjeu majeur de santé publique, le ministère de la Santé a lancé en 2022 une stratégie nationale visant à structurer la prise en charge, renforcer la recherche et réduire les délais diagnostiques. C’est dans ce cadre que s’inscrit la création du dispositif régional EndoGrandEst, porté par les CHU de Strasbourg, Nancy et Reims.

Myélome multiple, le CHU de Nantes au cœur de la recherche clinique pour faire progresser les traitements

Publiés le 29 mai 2026 dans la prestigieuse revue scientifique The New England Journal of Medicine par le Pr Cyrille Touzeau, les résultats d’un essai clinique international impliquant 162 centres, démontrent l’intérêt d’une immunothérapie par Teclistamab1 dès la première récidive de la maladie chez les patients atteints de myélome multiple2. Egalement présentés à l’occasion du congrès de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), les résultats d’une étude clinique ayant évalué un traitement précoce par Elranatamab chez des patients atteints d’un myélome multiple pas encore symptomatique3, soulignent l’intérêt de ces nouvelles immunothérapies par anticorps bispécifiques pour le traitement du myélome.