Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

Une unité hospitalo-universitaire de chirurgie-dentaire contre la désertification médicale

Former de jeunes chirurgiens-dentistes à Caen et les inciter à s’installer en Basse-Normandie tel est le pari relevé par le CHU de Caen, la faculté d’odontologie de Rennes, représentée par sa doyenne Mme Anne Dautel et le conseil de l’ordre des chirurgiens-dentistes, représenté par son président Monsieur Richard Bredeche. Avec un taux de 3 427 habitants par cabinet dentaire, la Basse-Normandie figure en effet parmi les régions françaises les moins bien dotées (vingtième rang sur vingt deux)*.

Former de jeunes chirurgiens-dentistes à Caen et les inciter à s’installer en Basse-Normandie tel est le pari relevé par le CHU de Caen, la faculté d’odontologie de Rennes, représentée par sa doyenne Mme Anne Dautel et le conseil de l’ordre des chirurgiens-dentistes, représenté par son président Monsieur Richard Bredeche. Avec un taux de 3 427 habitants par cabinet dentaire, la Basse-Normandie figure en effet parmi les régions françaises les moins bien dotées (vingtième rang sur vingt deux)*.
Un déficit de professionnels qui pénalise la population lui imposant des délais d’attente de plus en plus longs pour un rendez-vous et des distances de plus en plus grandes pour se rendre à une consultation dentaire. Quant aux praticiens de secteur 1, ils se font de plus en plus rares…
 
Pallier l’absence d’attractivité et lutter contre la désertification
Chaque année la vingtaine d’étudiants lauréats du concours de fin de 1ère année commune des études de santé (PACES) à la Faculté de Médecine de Caen quittaient chaque année la région pour suivre leurs études en odontologie à la Faculté de Chirurgie-Dentaire de Rennes et ne revenaient jamais s’y installer. Pour les inciter à rester dans le Calvados, le CHU de Caen et la Faculté de Rennes ont porté ensemble l’ambitieux projet de créer au CHU de Caen une unité d’odontologie moderne et attractive pour de futurs praticiens. 
Offrir une palette complète de soins dentaires à la population
Installée au 14 étage, à proximité du service de chirurgie maxillo-faciale, l’unité d’odontologie du CHU offre aux patients une palette complète de soins : soins dentaires classiques, prothèses, implants, jusqu’à la greffe osseuse avec le concours des chirurgiens maxillo-faciaux. Les 6 fauteuils de la nouvelle unité sont ouverts à toute personne nécessitant des soins dentaires, quel que soit son âge, de 8h30 à 18h30 du lundi au vendredi.  Des soins spécifiques peuvent également être réalisés au CHU par les praticiens de l’unité, comme les soins aux enfants ou aux personnes handicapées.
L’équipe, intégrée au service de chirurgie maxillo-faciale du Pr Hervé Bénateau, est composée d’étudiants de dernière année de la Faculté d’odontologie de Rennes, encadrés par les chirurgiens-dentistes du CHU, Dr Pierre Cornilliet et Dr Guner Dogan et des chirurgiens-dentistes de ville.
Cette initiative a bénéficié du soutien déterminant des Présidents des Universités de Caen et de Rennes, du Doyen de la faculté de médecine de Caen, du conseil de l’ordre des chirurgiens-dentistes, du conseil économique, social et environnemental (CESER) de Basse-Normandie, et de l’appui financier du conseil régional de Basse-Normandie à hauteur de 220 000 euros.

*Source : OPCA PL 2010, Traitement Pollen conseil

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

A Reims, des Logisti-soins libèrent du temps aux soignants

A l’écoute de ses soignants, le CHU de Reims mise sur le déploiement d’un nouveau métier au cœur de son Nouvel Hôpital : le logisti-soins. Gestionnaire des activités de restauration, des consommables et de la maintenance du matériel biomédical, celui-ci vise une amélioration nette de la répartition du travail. Entièrement adoptée par les équipes soignantes, cette réorganisation optimise le soin et dégage ainsi un temps indispensable tant aux soignants qu’aux patients.

L’APHM élabore un kit d’urgence pour les missions spatiales 

Le service de Radiologie Interventionnelle de l’Hôpital de la Timone (AP-HM) s’implique dans le partenariat entre le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES), l’Institut de Médecine et Physiologie Spatiale (MEDES) et la Société Française de Radiologie (SFR). Afin d’améliorer la sécurité des astronautes lors des missions spatiales, douze équipes de radiologues ont travaillé sur la conception d’un kit médical d’urgence prenant en charge plus d’une dizaine de pathologies différentes.

A Nantes, un vers marin contribue à sauver un grand brûlé

L’été dernier, le CHU de Nantes a accueilli un patient brûlé sur 85% de son corps. Face à un pronostic vital engagé et à une absence d’alternative, les médecins ont alors demandé l’accord de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) pour utiliser un pansement oxygénant à base de ver marin (Arenicola Marina) et tenter de le sauver. Si ce produit est encore en phase expérimentale, les résultats semblent prometteurs. Nous avons interrogé le Pr Pierre Perrot, Chef de service du Centre des brûlés du CHU de Nantes, sur cette première.