Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

Vedia System Etoilé une recherche qui conjugue progrès technique et design

Avec 700 000 décès par an en Europe, dont 60 000 en France, l'arrêt cardio-respiratoire est l'une des premières causes de mortalité dans le monde. Parmi les gestes qui sauvent, les secouristes pratiquent une ventilation artificielle du patient effectuée à l’aide d’un ballon auto remplisseur à valve unidirectionnelle (BAVU). Mais cette procédure, essentielle à la survie de la personne en détresse respiratoire, est délicate : la quantité d'air insufflé doit être en adéquation avec les caractéristiques pulmonaires du patient ; les insufflations doivent être régulières, suffisamment espacées et sans fuite d'air. Mal pratiquée, elle peut s'avérer inutile, causer des lésions pulmonaires et aggraver l'état clinique du patient. Pour prévenir ces risques, le docteur Abdo Khoury, médecin urgentiste au CHRU de Besançon, a imaginé un dispositif intelligent de diagnostic et d'aide à la ventilation manuelle : « VEDIA System ».

Avec 700 000 décès par an en Europe, dont 60 000 en France, l’arrêt cardio-respiratoire est l’une des premières causes de mortalité dans le monde. Parmi les gestes qui sauvent, les secouristes  pratiquent une ventilation artificielle du patient effectuée à l’aide d’un ballon auto remplisseur à valve unidirectionnelle (BAVU). Une intervention qui peut être réalisée après avoir libéré les voies aériennes. Mais cette procédure, essentielle à la survie de la personne en détresse respiratoire, est délicate : la quantité d’air insufflé doit être en adéquation avec les caractéristiques pulmonaires du patient ; les insufflations doivent être régulières, suffisamment espacées et sans fuite d’air. Mal pratiquée, elle peut s’avérer inutile, causer des lésions pulmonaires et aggraver l’état clinique du patient.  Pour prévenir ces risques, le docteur Abdo Khoury, médecin urgentiste au CHRU de Besançon, a imaginé un dispositif intelligent de diagnostic et d’aide à la ventilation manuelle : « VEDIA System ». 
Technologie et design pensés simultanément
Vedia system permet de guider la ventilation et d’indiquer aux médecins, secouristes ou pompiers les bons volumes à insuffler aux patients ; il permet également d’évaluer la qualité de la ventilation en temps réel. Ainsi l’opérateur peut ajuster en conséquence les pressions qu ‘il exerce sur le ballon et pratiquer une ventilation manuelle adaptée et optimale.

Pour mettre au point cette nouvelle technologie, le docteur Abdo Khoury a travaillé au sein du CHU, en collaboration avec Alban De Luca et Fatimata Seydou Sall, ingénieurs de recherche au Centre d ‘Investigation Clinique.  
L’appareil a été développé en étroite avec les sociétés bisontines Polycaptil FCE et Alcis pour l’aspect technique. Quant au design, il a été confié à l’agence EDDS Design afin de répondre notamment aux attentes des secouristes en termes d’ergonomie, le design de ce dispositif.
L’efficacité de Vedia System reconnue par un label
Les tests menés sur banc d’essai au sein du CHRU de Besançon ont montré une amélioration de la ventilation manuelle passant à plus de 95% de cycles efficaces contre 7 à 10 % sans Vedia System.  
Cette innovation a reçu en juillet dernier le LABEL 2017 de l’Observeur du design décerné par l’Agence pour la Promotion de la Création Industrielle (APCI). Ce 16 décembre, lors de la soirée parrainée par le ministère de l ‘Economie et des Finances et celui de la Culture et de la Communication, Vedia System a été reconnu comme l’une des réalisations labellisées les plus remarquables et a ainsi été Étoilé par un jury, composé de professionnels du design et d’experts. 
Cette reconnaissance porte sur tous les aspects du design d’un dispositif innovant, incluant son ergonomie, sa facilité d’utilisation, le respect de l’environnement… et les défis techniques et technologiques qui ont été relevés pour concevoir et dessiner un produit à haute valeur ajoutée, capable d’être utilisé dans toutes les situations cliniques rencontrées. 
Ce projet a obtenu le soutien du Fonds européen  de développement économique et régional (FEDER), le Conseil Régional (BPI  France), le Grand Besançon (BPI France), le Département du Doubs.
Ce dispositif innovant, dont le concept et le design ont été validés, est actuellement en cours de marquage CE pour une mise sur le marché début 2018 en vue de l’utilisation en routine chez les patients. 

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Le rôle d’un centre antipoison : tout ce qu’il faut savoir 

Dans le cadre de notre série de reportages au CHU d’Angers, nous avons rencontré le responsable du Centre Antipoison et Toxicovigilance du Grand Ouest, le Pr Alexis Descatha. Intoxications, serpents exotiques, veille national champignons… ce dernier a accepté de nous parler des différentes missions de son service.

HAVISAINES : Le CHU d’Angers vise la bonne santé de ses agents

Depuis l’an dernier, le CHU d’Angers déploie HAVISAINES, un dispositif de promotion de la santé à destination de ses professionnels. Au micro de CHU Média, le Pr Alexis Descatha, médecin porteur du programme, revient notamment sur les quatre piliers sur lesquels ce dispositif repose : sport, alimentation, alcool, tabac.

Violences : fin de l’omerta à l’hôpital

La semaine dernière, la Conférence des Doyens de facultés de médecine a publié un communiqué de presse co-signé avec l’Assistance Publique Hôpitaux de Paris (APHP), annonçant un engagement commun dans la lutte contre les violences au travail. Une déclaration qui fait suite aux récentes accusations de violences morales et sexuelles de Karine Lacombe à l’encontre du médecin urgentiste Patrick Pelloux.

L’ICI, nouveau temple de la cancérologie

Le CHU de Brest vient d’inaugurer son nouvel Institut de Cancérologie et d’Imagerie, surnommé ICI. Ce centre, promesse d’un hôpital centré sur l’humain et doté d’une technologie de pointe, est amené à devenir l’un des fers de lance européens dans le traitement du cancer, avec une capacité de 50 000 patients par an.

Dossier : La maladie de Parkinson 

Décrite pour la première fois dans An Essay on the Shaking Palsy (1817) par James Parkinson, un médecin anglais, la maladie de Parkinson, mentionnée souvent en abrégé « Parkinson », est une maladie neurodégénérative irréversible d’évolution lente. La maladie s’installe ainsi au cours d’une longue phase asymptomatique de plusieurs années. Les premiers symptômes ne se font en effet ressentir que lorsque 50 à 70% des neurones dopaminergiques du cerveau sont détruits. Ils se déclarent essentiellement progressivement sous la forme d’un tremblement de repos, d’un ralentissement des mouvements et d’une raideur musculaire. Néanmoins, de nombreux troubles moteurs et non moteurs peuvent s’ajouter à la liste, devenant de réels handicaps dans le quotidien de ceux qui la subissent.