"Bonjour Bernard, Avez vous pensé à votre médicament ? Bonne journée" – Aide à la bonne observance des traitements médicamenteux, ces SMS sont autant de pense-bêtes adressés aux patients suivis en consultation antiplaquettaire. Une initiative unique en France déployée par le service de cardiologie de l’hôpital de la Timone, dirigé par le Pr Jean-Louis Bonnet, en collaboration avec l’Observatoire Régionale de la Santé et le laboratoire d’hématologie de l’hôpital de la Timone.
Chaque jour depuis juin 2011, le service de cardiologie interventionnelle envoie un SMS aux patients ayant subi une angioplastie coronaire (pose d’un « Stent », sorte de ressort utilisé pour dilater les artères) afin de leur rappeler qu’ils doivent prendre leur traitement antiagrégant plaquettaire.
Ce nouvel usage des technologies de l’information et de la communication au service de la santé vise à faire diminuer le nombre de patients qui ne respecte plus ou seulement partiellement les prescriptions médicales – le service de cardiologie a évalué à 15% le nombre de patient qui stoppe la prise d’aspirine. Or sans ce traitement, le risque d’infarctus est multiplié par 50 après la pose d’un « Stent ». C’est pourquoi tous les patients porteurs d’un stent sont destinataires de cette communication.
Déjà plus de 30 malades ont bénéficié de cette "aide à la compliance" et les retours sont très positifs selon leur famille et les praticiens de ville. Plus de 15 modèles de SMS sont disponibles, histoire de varier les messages.
L’éducation thérapeutique aide les patients à acquérir ou maintenir les compétences nécessaires pour vivre au mieux avec une maladie chronique. Elle fait partie intégrante et de façon permanente de sa prise en charge. Ce processus continu d’apprentissage et de soutien psychosocial reconnaît au patient une place prépondérante en tant qu’acteur de sa santé au quotidien.

Les Hospices Civils de Lyon se dotent d’un entrepôt de données de santé
Comme d’autres grands hôpitaux, le CHU lyonnais a annoncé rentrer dans une nouvelle ère en se dotant d’un entrepôt de données de santé. Ce dernier doit, entre autres, favoriser le permettre le développement d’études multicentriques, l’accélération de la recherche et de l’innovation, et le renforcement de la qualité des soins.



