Métabolisme du calcium et du phosphore : nouveau centre de référence

Auteur /Etablissement :
Le 3 mai 2007, le ministère de la santé et des solidarités publiait un arrêté officialisant la création d'un centre de référence pour les maladies rares du métabolisme du calcium et du phosphore de l'enfant au CHU de Limoges. Une reconnaissance et un aboutissement pour les professionnels qui travaillent depuis près de 10 ans sur ce sujet.

Le 3 mai 2007, le ministère de la santé et des solidarités publiait un arrêté officialisant la création d’un centre de référence pour les maladies rares du métabolisme du calcium et du phosphore de l’enfant au CHU de Limoges. Une reconnaissance et un aboutissement pour les professionnels qui travaillent depuis près de 10 ans sur ce sujet.

En 1998, Anne Lienhardt-Roussie prépare son agrégation de Pédiatrie à la faculté de médecine et pharmacie de Limoges quand elle prend en charge une famille atteinte d’hypocalcémie de transmission dominante ; son intérêt pour ces anomalies du calcium l’amène à développer en France et en Europe l’étude de certains gènes impliqués dans ces anomalies et en permettre alors plus facilement le diagnostic moléculaire.

Car si les maladies du métabolisme phosphocalcique de l’enfant sont des maladies rares, pour la plupart génétiques, elles sont encore généralement peu ou mal connues.

Calcium et phosphore sont 2 ions indispensables à la vie quotidienne qui, déficients ou en excès, ouvrent sur un champs de pathologies extrêmement variées :
Le manque de calcium ou hypocalcémie (qui peut se traduire par des convulsions, des états de fatigue, des crampes musculaires…), l’excès de calcium ou hyper calcémie (qui peut être gravissime chez le nouveau-né puis provoque vomissements et anorexie chez l’enfant plus grand voire un retard du développement intellectuel), le manque de phosphore ou hypo-phosphatémie (entraînant troubles de la croissance, déformations osseuses, principalement chez l’enfant, une pseudo myopathie …), un excès de phosphore ou hyperphosphatasie (responsable de troubles du rythme cardiaque, d’insuffisance rénale…), l’excrétion urinaire excessive de calcium ou hyper calciurie (cause de calculs voire d’insuffisance rénale).

Il existe bien des traitements médicamenteux symptomatiques pour enrayer ces symptômes, mais ceux-ci ne guérissent pas la maladie, et peuvent parfois avoir des conséquences graves s’ils sont mal adaptés ou mal contrôlés.

Des centres coordonnés
Du fait de la rareté des toutes ces pathologies et de leur grande variabilité clinique, diagnostic moléculaire, traitement, prise en charge des patients nécessitent donc une expertise particulière et une coordination sur le plan national de l’ensemble des médecins compétents. La coordination des 4 centres français référents aujourd’hui (Limoges, Paris, Rouen, Toulouse) est à présent assurée en collégialité par Paris et Limoges.

Leur objectif est de :
– faciliter l’accès au diagnostic et au soin ;
– monter des référentiels de diagnostique et de thérapeutique nationaux ;
– créer des unités de consultation.

Le site Limousin développé grâce au Pr Anne Lienhardt-Roussie (par ailleurs membre du CAP*), a un domaine d’excellence dans les dysfonctionnements du récepteur calcium de l’enfant et s’appuie sur le savoir-faire en biologie moléculaire de l’équipe du Pr Michel Rigaud au sein du CHU de Limoges équipe qui a une reconnaissance nationale et européenne en terme de demandes d’analyses.

Cette labellisation ministérielle du centre de référence de Limoges accorde donc une reconnaissance forte à son équipe mais représente aussi un espoir d’avoir de nouveaux financements pour poursuivre et développer ses actions.

* CAP : groupe d’étude du métabolisme du CAlcium en Pédiatrie, affilié à la Société Française de Pédiatrie.

Contacts
Coordinateurs nationaux :
– Pr Lienhardt- Roussie, hôpital de la mère et de l’enfant, CHU Limoges
05 55 05 63 58
– Pr Linglart, hôpital Saint Vincent de Paul, Paris
01 58 41 41 41

À lire également

Déficit des CHU, le grand paradoxe

Dans un communiqué datant du 3 juillet dernier, les trois conférences CHU ont publié les résultats budgétaires 2025. Avec un niveau de déficit quatre fois plus important qu’en 2021 malgré une activité record, les CHU appellent à un redressement des tarifs de séjours.

Les CHU de Montpellier, Toulouse et Bordeaux lancent un centre d’excellence en cancérologie pédiatrique

Chaque année en France, plus de 2 200 enfants et adolescents sont diagnostiqués d’un cancer. Si les taux de survie dépassent aujourd’hui 80 %, les rechutes et les séquelles à long terme restent un défi majeur pour la recherche médicale. Dans ce contexte, les CHU de Montpellier, Toulouse et Bordeaux, aux côtés de l’Oncopole Claudius Regaud et de leurs partenaires, lancent CIRCLE, un centre de recherche d’excellence dédié aux cancers pédiatriques.

Le CHU de Poitiers s’équipe du Biograph Vision Quadra, une innovation majeure en imagerie médicale

Le CHU de Poitiers et Siemens Healthineers France ont signé le 25 juin une convention historique pour l’acquisition du Biograph Vision Quadra, TEP/TDM de dernière génération. Cet équipement sera fonctionnel début 2027 au sein de l’extension du pôle régional de cancérologie du CHU, marquant une étape clé dans l’excellence clinique et scientifique de l’établissement. Ce projet représente un investissement de 9,5 millions d’euros pour l’acquisition et l’installation de l’équipement au cœur même du pôle régional de cancérologie.

Don d’organes : opération sensibilisation au CHU de Nîmes 

À l’occasion de la Journée nationale du don d’organes, le CHU de Nîmes, centre reconnu pour les prélèvements d’organes et de tissus, poursuit son engagement en faveur de cet enjeu majeur de santé publique. Comme dans d’autres grands établissements hospitaliers, les équipes de la Coordination Hospitalière des Prélèvements d’Organes et de Tissus (CHPOT) se sont mobilisées pour informer, sensibiliser et rappeler l’importance d’un geste solidaire qui permet chaque année de sauver des milliers de vies.