L’usager, son représentant et l’hôpital

Auteur /Etablissement :
La fracture ouverte entre pratique publique et pratique libérale à l'hopital ,repère brouillé pour les personnes en demande de soins et ceux qui les représentent.

Un récent appel à la grève dans les hôpitaux a eu pour motif entre autres, qu’une part complémentaire de rémunération sera variable en fonction de l’activité de l’équipe de chirurgie ce qui est jugé comme étant anti-déontologique. Et pourtant il y a bien des praticiens qui exercent une activité libérale en milieu hospitalier sous la double condition de ne pas y consacrer plus de 20% de leur service hospitalier hebdomadaire et que le nombre d’actes effectués soit inférieur au nombre d’actes effectués au titre de l’activité publique. (JO du 28 avril 2001)
Ce contrat permet à un praticien qui le souscrit de faire autant d’actes dans sa journée libérale que pendant ses quatre jours d’activité publique. Sans discuter cette disposition législative qui a pour but d’éviter l’évasion des praticiens vers le privé ou même à l’étranger j’avoue que le représentant des usagers que je suis éprouve un malaise :
• Il est plus facile d’obtenir un rendez vous dans un délai rapproché en pratique libérale.
• De plus lorsque l’hôpital se dote d’équipements de pointe coûteux et performants il les cofinance avec le privé et en partage avec lui le temps d’utilisation. C’est dans le privé que l’on aura un rendez vous dans le plus bref délai.
Le représentant des usagers dont le rôle est de se mettre dans la situation des personnes en demande de soins est soumis à la tendance qui s’accentue :
Au prix d’une certaine une inégalité à leur accès l’hôpital augmente globalement l’offre de soins, quantitativement et qualitativement, ce dont on se réjouirait s’il n’y avait pas la question : « L’hôpital est-il toujours l’hôpital ?»

Jean Boyet (La Réunion)

À lire également

Déficit des CHU, le grand paradoxe

Dans un communiqué datant du 3 juillet dernier, les trois conférences CHU ont publié les résultats budgétaires 2025. Avec un niveau de déficit quatre fois plus important qu’en 2021 malgré une activité record, les CHU appellent à un redressement des tarifs de séjours.

Les CHU de Montpellier, Toulouse et Bordeaux lancent un centre d’excellence en cancérologie pédiatrique

Chaque année en France, plus de 2 200 enfants et adolescents sont diagnostiqués d’un cancer. Si les taux de survie dépassent aujourd’hui 80 %, les rechutes et les séquelles à long terme restent un défi majeur pour la recherche médicale. Dans ce contexte, les CHU de Montpellier, Toulouse et Bordeaux, aux côtés de l’Oncopole Claudius Regaud et de leurs partenaires, lancent CIRCLE, un centre de recherche d’excellence dédié aux cancers pédiatriques.

Le CHU de Poitiers s’équipe du Biograph Vision Quadra, une innovation majeure en imagerie médicale

Le CHU de Poitiers et Siemens Healthineers France ont signé le 25 juin une convention historique pour l’acquisition du Biograph Vision Quadra, TEP/TDM de dernière génération. Cet équipement sera fonctionnel début 2027 au sein de l’extension du pôle régional de cancérologie du CHU, marquant une étape clé dans l’excellence clinique et scientifique de l’établissement. Ce projet représente un investissement de 9,5 millions d’euros pour l’acquisition et l’installation de l’équipement au cœur même du pôle régional de cancérologie.

Don d’organes : opération sensibilisation au CHU de Nîmes 

À l’occasion de la Journée nationale du don d’organes, le CHU de Nîmes, centre reconnu pour les prélèvements d’organes et de tissus, poursuit son engagement en faveur de cet enjeu majeur de santé publique. Comme dans d’autres grands établissements hospitaliers, les équipes de la Coordination Hospitalière des Prélèvements d’Organes et de Tissus (CHPOT) se sont mobilisées pour informer, sensibiliser et rappeler l’importance d’un geste solidaire qui permet chaque année de sauver des milliers de vies.