COVID-19 : création d’une indemnité exceptionnelle pour les étudiants infirmiers mobilisés

Auteur /Etablissement :
Olivier Véran et Frédérique Vidal mettent en place une indemnité exceptionnelle pour les étudiants en soins infirmiers mobilisés pendant leurs stages dans la lutte contre la covid-19. Le gouvernement mobilise ainsi 20 millions d’euros dans le cadre du projet de loi de finances de la sécurité sociale rectificatif 2020 pour la mise en place de cette indemnité.

Olivier Véran et Frédérique Vidal mettent en place une indemnité exceptionnelle pour les étudiants en soins infirmiers mobilisés pendant leurs stages dans la lutte contre la covid-19. Le gouvernement mobilise ainsi 20 millions d’euros dans le cadre du projet de loi de finances de la sécurité sociale rectificatif 2020 pour la mise en place de cette indemnité.
Lors du Ségur de la santé, Olivier Véran s’était engagé avec les principales organisations représentatives des étudiants paramédicaux à une revalorisation des indemnités de stage des étudiants en soins infirmiers, en masso-kinésithérapie, manipulateurs en électroradiologie médicale et ergothérapie, à hauteur de 20% au 1er janvier 2021.

136.5 euros par semaine de mobilisation

En complément de la revalorisation des indemnités de stage qui interviendra au 1er janvier 2021, le gouvernement crée une indemnité exceptionnelle de stage supplémentaire destinée aux étudiants en soins infirmiers de 2ème et 3ème années mobilisés en renfort dans les établissements de santé et médico-sociaux pour lutter contre l’épidémie. Ce complément se traduit par la majoration exceptionnelle des indemnités de stage durant la période de l’état d’urgence sanitaire permettant de parvenir à un montant de 136.5 euros/semaine de mobilisation. Les étudiants concernés percevront cette indemnité exceptionnelle avant la fin de l’année.
Par cette mesure mise en place dès maintenant par les agences régionales de santé, le gouvernement souhaite soutenir tout particulièrement les étudiants en soins infirmiers fortement impliqués durant leurs stages auprès des soignants et des patients.

Un engagement reconnu et valorisé

« Notre système de santé fait à nouveau face à une pression épidémique exceptionnelle qui nécessite la mobilisation de toutes ses forces, a déclaré Olivier Véran, dans le communiqué publié ce mardi 10 novembre. Le rôle que jouent les étudiants en soins infirmiers dans la prise en charge des patients par nos établissements de santé est précieux, qu’il s’agisse de patients Covid-19 ou souffrant d’autres pathologies. Leur engagement dans cette période difficile devait être reconnu et valorisé. C’est le choix que nous faisons. »
L’arrêté relatif à cette indemnisation exceptionnelle a été publié ce jour, cumulable avec l’indemnité de stage des étudiants en soins infirmiers définissant un montant hebdomadaire de 98.5 euros en 2ème année et 86.5 euros en 3ème année de formation.

Ainsi les étudiants en soins infirmiers intervenant en renfort sur des missions d’aide-soignant pendant leur formation, seront rémunérés à hauteur de 136,5 euros par semaine de mobilisation (soit environ 550 euros si la mobilisation est d’une durée d’un mois) ce qui représente un engagement substantiel du gouvernement pour reconnaitre l’engagement des étudiants infirmiers dans la gestion de la crise épidémique.

Un vadémécum sur la mobilisation des professionnels de santé

Le ministre des solidarités et de la santé tient à rappeler qu’un vadémécum spécifique sur la mobilisation des professionnels de santé et des étudiants en santé a été diffusé aux agences régionales de santé ainsi qu’aux établissements de santé et médico-sociaux. Les agences régionales de santé sont chargées de structurer la mobilisation sur leurs territoires en lien étroit avec les établissements bénéficiaires, les responsables académiques des formations et les représentants des étudiants en santé en veillant à maintenir autant que possible les périodes de formation des étudiants en santé.

« La mobilisation, qui se veut provisoire, des étudiants en soins infirmiers qui ne comptent pas leurs heures ni leur dévouement en cette période de crise sanitaire est exceptionnelle. Je tiens à les en remercier sincèrement. Ils sont la preuve d’une solidarité à toute épreuve, et cette indemnité exceptionnelle est une façon de leur montrer que le gouvernement est à leur écoute et à leurs côtés en ce contexte si particulier», a souligné Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.
Betty Mamane

À lire également

Déficit des CHU, le grand paradoxe

Dans un communiqué datant du 3 juillet dernier, les trois conférences CHU ont publié les résultats budgétaires 2025. Avec un niveau de déficit quatre fois plus important qu’en 2021 malgré une activité record, les CHU appellent à un redressement des tarifs de séjours.

Les CHU de Montpellier, Toulouse et Bordeaux lancent un centre d’excellence en cancérologie pédiatrique

Chaque année en France, plus de 2 200 enfants et adolescents sont diagnostiqués d’un cancer. Si les taux de survie dépassent aujourd’hui 80 %, les rechutes et les séquelles à long terme restent un défi majeur pour la recherche médicale. Dans ce contexte, les CHU de Montpellier, Toulouse et Bordeaux, aux côtés de l’Oncopole Claudius Regaud et de leurs partenaires, lancent CIRCLE, un centre de recherche d’excellence dédié aux cancers pédiatriques.

Le CHU de Poitiers s’équipe du Biograph Vision Quadra, une innovation majeure en imagerie médicale

Le CHU de Poitiers et Siemens Healthineers France ont signé le 25 juin une convention historique pour l’acquisition du Biograph Vision Quadra, TEP/TDM de dernière génération. Cet équipement sera fonctionnel début 2027 au sein de l’extension du pôle régional de cancérologie du CHU, marquant une étape clé dans l’excellence clinique et scientifique de l’établissement. Ce projet représente un investissement de 9,5 millions d’euros pour l’acquisition et l’installation de l’équipement au cœur même du pôle régional de cancérologie.

Don d’organes : opération sensibilisation au CHU de Nîmes 

À l’occasion de la Journée nationale du don d’organes, le CHU de Nîmes, centre reconnu pour les prélèvements d’organes et de tissus, poursuit son engagement en faveur de cet enjeu majeur de santé publique. Comme dans d’autres grands établissements hospitaliers, les équipes de la Coordination Hospitalière des Prélèvements d’Organes et de Tissus (CHPOT) se sont mobilisées pour informer, sensibiliser et rappeler l’importance d’un geste solidaire qui permet chaque année de sauver des milliers de vies.