1ère européenne à Montpellier: le CHU s’équipe une salle de radiologie interventionnelle 4D

Auteur /Etablissement :
Infinix-i 4DCT tel est le nom de ce concentré de technologie installé à l’hôpital Saint Eloi. Spécifiquement dédiée au traitement des tumeurs du foie, cette salle de radiologie est la 1ère d’Europe combinant un équipement d’angiographie de dernière génération, un scanner 4D mobile sur rails, et un écran large.

Infinix-i 4DCT tel est le nom de ce concentré de technologie installé à l’hôpital Saint Eloi. Spécifiquement dédiée au traitement des tumeurs du foie, cette salle de radiologie est la 1ère d’Europe combinant un équipement d’angiographie de dernière génération, un scanner 4D mobile sur rails, et un écran large.
Prête à accueillir 1000 patients par an
Cet espace high tech a pris place au sein du département de Radiologie diagnostique et interventionnelle dirigé par le Pr Boris Guiu, moyennant un investissement de de 2,2 millions d’euros. Il s’agit de la 11ème salle dans le monde intégrant une telle technologie ((7 au Japon, 2 en Corée, 1 aux Etats Unis). 1000 patients y seront pris en charge chaque année dans les meilleures conditions de soins, de sécurité et de confort.

Un équipement précieux en cancerologie
La radiologie interventionnelle regroupe l’ensemble des actes médicaux réalisés par des radiologues et sous contrôle radiologique, permettant le traitement ou le diagnostic invasif de nombreuses pathologies et tout particulièrement les cancers. C’est le développement de cette pratique en cancérologie qui a justifié l’achat de cet équipement. En effet, selon UNICANCER, environ 50% des patients porteurs d’un cancer seront traités au moins une fois dans leur vie par ces techniques de radiologie interventionnelle. De plus, on observe une augmentation majeure des actes et des consultations de radiologie interventionnelle oncologique. Ceux-ci ont progressé  de 400% en 3 ans à l’hôpital Saint-Eloi.
Une réduction des délais de prise en charge
«L’intégration de cette nouvelle salle avant-gardiste au sein du bloc opératoire permet de développer cette activité et de réduire fortement les délais de prise en charge, grâce à la proximité entre le radiologue interventionnel et le médecin anesthésiste-réanimateur. Elle favorisera l’accessibilité des patients à des traitements efficaces et innovants», se félicite le Pr Boris Guiu.
Les possibilités technologiques  apportées par cet équipement unique en Europe offrent de nouvelles possibilités thérapeutiques
De nouvelles perspectives thérapeutiques
Les possibilités technologiques et notamment l’imagerie 4D apportées par cet équipement unique en Europe permettent d’élargir les indications des traitements mini-invasifs à des cas plus complexes, et d’offrir un accès potentiel à tous les patients de la région porteurs de tumeurs du foie dans un délai court. Cette salle permet de réaliser des procédures complexes de radiologie interventionnelle hépatique qui nécessitent tous les moyens de guidage existants comme par exemple les thermoablations hépatiques. Elle offre des possibilités d’imagerie 4D qui ouvrent de nouvelles perspectives thérapeutiques.
Un gain de sécurité pour les patients
Une telle implantation au bloc opératoire permet de mutualiser et de mieux utiliser les ressources car l’anesthésiste travaille désormais dans un même endroit qui contient également le scanner. Cette nouvelle organisation permet de répondre à la demande croissante d’interventions complexes en radiologie interventionnelle hépatique. Cette installation permet également une irradiation moins importante pour le patient.

À lire également

Endométriose : les 3 CHU du Grand Est au cœur d’un nouveau dispositif régional

Pathologie chronique encore insuffisamment diagnostiquée, l’endométriose touche près de 10 % des femmes en France, soit entre 1,5 et 2,5 millions de patientes. Elle se manifeste par des douleurs parfois invalidantes, peut impacter la fertilité et reste marquée par un délai de diagnostic moyen estimé à sept ans. Face à cet enjeu majeur de santé publique, le ministère de la Santé a lancé en 2022 une stratégie nationale visant à structurer la prise en charge, renforcer la recherche et réduire les délais diagnostiques. C’est dans ce cadre que s’inscrit la création du dispositif régional EndoGrandEst, porté par les CHU de Strasbourg, Nancy et Reims.

Myélome multiple, le CHU de Nantes au cœur de la recherche clinique pour faire progresser les traitements

Publiés le 29 mai 2026 dans la prestigieuse revue scientifique The New England Journal of Medicine par le Pr Cyrille Touzeau, les résultats d’un essai clinique international impliquant 162 centres, démontrent l’intérêt d’une immunothérapie par Teclistamab1 dès la première récidive de la maladie chez les patients atteints de myélome multiple2. Egalement présentés à l’occasion du congrès de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), les résultats d’une étude clinique ayant évalué un traitement précoce par Elranatamab chez des patients atteints d’un myélome multiple pas encore symptomatique3, soulignent l’intérêt de ces nouvelles immunothérapies par anticorps bispécifiques pour le traitement du myélome.

Orthopédie : prise en charge des pathologies au CHU de Clermont-Ferrand 

À l’occasion de la Journée mondiale de l’orthopédie, le CHU de Clermont-Ferrand a souhaité mettre en lumière son service de chirurgie orthopédique, capable de prendre en charge l’ensemble des pathologies de l’appareil locomoteur, des plus courantes aux plus complexes. Cette organisation permet de garantir à tous les patients un accès à une expertise médicale et technique de haut niveau, dans le cadre du service public hospitalier.