500ème Vidéo-capsule endoscopique

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Vidéo-capsule endoscopiqueA l'occasion du 500ème patient bénéficiant d'une exploration de son intestin par vidéo-capsule, le CHR Metz-Thionville rappelle la prouesse technologique de miniaturisation que représente cette technique et met l'accent sur l'originalité de sa diffusion au travers du réseau CAPLOR.
A l’occasion du 500ème patient bénéficiant d’une exploration de son intestin par vidéo-capsule, le CHR Metz-Thionville rappelle la prouesse technologique de miniaturisation que représente cette technique et met l’accent sur l’originalité de sa diffusion au travers du réseau CAPLOR. La vidéo-capsule est une mini caméra en forme de gélule que le patient absorbe et qui transmet des images tout au long de son parcours dans l’intestin. Une technique qui remplace avantageusement les endoscopes introduits par l’orifice naturel.

Vidéo-capsule endoscopique
à usage unique

Pour permettre au plus grand nombre de bénéficier de ce progrès, un réseau innovant – il n’en existe que 2 au monde – a été constitué : CAPLOR. Financé à 50% par le Conseil Régional de Lorraine, ce réseau regroupe 1 centre référent coordonnateur (le service d’hépato-gastro-entérologie de l’hôpital Bon-Secours, sous la responsabilité du Docteur Alain Courrier) et plusieurs centres associés. Les patients de la zone sanitaire Nord Lorraine souffrant de maladies de l’appareil digestif n’ont plus besoin de se déplacer exclusivement dans le service d’hépato-gastro-entérologie de l’hôpital Bon-Secours à Metz. Leur examen est réalisé par leur médecin spécialiste traitant ce qui garantit une prise en charge plus efficace et plus homogène. Au bout de 2 ans les résultats montrent que la performance diagnostique de l’examen dans le réseau est équivalente à celle des grands centres mondiaux.

Naissance du réseau CAPLOR
Le coût de l’installation, les difficultés de réalisation et d’interprétation des examens ont limité la diffusion de cette technique à de rares centres dont l’hôpital Bon-Secours à Metz depuis 2001. C’est pourquoi, jusqu’en 2007, les patients de la région Nord Lorraine devaient se rendre à Metz pour bénéficier de cet examen. Dans la plupart des cas un arrêt de travail était nécessaire.

Pour améliorer l’accès à la vidéo-capsule, le Centre Hospitalier Régional Metz-Thionville a initié un réseau hospitalier de santé réunissant le centre référent coordonnateur (le service d’hépato-gastro-entérologie de l’hôpital Bon-Secours à Metz) et des centres associés, (à ce jour, les hôpitaux Saint André et Legouest de Metz, les établissements hospitaliers de Freyming Merlebach, Sarreguemines, et Forbach). Le réseau a bénéficié du soutien du Conseil Régional de Lorraine qui a financé à 50% sa création à hauteur de 75 000 €, dans le cadre du projet de télésanté en Lorraine.

Les centres associés ont déboursé 10 000 € pour l’acquisition de la station d’enregistrement au lieu des 50 000 euros nécessaires pour l’ensemble de l’installation. La formation des équipes soignantes du centre référent coordonnateur a été assurée par le fabricant (Given imaging).

Fonctionnement du réseau
L’examen est effectué par l’équipe soignante dans le service hospitalier prescripteur, proche du domicile du patient. Les données sont ensuite transmises au service d’hépato-gastro-entérologie de l’hôpital Bon-Secours de Metz où elles sont transformées en un support vidéo. Les résultats sont interprétés par le praticien du centre référent et du service prescripteur.

Un plus pour les patients
Les patients vivant dans des régions à faible densité démographique ou isolés géographiquement ont accès, à proximité aux mêmes soins que les citadins. Dans certains cas, ils n’arrêtent pas le travail. Enfin, le délai d’attente dans les centres associés est court, ce qui optimise la performance diagnostique de l’exploration par vidéo-capsule. En effet, l’examen précoce améliore les résultats.

Un plus pour les médecins
Le réseau permet une prise en charge par le médecin traitant. Le travail en commun facilite, au début, la formation à cette technique innovante. Les contacts étroits et réguliers entre les gastro-entérologues de la région, tous types de structures hospitalières, a renforcé la collaboration s’étendant maintenant à l’ensemble de la prise en charge des patients souffrant de maladie de l’appareil digestif.

Un plus pour les hôpitaux
Les investissements nouveaux sont très onéreux et ne pourront pas être acquis par tous les établissements. Un réseau de soin représente une solution bien adaptée sur le plan économique et médical. Le réseau améliore l’offre de soins et valorise l’établissement hospitalier « associé ».

Description de la capsule
La capsule contient une mini-caméra, un système de transmission d’images, un lumière puissante et une batterie sont intégrés dans une gélule de 27x11mm. Absorbée par la bouche, cette capsule progresse dans l’intestin sous l’effet des contractions naturelles. Pendant tout son parcours, la capsule caméra transmet des photographies (2 par secondes) à un enregistreur externe que le patient porte à la ceinture.
Cette capsule est à usage unique. Son coût est de 500 euros + 110 euros pour l’interprétation. Depuis peu, elle est prise en charge à 100 %.

Perspectives de développement
L’exploration de l’intestin est une première étape. L’apparition d’une nouvelle capsule d’exploration du côlon laisse espérer le développement d’une méthode d’exploration du côlon (ou gros intestin) particulièrement importante dans la détection de la maladie cancéreuse colique (un des cancers les plus fréquents en France).
L’exploration par vidéo-capsule, en concurrence avec les images virtuelles par scanner ou IRM, pourrait à terme compléter voire remplacer la coloscopie, exploration endoscopique invasive, pour le diagnostic des maladies du gros intestin.
Par contre, la coloscopie garderait toute sa place pour le traitement non chirurgical des lésions détectées par les autres méthodes d’imagerie.

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