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Au CHU de Poitiers, l’aromathérapie adoucit la fin de vie

Faire appel aux huiles essentielles pour soulager les patients en soins palliatifs souffrant d'une altération de la muqueuse buccale. Tel est le projet mené par l'unité de soins palliatifs du CHU de Poitiers, aujourd'hui doublement récompensé.
Faire appel aux huiles essentielles pour soulager les patients en soins palliatifs souffrant d’une altération de la muqueuse buccale. Tel est le projet mené par l’unité de soins palliatifs du CHU de Poitiers, aujourd’hui doublement récompensé
Le travail de l’équipe soignante de l’unité de soins palliatifs du CHU de Poitiers sur l’aromathérapie vient d’être largement salué. L’étude, portée par Catherine Boisseau, cadre de santé, en concertation avec l’équipe médicale, sur l’efficacité des soins de bouche aux huiles essentielles chez les patients en situation palliative a été saluée successivement par deux prix. 
L’équipe de soignants à l’honneur
Le premier prix a été décerné à un poster illustrant le déroulé de ces recherches, à l’occasion du 6e colloque interrégional de la recherche paramédicale grand Sud-Ouest, organisé à Toulouse le 29 septembre 2016. 
Le second, le Prix d’aromathérapie clinique 2016, était remis à l’équipe de Catherine Boisseau et à l’association Pallium 86 qu’elle préside, le 5 octobre, à Paris. Cette récompense, attribuée lors du symposium Naturactive organisé par la Société française d’ethnopharmacologie, est destinée à favoriser la recherche clinique sur la phytothérapie et l’aromathérapie.
"Ce prix va nous permettre d’obtenir le volume d’huiles essentielles nécessaire à la poursuite du projet, à hauteur de 5 000 euros, se réjouit Catherine Boisseau. La réglementation ne permettant pas au CHU de fournir les huiles essentielles utilisées à l’hôpital, c’est Pallium 86 qui finançait ces produits jusqu’à maintenant." Ce prix met également en valeur "l’équipe des soins palliatifs qui s’investit au quotidien dans la réalisation des soins et la formation à l’emploi des huiles essentielles", souligne-t-elle. Et les initiateurs de ce joli projet de recherche envisage d’étendre encore leurs possibilités. Prochain objectif : décrocher un programme hospitalier de recherche infirmière et paramédicale. La réponse est attendue en décembre.

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