Cancer – radiothérapie : l’hyper précision du CyberKnife®

Auteur /Etablissement :
4ème machine installée en France et 1ère dans un CHU, le CyberKnife® de Tours est opérationnel depuis le 14 juin 2010. Capable d'intervenir sur des tumeurs de moins de 5 cm dans tout le corps le Cyberknife traitera 200 à 300 patients présentant des lésions intracraniennes primitives ou secondaires, des tumeurs du poumon, du foie, des vertèbres, du pancréas, de la prostate et du sein. Son système robotisé télécommandé par ordinateur permet d'administrer une dose élevée de rayonnement. Le traitement peut être renouvelé durant une à cinq séances pratiquées en ambulatoire.Pour acquérir cet équipement hautement performant, le CHU de Tours a investi plus de 6 millions d'euros (dont 4,3 millions d'euros pour l'achat et 1,5 million d'euros pour l'aménagement des locaux dont les murs peuvent atteindre, 1,5m d'épaisseur.)

4ème machine installée en France et 1ère dans un CHU, le CyberKnife® de Tours est opérationnel depuis le 14 juin 2010. Capable d’intervenir sur des tumeurs de moins de 5 cm dans tout le corps le Cyberknife traitera 200 à 300 patients présentant des lésions intracraniennes primitives ou secondaires, des tumeurs du poumon, du foie, des vertèbres, du pancréas, de la prostate et du sein. Son système robotisé télécommandé par ordinateur permet d’administrer une dose élevée de rayonnement. Le traitement peut être renouvelé durant une à cinq séances pratiquées en ambulatoire.Pour acquérir cet équipement hautement performant, le CHU de Tours a investi plus de 6 millions d’euros (dont 4,3 millions d’euros pour l’achat et 1,5 million d’euros pour l’aménagement des locaux dont les murs peuvent atteindre, 1,5m d’épaisseur.)

Bénéfice pour le patient .
Les tissus sains sont préservés grâce à une précision exceptionnelle de 2 à 3 mm par rapport à la position de référence. Au moindre décalage dû, par exemple, aux mouvements respiratoires le bras robotisé sur lequel est monté l’accélérateur va se déplacer pour corriger en temps réel le positionnement du faisceau. La toxicité du produit est donc très limitée. Autre avantage, les complications sont plus rares qu’avec la chirurgie, la chimiothérapie, la radiothérapie (qui concerne plus de 60% des patients souffrant d’un cancer) ou la radiochirurgie classique.

Déroulement des soins
Avant de procéder au traitement d’une tumeur par le système CyberKnife®, il faut en déterminer la taille, la forme et l’emplacement exact. La première étape du traitement est donc la réalisation de clichés de la tumeur par tomodensitométrie haute résolution standard ou, pour certaines tumeurs plus difficiles d’accès, par d’autres techniques d’imagerie (IRM, angiographie ou TEP).
Planification : Préparer l’intervention
À la suite de ces examens, les données d’imagerie sont transférées numériquement au poste de planification du traitement du Système CyberKnife®, d’où le médecin traitant identifie les taille, forme et emplacement exact de la tumeur à cibler ainsi que les structures vitales adjacentes à éviter. Un médecin qualifié et/ou un radiothérapeute utilise alors le logiciel CyberKnife® pour mettre au point un plan de traitement qui définira la dose de rayonnement qui sera délivrée à la tumeur lors du traitement ainsi que les différentes trajectoires choisies afin de cibler la tumeur tout en évitant d’endommager les tissus sains environnants. Dans le cadre du plan de traitement, le logiciel de planification propriétaire du Système CyberKnife® détermine la durée et les angles d’administration des faisceaux de rayonnement.
Traitement : Un rendez-vous comme les autres
Au cours d’une procédure CyberKnife®, le patient est confortablement installé sur la table de traitement. Aucune anesthésie n’est nécessaire car la procédure est non invasive et indolore. Selon le type de tumeur à traiter, l’exposition aux rayonnements dure en général entre 30 et 90 minutes et inclut l’administration de 100 à 200 faisceaux de rayons depuis différentes directions (le robot tourne autour du patient), chacun durant de 10 à 15 secondes. Le traitement peut être réalisé en 1 à 5 séances. Avant l’administration des faisceaux, le système acquiert de nouvelles images radiologiques et les compare aux clichés originaux. Cette approche centrée sur le guidage par imagerie détecte, suit et corrige en continu le mouvement du patient et de la tumeur tout au long du traitement pour garantir un ciblage ultra précis. En général, le patient quitte le centre médical immédiatement après
la fin de la procédure.
Suivi du patient
Le plus couramment, une tomodensitométrie ou un IRM est réalisé dans les semaines ou les mois qui suivent le traitement afin de confirmer la destruction et l’éventuelle élimination de la tumeur ciblée.

Le Système CyberKnife mis au point par la société Accuray associe une technologie de guidage par imagerie continue à un accélérateur linéaire compact capable de se déplacer dans l’espace selon un plan de traitement défini en amont de l’intervention. Ce système dit de « robotique intelligente » est capable de traiter des tumeurs extra- et intracrâniennes en dirigeant de façon très précise les rayonnements de très haute intensité directement vers la tumeur tout en suivant les possibles mouvements de celle-ci en temps réel. La précision unique du Système dans le traitement des tumeurs, que celles-ci soient statiques ou mobiles, permet de préserver les tissus
sains et les organes vitaux.
Le Système CyberKnife est beaucoup plus qu’une alternative non invasive à la radiochirurgie conventionnelle, qui, elle, ne permet de traiter que les lésions intracrâniennes ou lésions cervicales hautes. Par ailleurs, le Système CyberKnife ne nécessite pas l’utilisation de cadres rigides aussi appelés « cadres stéréotaxiques » fixés au crâne du patient pour l’immobiliser et ainsi cibler la tumeur de façon précise.
Le Système de Radiochirurgie Robotisée CyberKnife permet non seulement de cibler partout dans le corps des tumeurs difficilement accessibles par les moyens de chirurgie conventionnels voire inopérables, mais aussi de préserver la qualité de vie des patients. Il ne requiert en effet aucune anesthésie, est indolore et peut être réalisé en consultation externe.
Depuis le lancement de la première génération de Systèmes CyberKnife en 1987, Accuray a installé plus de 200 Systèmes CyberKnife dans le monde1. Ces appareils ont déjà permis de traiter plus de 90 000 patients dont environ 1 300 en France. L’installation des Systèmes CyberKnife et la formation des personnels amenés à les manipuler permettent à Accuray de développer une relation privilégiée avec ses clients. L’écoute des utilisateurs et des patients représente en effet une source intarissable d’informations que les équipes d’Accuray exploitent de façon régulière afin de continuellement améliorer le Système CyberKnife en le rendant ainsi toujours plus simple d’utilisation pour les professionnels de santé, plus efficace et moins contraignant pour les patients.

Coût du Cyberknife
Achat Cyberknife : 4 340 000 €
Maintenance annuelle : 500 000 €
Achat du scanner de repérage (Scanner + station + lasers de simulation virtuelle) : 480 000 €
Maintenance annuelle : 60 000 €
Achat de matériels de radiophysique : 50 000 € – Pas de maintenance.
Achat de mobiliers : 20 000 €
Travaux : 1 500 000
TOTAL : 4 390 000 €
Ce montant concerne exclusivement l’Investissement (avec indication du coût en maintenance).
L’activité induit ensuite des dépenses d’exploitation qui peuvent s’avérer non négligeables comme par exemple l’achat par la Pharmacie de matériels de contention ou de grains d’or utilisés comme points de repère pour certains traitements (environ 20 000 € par an)

À lire également

Déficit des CHU, le grand paradoxe

Dans un communiqué datant du 3 juillet dernier, les trois conférences CHU ont publié les résultats budgétaires 2025. Avec un niveau de déficit quatre fois plus important qu’en 2021 malgré une activité record, les CHU appellent à un redressement des tarifs de séjours.

Les CHU de Montpellier, Toulouse et Bordeaux lancent un centre d’excellence en cancérologie pédiatrique

Chaque année en France, plus de 2 200 enfants et adolescents sont diagnostiqués d’un cancer. Si les taux de survie dépassent aujourd’hui 80 %, les rechutes et les séquelles à long terme restent un défi majeur pour la recherche médicale. Dans ce contexte, les CHU de Montpellier, Toulouse et Bordeaux, aux côtés de l’Oncopole Claudius Regaud et de leurs partenaires, lancent CIRCLE, un centre de recherche d’excellence dédié aux cancers pédiatriques.

Le CHU de Poitiers s’équipe du Biograph Vision Quadra, une innovation majeure en imagerie médicale

Le CHU de Poitiers et Siemens Healthineers France ont signé le 25 juin une convention historique pour l’acquisition du Biograph Vision Quadra, TEP/TDM de dernière génération. Cet équipement sera fonctionnel début 2027 au sein de l’extension du pôle régional de cancérologie du CHU, marquant une étape clé dans l’excellence clinique et scientifique de l’établissement. Ce projet représente un investissement de 9,5 millions d’euros pour l’acquisition et l’installation de l’équipement au cœur même du pôle régional de cancérologie.

Don d’organes : opération sensibilisation au CHU de Nîmes 

À l’occasion de la Journée nationale du don d’organes, le CHU de Nîmes, centre reconnu pour les prélèvements d’organes et de tissus, poursuit son engagement en faveur de cet enjeu majeur de santé publique. Comme dans d’autres grands établissements hospitaliers, les équipes de la Coordination Hospitalière des Prélèvements d’Organes et de Tissus (CHPOT) se sont mobilisées pour informer, sensibiliser et rappeler l’importance d’un geste solidaire qui permet chaque année de sauver des milliers de vies.

Les HCL, premier établissement public autorisé à produire des phages thérapeutiques

Le 28 mai dernier, les Hospices Civils de Lyon ont reçu de la part de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé, l’autorisation de fabrication de Matière Première à Usage Pharmaceutique (MPUP) pour la production de phages thérapeutiques. Cette autorisation est la première délivrée à un établissement de santé. Validant un savoir-faire conforme aux « bonnes pratiques de fabrication », elle va permettre au CHU de Lyon, pionnier dans le domaine, de produire et distribuer des phages de manière sécurisée et à un coût maîtrisé. Historique, cette reconnaissance ouvre la voie à l’instauration, en France, d’une véritable filière publique de phagothérapie, approche thérapeutique considérée comme l’une des plus prometteuses pour lutter contre la progression mondiale de la résistance aux antibiotiques.