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Contrairement au discours ambiant, les CHRU ne vont pas si mal !

Plus de 5 millions d'appels aux Centres 15 des CHRU, plus de 3 millions d'urgences accueillies, 2 800 000 personnes hospitalisées, 120 000 nouveau-nés... Des chiffres qui expriment bien la confiance et l'attachement de la population aux établissements hospitalo-universitaires. A la fois hôpitaux de proximité, d'établissements pivots et de centres de référence, les CHRU abordent confiants les grandes réformes du plan hôpital 2007.

Plus de 5 millions d’appels aux Centres 15 des CHRU, plus de 3 millions d’urgences accueillies, 2 800 000 personnes hospitalisées, 120 000 nouveau-nés… Des chiffres qui expriment bien la confiance et l’attachement de la population aux établissements hospitalo-universitaires. A la fois hôpitaux de proximité, d’établissements pivots et de centres de référence, les CHRU abordent confiants les grandes réformes du plan hôpital 2007.

Leurs projets immobiliers n’ont jamais été aussi nombreux et ambitieux depuis la création des Centres Hospitaliers Régionaux et Universitaires en 1958. En effet, sur les trente et un CHRU, huit programment la reconstruction d’un nouvel hôpital (Amiens, Clermont-Ferrand, Dijon, Metz-Thionville, Nice, Orléans, Toulouse et Tours). Pour d’autres, les travaux ont déjà bien commencé notamment pour Strasbourg qui édifie son Nouvel Hôpital Civil : le plus gros chantier hospitalier de France. Nîmes vient d’inaugurer son nouveau groupe hospitalo-universitaire Carémeau à l’architecture esthétique et fonctionnelle. Marseille entame la restructuration de ses quatre sites.
La liste des projets est longue : 160 ont été répertoriés pour un montant de 3,5 milliards d’euros. Plus des 2/3 de ces investissements seront réalisés avant fin 2007.

Quant aux restructurations par pôles et aux coopérations inter-établissements, même si elles ne peuvent pallier la pénurie de personnels, elles permettent tout de même une organisation plus efficiente des équipes (anesthésistes, chirurgiens, personnels soignants…) et une meilleure utilisation des plateaux techniques.

Les infections nosocomiales demeurent un souci premier et les dernières enquêtes de prévalence fournissent des résultats encourageants.

La recherche clinique et l’innovation apportent chaque année des avancées dans le domaine des diagnostics précoces et traitements ; une contribution essentielle des CHRU au progrès médical que les pouvoirs publics devraient davantage encourager.

Enfin, en cancérologie, la France est en train de rattraper son retard en matière d’équipements de pointe et les CHRU jouent un rôle de premier plan dans ce domaine.

Autre évolution positive qu’il faut souligner : au plus haut niveau Gestionnaires et Médecins travaillent ensemble. Les conférences des Doyens de Faculté de Médecine, des Présidents de Commissions Médicales d’Etablissement et des Directeurs Généraux de CHU , préparent ensemble l’avenir des CHRU. Lors des Assises Hospitalo-Universitaires, qui ont lieu tous les deux ans, ou dans les nombreuses commissions et groupes de travail, la concertation est permanente et augure favorablement la gouvernance rénovée de nos établissements.

Pour toutes ces raisons, il est important de rompre avec le constat de désenchantement que font certains et de regarder objectivement les difficultés mais aussi les nombreux atouts des Centres Hospitaliers Régionaux et Universitaires, pièces maîtresses de notre système de santé et fleurons de la médecine française.

Daniel Moinard
Président de la Conférence des Directeurs Généraux de CHRU

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