Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

Cancer du sein : un diagnostic plus précis et plus sûr grâce aux équipements de pointe

Première cause de mortalité chez la femme, le cancer du sein concerne aujourd'hui 1 femme sur 8. En France, toutes les 12 minutes, une femme reçoit un diagnostic de cancer du sein c'est pourquoi le dépistage demeure une priorité de santé publique. Certains le recommanderaient même dès l'âge de 40 ans. En ce mois d'octobre rose, rappelons qu'officiellement toutes les femmes de 50 à 74 ans sont invitées à réaliser une mammographie tous les 2 ans, gratuitement, dans le cadre du dépistage national organisé.

Première cause de mortalité chez la femme, le cancer du sein concerne aujourd’hui 1 femme sur 8. En France, toutes les 12 minutes, une femme reçoit un diagnostic de cancer du sein c’est pourquoi le dépistage demeure une priorité de santé publique. Certains le recommanderaient même dès l’âge de 40 ans. En ce mois d’octobre rose, rappelons qu’officiellement toutes les femmes de 50 à 74 ans sont invitées à réaliser une mammographie tous les 2 ans, gratuitement, dans le cadre du dépistage national organisé.
Seule technique de dépistage, la mammographie contribue à réduire la mortalité par cancer du sein. L’examen permet de répérer leslésions bien avant qu’elles ne soient palpables et met en évidence des anomalies très fines appelées lésions pré-cancéreuses et qui ont la capacité de se transformer en cancer dans les 2 à 5 ans après leur apparition. Leur découverte permet des traitements adaptés, conservateurs et peu agressifs pour les patientes, avec une guérison certaine.
Le CHRU de Besançon a compris l’enjeu d’un diagnostic et d’un traitement précoce du cancer du sein et propose une consultation pluridisciplinaire dédiée à la pathologie mammaire : médecins radiologues, gynécologues, oncologues, radiothérapeutes et anatomo-pathologistes travaillent ensemble pour une meilleure prise en charge des patientes.

L’achat de deux équipements de pointe, un mammographe numérique à tomosynthèse et un échographe à élastographie quantitative au sein du service de radiologie de l’hôpital Saint-Jacques s’inscrit dans cette dynamique.

Besançon est un des premiers CHU de France a avoir développé simultanément la tomosynthèse en mammographie et l’élastographie quantitative.

Le mammographe numérique avec application tomosynthèse

La mammographie numérique est actuellement la meilleure technique de détection des cancers du sein. Elle fournit des images d’excellente qualité et ses performances diagnostiques sont supérieures aux mammographie conventionnelles. Autre avantage : les faibles doses de rayons ionisants délivrées.
Enfin, pour limiter le risque d’erreur en cas de lésion masquée par la superposition des différents tissus du volume mammaire notamment chez les patientes présentant des seins denses,l’image mammographique, projection planaire du sein, est complétée par la tomosynthèse. Cet examen fournit une vue en 3D du sein, grâce à un ensemble de projections acquises sous différents angles de vue. Il devient alors possible de visualiser les tissus mammaires entrant dans la composition d’un plan donné de reconstructions en s’affranchissant des superpositions potentiellement gênantes, ce qui permet une étude détaillée du volume mammaire.
La tomosynthèse améliore ainsi la spécificité de la mammographie numérique, tant en détection qu’en caractérisation.
Les images sont acquises dans le même temps que la mammographie standard et ne nécessitent qu’une seule compression. Il n’y a pas de différence pour les patientes. Les doses de rayons délivrées sont très faibles et la dose globale reste inférieure aux doses recommandées par la norme européenne.
En dépistage, la tomosynthèse améliore la détection des cancers, sans diminuer le confort des patientes. La tomosynthèse est aussi hautement performante dans le suivi des patientes traitées pour un cancer du sein.

L’Elastographie quantitative

L’échographie mammaire complète souvent la mammographie. Elle fournit des précisions sur des anomalies  détectées en mammographie et apporte une sécurité supplémentaire lors de seins denses. Au-delà de l’analyse morphologique des différentes structures glandulaires constituant le sein, l’Aixplorer permet d’analyser en temps réel l’élasticité des tissus explorés, permettant de mieux caractériser les lésions suspectes. Les autres bénéfices attendus sont une réduction du nombre de biopsies inutiles et la détection de lésions invisibles ou subtiles et le guidage des biopsies lorsqu’elles sont nécessaires.
Par ces acquisitions, le CHRU de Besançon dispose d’un panel complet pour le dépistage et le diagnostic en imagerie du sein. Le pôle d’imagerie médicale, en lien étroit avec les services de gynécologie, d’oncologie, de radiothérapie et d’anatomo-pathologie,  témoignent de leur volonté de garantir aux patientes un dépistage et un suivi optimal.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Dossier : La maladie de Parkinson 

Décrite pour la première fois dans An Essay on the Shaking Palsy (1817) par James Parkinson, un médecin anglais, la maladie de Parkinson, mentionnée souvent en abrégé « Parkinson », est une maladie neurodégénérative irréversible d’évolution lente. La maladie s’installe ainsi au cours d’une longue phase asymptomatique de plusieurs années. Les premiers symptômes ne se font en effet ressentir que lorsque 50 à 70% des neurones dopaminergiques du cerveau sont détruits. Ils se déclarent essentiellement progressivement sous la forme d’un tremblement de repos, d’un ralentissement des mouvements et d’une raideur musculaire. Néanmoins, de nombreux troubles moteurs et non moteurs peuvent s’ajouter à la liste, devenant de réels handicaps dans le quotidien de ceux qui la subissent.

Voici comment le CHU de Rennes agit pour contrer Parkinson

Ce jeudi 11 avril a lieu la Journée internationale de la maladie de Parkinson. L’occasion pour les CHU de valoriser leur implication sur ce sujet, notamment à travers les Centres Experts Parkinson (CEP) affiliés. Le Centre Hospitalier Universitaire de Rennes ne manque pas à l’appel, mettant en valeur des actions qui garantissent à la fois une offre diagnostique simplifiée et une prise en charge multidisciplinaire, adaptée au profil de chaque patient.

L’IHU toulousain dédié au vieillissement officiellement lancé

L’Institut Hospitalo-Universitaire HealthAge a officiellement été lancé le 2 avril à Toulouse. Porté par le CHU, l’Inserm et l’Université Toulouse III – Paul Sabatier, cet IHU, le seul exclusivement dédié au vieillissement en France, se donne pour ambition de contribuer au vieillissement en bonne santé des populations et de devenir le centre de référence européen en Géroscience.

Un patient Parkinsonien entreprend le tour du monde à la voile 

Le 10 septembre dernier a retenti le “top départ” des quatorze monocoques participant à l’Ocean Globe Race 2023, une course à voile en équipage autour du monde. A bord du voilier Neptune, deux personnages : le Dr Tanneguy Raffray, ophtalmologue à la retraite, et Bertrand Delhom, ancien moniteur de voile atteint de la maladie de Parkinson. Leur aventure, jalonnée de nombreux défis, est suivie de près par plusieurs professionnels de santé du CHU de Rennes, dont l’avis est à entendre dans le podcast “Qui ose vivra !”