Dons d’organes, l’Agence de la biomédecine tire la sonnette d’alarme

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Don du vivant ou post-mortem, toutes les sources de dons sont importantes quand il s’agit de sauver des vies ! Ce message va être rappelé tout au long des deux prochaines campagnes d’automne lancées par l’Agence de la biomédecine confrontée pour la première fois de son histoire à une activité atone voire en recul. En effet, le nombre annuel de donneurs décédés prélevés accuse une baisse sur les premiers mois, puisqu'il s’établit à seulement 1.882 donneurs en août 2018, contre 1.930 attendus.
Don du vivant ou post-mortem, toutes les sources de dons sont importantes quand il s’agit de sauver des vies ! Ce message va être rappelé tout au long des deux prochaines campagnes d’automne lancées par l’Agence de la biomédecine confrontée pour la première fois de son histoire à une activité atone voire en recul. En effet, le nombre annuel de donneurs décédés prélevés accuse une baisse sur les premiers mois, puisqu’il s’établit à seulement 1.882 donneurs en août 2018, contre 1.930 attendus.
Des résultats qui interpellent et que l’Agence de la biomédecine entend-elle partager avec ses partenaires, les hôpitaux et les associations de malades. Aussi, en complément de la campagne nationale sur le don de rein du vivant du 8 au 28 octobre, l’Agence de la biomédecine va lancer une seconde vague de communication nationale sur le don post-mortem, qui se déroulera du 15 au 30 novembre 2018. L’enjeu : rappeler la force du don d’organe, un geste de solidarité qui débute par le consentement présumé. D’où la nécessité d’impliquer chacun.
Comment expliquer une telle baisse ?
D’abord à cause d’une heureuse évolution, celle de la réduction de la mortalité routière ou des décès après accident vasculaire cérébral en 2018. Mais la chute des dons s’explique aussi par « les difficultés auxquelles l’hôpital est confronté. En effet le don mobilise en amont une chaine professionnelle pour réaliser les examens nécessaires et les prélèvements au bloc opératoire » explique Pr Olivier, Bastien, directeur prélèvement et greffe d’organes et de tissus à l’Agence de la biomédecine. En période de tension et de surcharge comme pour l’épidémie de grippe, les équipes interviennent sur d’autres fronts. « On a constaté, en 2018, pour la première fois depuis de nombreuses années, une baisse sensible du prélèvement, dans certaines régions, alors même qu’il n’existe pas d’augmentation du taux de refus. Il est indispensable que toute la société, car tout le monde peut présenter un accident de santé nécessitant une greffe en France, se mobilise pour relancer un nouvel élan de solidarité. Il n’y a pas de greffe sans greffon ». rappellent les responsables

Les chiffres de la greffe

En France, actuellement, plus de 57 000 personnes vivent grâce à un organe greffé et plus de 75% des personnes greffées vivent bien avec leur greffon après 10 ans de greffe. 
En 2017, il y avait 18 793 candidats à la greffe de rein qui représentaient 78% de la liste nationale d’attente tous organes confondus. 3 782 greffes de reins ont été réalisées en 2017, dont 611 grâce au don du vivant d’un proche.

Greffe cardiaque : introduction d’un nouvel indicateur l’espérance de survie après la greffe, une première mondiale

L’Agence de la biomédecine, en collaboration avec les professionnels de santé et les associations, a mis en place en janvier 2018 en France un nouveau système national de répartition des greffons cardiaques. Il vise à attribuer les greffons aux patients en attente de greffe de cœur en tenant compte du risque de décès des patients en liste nationale d’attente et, pour la première fois, de la survie attendue du patient après la greffe. Ce score représente une première mondiale ainsi qu’une innovation thérapeutique au service des patients.

RAPPEL DE LA LOI

Chaque Français est un donneur présumé d’organes et de tissus à moins qu’il ait exprimé de son vivant le refus d’être prélevé. Il n’existe pas de registre du « oui ». Ce n’est qu’en cas d’opposition qu’il convient de faire connaître son refus de prélèvement en s’inscrivant sur le registre national des refus ou en confiant son opposition à un proche, par écrit ou de vive voix.
Marie-Georges Fayn

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