Endocardite infectieuse : un nouveau protocole réduit la mortalité

Une équipe multidisciplinaire de la Timone a élaboré une prise en charge standardisée de l'endocardite infectieuse. Les résultats sont spectaculaires : la mortalité observée pendant la période d'hospitalisation est passée de 12,7 % à 4,4 % et la mortalité à un an de 18,5 % à 8,2 %. D'origine bactérienne, cette maladie grave peut atteindre les tissus valvulaires cardiaques ou les dispositifs médicaux implantés tels que les prothèses valvulaires, les stimulateurs ou les défibrillateurs. L'endocardite infectieuse touche chaque année en France près de 2 000 personnes ; elle sera la cause du décès d'un quart de ces malades.

Une équipe multidisciplinaire de la Timone a élaboré une prise en charge standardisée de l’endocardite infectieuse. Les résultats sont spectaculaires : la mortalité observée pendant la période d’hospitalisation est passée de 12,7 % à 4,4 % et la mortalité à un an de 18,5 % à 8,2 %.
D’origine bactérienne, cette maladie grave peut atteindre les tissus valvulaires cardiaques ou les dispositifs médicaux implantés tels que les prothèses valvulaires, les stimulateurs ou les défibrillateurs. L’endocardite infectieuse touche chaque année en France près de 2 000 personnes ; elle sera la cause du décès d’un quart de ces malades.

Depuis de nombreuses années, les médecins n’arrivaient pas à diminuer la mortalité de cette maladie malgré les progrès thérapeutiques accomplis. A la Timone, une équipe médicale multidisciplinaire formée de cardiologues, de spécialistes en maladies infectieuses et de chirurgiens cardiaques a décidé d’établir un protocole consensuel de prise en charge du traitement des endocardites infectieuses.

Les résultats obtenus sont édifiants : la mortalité observée pendant la période d’hospitalisation est passée de 12,7 % à 4,4 % et la mortalité à un an de 18,5 % à 8,2 %. L’utilisation de ce protocole a permis non seulement de faire baisser la mortalité liée à des complications telles que les embolies cérébrales mais également d’obtenir une meilleure compliance vis-à-vis du traitement antibiotique.

Contacts
Dr Franck Thuny, Pr Gilbert Habib (cardiologie) ; Pr Frédéric Collart (chirurgie cardiaque) ; Pr Didier Raoult (maladies infectieuses)

À lire également

Manœuvres obstétricales : le CHU de Guyane promeut la synergie territoriale

Trois sage-femmes formatrices du site de Saint-Laurent-du-Maroni se sont rendues fin août à Kourou pour dispenser une formation dédiée aux manœuvres obstétricales. Une initiative inédite depuis la création du CHU de Guyane, qui répond également à un critère impératif de la certification de la Haute Autorité de Santé (HAS) portant sur l’entraînement régulier des professionnels aux situations obstétricales à risque

Cancers du sang : le CHU de Nantes veut sensibiliser le grand public 

À l’occasion du mois consacré aux cancers du sang, le CHU de Nantes organise deux rendez-vous ouverts aux patients, à leurs proches, aux professionnels et au grand public. Du 14 au 20 septembre, une exposition permettra de découvrir, en miniature, les différentes étapes d’un traitement par CAR-T cells. Le 29 septembre, une journée réunira associations de patients et professionnels de santé autour des nombreuses dimensions de l’accompagnement en hématologie.