Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

Fin de vie : accompagner les patients et soutenir les soignants

L'équipe mobile de Soins Palliatifs du CHU de Nancy intervient à la fois, auprès des patients hospitalisés à différents stades de leur maladie, auprès de leurs proches mais également auprès des soignants. Écoute, conseils et aide à la prise de décision sont les missions quotidiennes de cette équipe pluri-disciplinaire qui favorise avant tout une approche globale du malade.

L’équipe mobile de Soins Palliatifs du CHU de Nancy intervient à la fois, auprès des patients hospitalisés à différents stades de leur maladie, auprès de leurs proches mais également auprès des soignants. Écoute, conseils et aide à la prise de décision sont les missions quotidiennes de cette équipe pluri-disciplinaire qui favorise avant tout une approche globale du malade.

Sur demande du médecin en charge du patient ou du cadre de santé du service concerné, l’équipe mobile est sollicitée et intervient ainsi régulièrement dans environ 35 services du CHU de Nancy. Conseils spécifiques, aide à la gestion des symptômes pénibles dont la douleur, avis et soutien psychologique : les raisons de l’appel et la situation du patient sont détaillées dans une fiche permettant de définir les modalités d’intervention, ainsi que son degré d’urgence.
L’équipe pluri-disciplinaire est composée de médecins, d’infirmières, d’un psychologue, d’une assistante sociale et d’une secrétaire qui assure la liaison avec les services. « La pluri-disciplinarité s’explique par l’approche globale qui caractérise les soins palliatifs » précise le Docteur Thérèse Jonveaux, responsable de l’équipe mobile. « Il faut considérer les antécédents et la situation médicale du patient, mais également l’histoire de sa vie et de son entourage ».

Le soutien psychologique proposé aux patients et à leurs proches est souvent la clé d’un mieux-être dans un contexte douloureux de fin de vie. Originalité : les soignants, eux aussi, peuvent bénéficier de ce soutien de manière informelle lors du passage de l’équipe mobile dans le service ou en participant aux groupes de parole animés par le psychologue de l’équipe, Rénald Lanfroy, et par une infirmière. « Ce moment privilégié offre aux professionnels confrontés à des situations de soins complexes la possibilité d’exprimer leur ressenti, et par là, de mieux appréhender une situation proche à venir ».

Initialement, l’équipe mobile avait comme mission d’ancrer la culture des soins palliatifs au sein du CHU. Mais, depuis sa création, la formation aux soins palliatifs étant devenue obligatoire dans les cursus médicaux et paramédicaux, cette part de l’activité est en constante augmentation. Ses membres interviennent dans les écoles et instituts de formation du CHU, à la Faculté de Médecine et dans les filières sanitaires et sociales. « Nous réalisons aussi des actions de formation continue à destination des professionnels hospitaliers, des médecins généralistes et des associations de patients » complète Patricia Umoret-Loreaux, infirmière, « car, malgré ses connaissances, un professionnel sur le terrain peut être en difficulté face à la complexité d’un cas qui ne ressemble jamais à un autre ». S’y ajoutent le renouvellement permanent des soignants, l’évolution des médicaments et de leurs méthodes d’administration. « La demande s’est modifiée. Un véritable partenariat s’est noué avec les services autour de la prise de décision engageant souvent une réflexion éthique », souligne le Docteur Catherine Lamouille, praticien de l’équipe.
Une collaboration est menée dans le cadre de la Fédération Inter-Hospitalière de Soins de Support pour maladies graves aux côtés de l’équipe Douleur, de l’équipe pédiatrique du CHU de Nancy et de celles du Centre Alexis Vautrin.

L’équipe mobile de soins palliatifs est aussi engagée dans des projets de recherche visant à formaliser et harmoniser les pratiques médicales sur le thème de la prévention de l’épuisement professionnel et du rôle de la personne de confiance encore trop méconnue. Reste que la principale vertu de cette équipe, c’est sa disponibilité comme le souligne Emmanuelle Houtmann, cadre de santé de l’équipe, « le plus important c’est que les services de soins sachent trouver de l’aide au bon endroit et au bon moment ».

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

A Reims, des Logisti-soins libèrent du temps aux soignants

A l’écoute de ses soignants, le CHU de Reims mise sur le déploiement d’un nouveau métier au cœur de son Nouvel Hôpital : le logisti-soins. Gestionnaire des activités de restauration, des consommables et de la maintenance du matériel biomédical, celui-ci vise une amélioration nette de la répartition du travail. Entièrement adoptée par les équipes soignantes, cette réorganisation optimise le soin et dégage ainsi un temps indispensable tant aux soignants qu’aux patients.

L’APHM élabore un kit d’urgence pour les missions spatiales 

Le service de Radiologie Interventionnelle de l’Hôpital de la Timone (AP-HM) s’implique dans le partenariat entre le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES), l’Institut de Médecine et Physiologie Spatiale (MEDES) et la Société Française de Radiologie (SFR). Afin d’améliorer la sécurité des astronautes lors des missions spatiales, douze équipes de radiologues ont travaillé sur la conception d’un kit médical d’urgence prenant en charge plus d’une dizaine de pathologies différentes.

A Nantes, un vers marin contribue à sauver un grand brûlé

L’été dernier, le CHU de Nantes a accueilli un patient brûlé sur 85% de son corps. Face à un pronostic vital engagé et à une absence d’alternative, les médecins ont alors demandé l’accord de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) pour utiliser un pansement oxygénant à base de ver marin (Arenicola Marina) et tenter de le sauver. Si ce produit est encore en phase expérimentale, les résultats semblent prometteurs. Nous avons interrogé le Pr Pierre Perrot, Chef de service du Centre des brûlés du CHU de Nantes, sur cette première.