Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

Hépatite C : un nouveau traitement plus court et plus efficace

Le New England Journal of Medicine a publié le 30 avril 2009 les résultats d'une étude multicentrique européenne coordonnée par le Professeur Jean-Michel Pawlotsky, de l'hôpital Henri Mondor de Créteil, Université Paris 12-Val-de-Marne, rapportant les résultats très encourageants d'un nouveau traitement de l'hépatite C.

Le New England Journal of Medicine a publié le 30 avril 2009 les résultats d’une étude multicentrique européenne coordonnée par le Professeur Jean-Michel Pawlotsky, de l’hôpital Henri Mondor de Créteil, Université Paris 12-Val-de-Marne, rapportant les résultats très encourageants d’un nouveau traitement de l’hépatite C.

L’étude rapportée par le Docteur Christophe Hézode et le Professeur Jean-Michel Pawlotsky porte sur l’intérêt de l’utilisation d’un inhibiteur spécifique de la production du virus de l’hépatite C, le telaprevir, développé par des laboratoires (américains et belges), en association au traitement actuel de l’hépatite chronique C fondé sur l’association d’interféron alpha et de ribavirine.

Aujourd’hui, le traitement de l’hépatite C permet la guérison d’environ la moitié des malades traités. Dans l’étude coordonnée par l’équipe du Professeur Pawlotsky, l’utilisation d’une triple combinaison d’interféron alpha, de ribavirine et de telaprevir a permis d’améliorer les résultats du traitement de 20% environ chez des malades infectés par un virus de l’hépatite C de génotype 1, le type de virus de loin le plus fréquent dans le monde. Ainsi, un taux de guérison de presque 70% a été obtenu pour la première fois, pour une durée de traitement de seulement 6 mois au lieu de 12 mois avec le traitement actuel. Des effets secondaires ont été observés, à type d’éruption cutanée, de prurit et d’anémie, le plus souvent modérés.

Les résultats de cette étude sont très encourageants. L’association d’interféron alpha, de ribavirine et de telaprevir est actuellement testée dans une étude multicentrique internationale de phase III qui, si elle confirme les résultats de l’étude coordonnée par l’équipe du Professeur Jean-Michel Pawlotsky, devrait permettre une mise sur le marché de ce nouveau traitement d’ici environ deux ans.

L’hépatite chronique C touche 170 millions de personnes dans le monde, environ 400 000 en France. Elle expose les malades infectés au développement de complications : cirrhose dans environ 20% des cas ; cancer primitif du foie, qui survient à une fréquence de 4 à 5% par an chez les malades ayant une cirrhose. L’hépatite chronique C est devenue la première cause de cancer du foie et représente la première indication de transplantation du foie dans les pays industrialisés. Le succès thérapeutique se caractérise par une élimination définitive du virus et un arrêt de la progression de la maladie vers ses complications.

Information
Professeur Jean-Michel Pawlotsky
Service de Bactériologie-Virologie-Hygiène
Hôpital Henri Mondor – 94010 Créteil Cedex
tel : 01 49 81 28 27 – cell : 06 73 16 62 16
e-mail : href= »mailto:jean-michel.pawlotsky@hmn.aphp.fr »

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

A Caen, le CHU innove pour mieux soigner les tumeurs cérébrales 

Comme chaque année, le mois de février est l’occasion pour les CHU, acteurs majeurs du soin et de la recherche à l’échelle régionale, de mettre en valeur leur implication dans la lutte contre le cancer. Le CHU de Caen est notamment revenu sur ses innovations en matière d’intervention neurochirurgicale. Il est d’ailleurs, pour certaines d’entre elles, un précurseur en France.

A Reims, des Logisti-soins libèrent du temps aux soignants

A l’écoute de ses soignants, le CHU de Reims mise sur le déploiement d’un nouveau métier au cœur de son Nouvel Hôpital : le logisti-soins. Gestionnaire des activités de restauration, des consommables et de la maintenance du matériel biomédical, celui-ci vise une amélioration nette de la répartition du travail. Entièrement adoptée par les équipes soignantes, cette réorganisation optimise le soin et dégage ainsi un temps indispensable tant aux soignants qu’aux patients.

L’APHM élabore un kit d’urgence pour les missions spatiales 

Le service de Radiologie Interventionnelle de l’Hôpital de la Timone (AP-HM) s’implique dans le partenariat entre le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES), l’Institut de Médecine et Physiologie Spatiale (MEDES) et la Société Française de Radiologie (SFR). Afin d’améliorer la sécurité des astronautes lors des missions spatiales, douze équipes de radiologues ont travaillé sur la conception d’un kit médical d’urgence prenant en charge plus d’une dizaine de pathologies différentes.