Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

Infirmier(e) : une formation en mutation !

Près de 1400 nouveaux infirmiers quittent chaque année les bancs des 17 Instituts de Formation en Soins Infirmiers lorrains. Au CHU de Nancy, la rentrée 2009 des deux IFSI est marquée par de profonds changements : nouveau programme, entrée dans le parcours LMD et dans le programme d'échanges Erasmus, statut d'étudiant pleinement reconnu. Cette intégration vise à rendre plus attractive la formation paramédicale et à revaloriser la profession d'infirmier(e). Explications avec la directrice des IFSI Véronique Pierson.

Près de 1400 nouveaux infirmiers quittent chaque année les bancs des 17 Instituts de Formation en Soins Infirmiers lorrains. Au CHU de Nancy, la rentrée 2009 des deux IFSI est marquée par de profonds changements : nouveau programme, entrée dans le parcours LMD et dans le programme d’échanges Erasmus, statut d’étudiant pleinement reconnu. Cette intégration vise à rendre plus attractive la formation paramédicale et à revaloriser la profession d’infirmier(e). Explications avec la directrice des IFSI Véronique Pierson.

Grande première pour la rentrée 2009 des étudiants et des équipes des IFSI du CHU de Nancy la formation paramédicale est dorénavant intégrée au parcours Licence-Master-Doctorat. Le partenariat noué avec Nancy Université garantit aux futur(e)s infirmier(e)s un diplôme d’Etat et un grade de licence, niveau bac+3 et, à terme, une revalorisation salariale en tant que professionnel de soins. C’est aussi le statut d’étudiant infirmier qui est reconnu à l’image de tous les étudiants de Nancy Université, avec un accès facilité aux bibliothèques universitaires, aux activités sportives et culturelles, bref, à tout ce qui fait la vie d’un étudiant.
L’entrée dans le parcours LMD s’accompagne d’un programme et d’une pédagogie repensés : « l’idée force est de ne plus déconnecter le savoir de la réalité du terrain, explique Véronique Pierson, mais au contraire, d’analyser les situations de terrain pour faire émerger les savoirs et savoir-faire à acquérir ». L’enseignement découpé en 6 semestres est ainsi axé sur le « concret » et sur le « réflexif », « pour encourager les futurs professionnels à s’interroger sur leurs pratiques afin de mieux se les approprier : compétents, exercés au raisonnement clinique et à la réflexion critique, ils seront capables d’intégrer plus rapidement les nouveaux savoirs et de s’adapter à des situations variées ».

L’élaboration du programme suit également l’évolution des besoins en santé de la population et des enjeux de santé publique le vieillissement, les pathologies chroniques, le handicap et l’éducation dans le cadre d’une pluriprofessionnalité. L’intervention d’experts issus du milieu universitaire en plus grand nombre viendra compléter la pédagogie des formateurs des IFSI eux-mêmes formés à cette nouvelle façon d’enseigner. Sur les 4 200 heures de la formation, la moitié est consacrée aux stages. « C’est pourquoi renforcer le lien entre les équipes pédagogiques des IFSI et celles des terrains de stage, comme les services de soins du CHU de Nancy, est essentiel » indique Véronique Pierson. Préparation avant chaque départ en stage, détermination d’objectifs, visites des formateurs et échanges pendant le stage, remise d’un portfolio où l’étudiant fait figurer les actions de soins réalisées et les indicateurs d’acquisition des dix compétences indispensables à l‘exercice du métier d’infirmier : « l’accompagnement continu de l’étudiant permet d’évaluer au mieux ses besoins et d’affiner le profil des stages suivants. Cette démarche professionnalisante s’inscrit dans un apprentissage réellement progressif et individualisé. »

L’harmonisation des programmes entre l’ensemble des IFSI de Lorraine est également visée, pour homogénéiser les contenus de la formation et faciliter la mobilité des étudiants : « Cela va dans le sens d’une qualité et d’une richesse équivalentes pour chaque IFSI, quelque soit son lieu d’implantation », assure la directrice.

Les instituts du CHU forment des infirmiers généralistes, capables de répondre à toute situation exigeant des soins infirmiers quel que soit le secteur d’activité : public ou privé, court séjour, réadaptation, long séjour, exercice libéral, établissements scolaires, maisons de retraite, humanitaire. Un métier qui séduit une part grandissante d’hommes : 15% pour la promo 2009. En plus des spécialisations déjà accessibles comme infirmier(e) anesthésiste, de bloc opératoire, puéricultrice ou cadre de santé, le parcours LMD offrira aux étudiants la possibilité de s’orienter vers de nouvelles professions paramédicales (kinésithérapeute, ergothérapeute…) grâce aux passerelles qui seront mises en place entre ces formations dans le cadre de la réingénérie de l’ensemble des professions paramédicales. Un doctorat permettra également de développer davantage la recherche en soins infirmiers.

Autre nouveauté pour les IFSI du CHU l’entrée dans le programme d’échanges européens Erasmus grâce au consortium constitué entre les 3 IFSI nancéiens et l’école d’IBODE avec l’aide de la Région Lorraine. « Les étudiants en soins infirmiers avaient déjà la possibilité de partir à l’étranger dans le cadre de missions humanitaires par exemple. Ce goût pour la découverte d’autres cultures, systèmes, et terrains de soins a toujours été présent dans les promotions ». Le programme Erasmus permet de mieux encadrer et faciliter les départs vers d’autres pays européens comme la Belgique, le Luxembourg, l’Allemagne, l’Espagne et le Royaume-Uni, pour une durée de 3 mois. « Nancy est situé dans une région frontalière, il est logique d’inclure cette opportunité dans l’offre proposée par les instituts du CHU », conclut Véronique Pierson.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

L’ICI, nouveau temple de la cancérologie

Le CHU de Brest vient d’inaugurer son nouvel Institut de Cancérologie et d’Imagerie, surnommé ICI. Ce centre, promesse d’un hôpital centré sur l’humain et doté d’une technologie de pointe, est amené à devenir l’un des fers de lance européens dans le traitement du cancer, avec une capacité de 50 000 patients par an.

Dossier : La maladie de Parkinson 

Décrite pour la première fois dans An Essay on the Shaking Palsy (1817) par James Parkinson, un médecin anglais, la maladie de Parkinson, mentionnée souvent en abrégé « Parkinson », est une maladie neurodégénérative irréversible d’évolution lente. La maladie s’installe ainsi au cours d’une longue phase asymptomatique de plusieurs années. Les premiers symptômes ne se font en effet ressentir que lorsque 50 à 70% des neurones dopaminergiques du cerveau sont détruits. Ils se déclarent essentiellement progressivement sous la forme d’un tremblement de repos, d’un ralentissement des mouvements et d’une raideur musculaire. Néanmoins, de nombreux troubles moteurs et non moteurs peuvent s’ajouter à la liste, devenant de réels handicaps dans le quotidien de ceux qui la subissent.

Voici comment le CHU de Rennes agit pour contrer Parkinson

Ce jeudi 11 avril a lieu la Journée internationale de la maladie de Parkinson. L’occasion pour les CHU de valoriser leur implication sur ce sujet, notamment à travers les Centres Experts Parkinson (CEP) affiliés. Le Centre Hospitalier Universitaire de Rennes ne manque pas à l’appel, mettant en valeur des actions qui garantissent à la fois une offre diagnostique simplifiée et une prise en charge multidisciplinaire, adaptée au profil de chaque patient.

L’IHU toulousain dédié au vieillissement officiellement lancé

L’Institut Hospitalo-Universitaire HealthAge a officiellement été lancé le 2 avril à Toulouse. Porté par le CHU, l’Inserm et l’Université Toulouse III – Paul Sabatier, cet IHU, le seul exclusivement dédié au vieillissement en France, se donne pour ambition de contribuer au vieillissement en bonne santé des populations et de devenir le centre de référence européen en Géroscience.

Un patient Parkinsonien entreprend le tour du monde à la voile 

Le 10 septembre dernier a retenti le “top départ” des quatorze monocoques participant à l’Ocean Globe Race 2023, une course à voile en équipage autour du monde. A bord du voilier Neptune, deux personnages : le Dr Tanneguy Raffray, ophtalmologue à la retraite, et Bertrand Delhom, ancien moniteur de voile atteint de la maladie de Parkinson. Leur aventure, jalonnée de nombreux défis, est suivie de près par plusieurs professionnels de santé du CHU de Rennes, dont l’avis est à entendre dans le podcast “Qui ose vivra !”