Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

« En mouvement » : à Nantes les patients entrent dans la danse

« En mouvement » est un projet mené au sein de l’hôpital de jour d'addictologie du Cappa Jacques-Prévert du CHU de Nantes. Il consiste à proposer à des patients en démarche de soin pour une ou plusieurs addictions, un atelier corporel et artistique animé par un danseur chorégraphe, en collaboration avec un professionnel de l’hôpital de jour d’addictologie.

« En mouvement » est un projet mené au sein de l’hôpital de jour d’addictologie du Cappa Jacques-Prévert du CHU de Nantes. Il consiste à proposer à des patients en démarche de soin pour une ou plusieurs addictions, un atelier corporel et artistique animé par un danseur chorégraphe, en collaboration avec un professionnel de l’hôpital de jour d’addictologie.
Cécile Heulin, éducatrice spécialisée au sein de l’hôpital de jour du centre ambulatoire pluridisciplinaire de psychiatrie et d’addictologie (Cappa) Jacques-Prévert, danseuse également dans le cadre d’une pratique personnelle depuis une vingtaine d’année a initié ce projet  au sein de l’unité. Associé au projet, Matthias Groos était interprète pour différentes compagnies avant de créer avec Gaëlle Bouilly, scénographe, la Compagnie 29×27 en 2005. Matthias Groos a ainsi travaillé autour du handicap mental (association des papillons blancs), autour du handicap physique chez l’enfant (centre de rééducation fonctionnel de Tréstel), en psychiatrie (EPSM de St Avé) et en milieu carcéral (maison d’arrêt d’Angers).

La création d’un lien de confiance

Depuis septembre 2017, des patients se rendent au "Sept cent quatre vingt trois" (lieu d’accueil d’artistes, de transmissions et de réflexions dédié à la danse, à Nantes) pour participer à trois ateliers consécutifs au sein d’un groupe fermé, plus propice à créer un climat de confiance, où chacun peut s’autoriser à se mouvoir librement.
Cet espace a fonction de « passerelle » dans le parcours de soin. En amont, il participe à la création d’un lien de confiance avec les professionnels de l’équipe, nécessaire à l’accompagnement.

Préparer l’après hôpital

Pendant l’hospitalisation, se « mettre en mouvement » participe d’une façon plus générale à valoriser les envies, les projets qui se dessinent à nouveau individuellement pour chacun.  En aval d’une hospitalisation, il est un outil pour prévenir la rechute. Il s’agit d’éveiller le désir de réinvestir l’extérieur, le territoire, inviter les patients à envisager des moments de bien-être dans leur quotidien après l’hospitalisation. 

Une initiative applaudie par les patients

Les retours des patients sont très positifs et confirment la pertinence d’une telle approche dans leur accompagnement global tant du point vue corporel, relationnel, émotionnel, que dans la création artistique. Ce qu’ils en disent…
« J’ai pu faire des choses que je ne pensais plus possible à cause de ma santé. »
« J’avais quelques appréhensions mais je me suis vraiment senti en confiance. »
« J’ai découvert un univers que je ne connaissais pas du tout, je n’avais même jamais  vu un spectacle de danse. »
 « Je suis en train de prendre conscience que mon corps est vivant. »

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

A Reims, des Logisti-soins libèrent du temps aux soignants

A l’écoute de ses soignants, le CHU de Reims mise sur le déploiement d’un nouveau métier au cœur de son Nouvel Hôpital : le logisti-soins. Gestionnaire des activités de restauration, des consommables et de la maintenance du matériel biomédical, celui-ci vise une amélioration nette de la répartition du travail. Entièrement adoptée par les équipes soignantes, cette réorganisation optimise le soin et dégage ainsi un temps indispensable tant aux soignants qu’aux patients.

L’APHM élabore un kit d’urgence pour les missions spatiales 

Le service de Radiologie Interventionnelle de l’Hôpital de la Timone (AP-HM) s’implique dans le partenariat entre le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES), l’Institut de Médecine et Physiologie Spatiale (MEDES) et la Société Française de Radiologie (SFR). Afin d’améliorer la sécurité des astronautes lors des missions spatiales, douze équipes de radiologues ont travaillé sur la conception d’un kit médical d’urgence prenant en charge plus d’une dizaine de pathologies différentes.

A Nantes, un vers marin contribue à sauver un grand brûlé

L’été dernier, le CHU de Nantes a accueilli un patient brûlé sur 85% de son corps. Face à un pronostic vital engagé et à une absence d’alternative, les médecins ont alors demandé l’accord de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) pour utiliser un pansement oxygénant à base de ver marin (Arenicola Marina) et tenter de le sauver. Si ce produit est encore en phase expérimentale, les résultats semblent prometteurs. Nous avons interrogé le Pr Pierre Perrot, Chef de service du Centre des brûlés du CHU de Nantes, sur cette première.