L’ARS Île-de-France et l’AP-HP signent le 1er contrat francilien «zéro brancard» pour les patients en attente d’hospitalisation aux urgences

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L’hôpital universitaire Bicêtre est le premier établissement francilien à signer l’engagement avec l’ARS. Aurélien Rousseau, directeur général de l’ARS Île-de-France, et Martin Hirsch, directeur général de l’AP-HP, ont signé le contrat le 18 novembre.

L’hôpital universitaire Bicêtre est le premier établissement francilien à signer l’engagement avec l’ARS. Aurélien Rousseau, directeur général de l’ARS Île-de-France, et  Martin Hirsch, directeur général de l’AP-HP, ont signé le contrat le 18 novembre.
Le projet « zéro brancard » constitue l’axe 1 du plan d’actions régional annoncé par l’ARS Île-de-France le 26 juin 2019 et intègre pleinement la mesure 12 du pacte de refondation des urgences annoncé en septembre 2019 par Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé. La démarche a pour objectif d’améliorer la qualité de la prise en charge et des conditions de travail dans les services d’accueil des urgences.   La démarche « zéro brancard », lancée dans tous les établissements d’Île-de-France, « doit être engagée avec les personnels, et pas seulement des urgences, afin d’envisager toutes les actions qui favorisent la fluidité de la prise en charge des patients », explique Aurélien Rousseau, Directeur général de l’ARS Île-de-France. Elle vise notamment un travail approfondi sur l’organisation des services d’urgence et des flux vers les services d’hospitalisation, l’amélioration des conditions de travail, l’évaluation et, le cas échéant, l’augmentation des capacités d’hospitalisation en aval des services d’urgences. Le projet, lancé le 23 septembre dernier, concerne les 52 établissements de santé publics de la région Île-de-France disposant d’un service d’urgences polyvalent, et s’appuiera sur un accompagnement financier à hauteur de 20 à 30 millions d’euros.

Accompagnement de l’ANAP

L’ARS a sollicité l’appui de l’Agence nationale d’appui à la performance (ANAP) dans cette démarche, afin d’accompagner les établissements qui le souhaitent dans l’élaboration de leur feuille de route. L’accompagnement de l’ANAP débutera le 19 novembre, pour une durée d’un an.   
A l’AP-HP, le service d’accueil des urgences de l’hôpital Bicêtre AP-HP, qui a accueilli en 2018 plus de 60 000 patients (+18% de passages entre 2014 et 2018), est depuis plusieurs années confronté à des temps de passages longs et à un nombre important de patients hospitalisés sur des brancards dans les couloirs, faute de disponibilités en unité d’hospitalisation de courte durée ou en unité d’hospitalisation, dans un contexte de tension sur les lits d’aval. Les équipes des urgences, les services d’aval, les services d’imagerie et de biologie et la direction ont examiné les différents points critiques tout au long de l’année 2019 et ont fait émerger des axes d’amélioration. C’est dans ce contexte que l’hôpital Bicêtre AP-HP, au sein du groupe hospitalo-universitaire AP-HP Université Paris-Saclay, s’engage dans ce plan d’action « zéro brancard », qui réaffirme les axes d’amélioration identifiés en lien avec les équipes soignantes. L’ARS Île-de-France soutiendra la mise en œuvre de ce plan à hauteur de 500 000 euros maximum. Les dotations seront attribuées à la signature du contrat puis en fonction de l’objectif atteint. 

L’objectif est triple

– Augmenter la fluidité des passages aux urgences par la réorganisation des circuits et l’organisation interne au sein du service, par un accès facilité à des avis de spécialistes (notamment en neurologie et en neuroradiologie). Une accélération des prises en charge pour l’imagerie adultes pour les urgences non vitales sera également recherchée ; 
– Optimiser le fonctionnement de l’unité d’hospitalisation de courte durée (UHCD) et de ses interfaces avec les services, par la mise en œuvre de plusieurs mesures ; Maximiser l’utilisation des 21 lits d’UHCD en augmentant la rotation de patients accueillis par jour ; Œuvrer pour des échanges plus fluides avec les services d’aval (médecine interne, neurologie, maladies infectieuses et tropicales, hépato-gastro-entérologie) ; Anticiper et faciliter les sorties à domicile et les transferts complexes de patients : par exemple, une « grille de fragilité » a été mise en place récemment au SAU afin d’identifier les patients susceptibles d’être hospitalisés pendant plusieurs jours afin d’accélérer leur prise en charge sociale ; Augmenter les capacités d’accueil du service de gériatrie aigüe, avec 22 lits supplémentaires pour 2020 (12 lits dès le 20 novembre 2019 et 10 lits début 2020) ; Structurer et renforcer l’activité de prise en charge des urgences psychiatriques et de leur aval ; Améliorer l’organisation des filières de prise en charge des patients des urgences.   
– Améliorer l’organisation des services de spécialités d’aval des urgences particulièrement confrontés à ces difficultés, comme la neurologie, la médecine interne, la gastro-entérologie. Une cellule de gestions des lits sera créée et une réflexion sur le développement de filières de soins de suite et de réadaptation spécialisées sera menée.  
La mise en œuvre de ce plan d’actions, d’une durée de trois ans, s’appuiera sur une feuille de route et fera l’objet d’un suivi et d’une évaluation.

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