Le CHU de Saint-Etienne annonce un plan d’action immédiat et souligne la qualité des soins prodigués en psychiatrie

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Suite à la visite du Contrôle Général des Lieux de Privation de Liberté (CGLPL), le CHU de Saint‐Etienne annonce un plan d’action et la mise en place de mesures "immédiates" pour répondre aux recommandations qui lui ont été faites. La direction de l'établissement souligne à cette occasion l’engagement de ses équipes et leur professionnalisme "pour assurer une prise en charge digne et respectueuse".

Suite à la visite du Contrôle Général des Lieux de Privation de Liberté (CGLPL), le CHU de Saint‐Etienne annonce un plan d’action et la mise en place de  mesures "immédiates" pour répondre aux recommandations qui lui ont été faites. La direction de l’établissement souligne à cette occasion l’engagement de ses équipes et leur professionnalisme "pour assurer une prise en charge digne et respectueuse".
La visite du CGLPL, qui s’est déroulée du 8 au 15 janvier, concernait les conditions de prise en charge des patients hospitalisés en psychiatrie sans leur consentement, c’est‐à‐dire des patients faisant l’objet d’une mesure de soins psychiatriques à la demande du représentant de l’Etat ou d’un tiers.
Les recommandations du Contrôleur Général faisaient  état de pratiques à corriger relatives aux mesures de contention à limiter davantage en nombre et en durée, ainsi que des parcours de soin à fluidifier.
Dans un communiqué publié ce 28 février 2018, le CHU de Saint-Etienne déclare intégrer "les recommandations du CGLPL dans ses actions prioritaires d’amélioration".

3700 patients accueillis aux urgences relèvent de la psychiatrie

Le CHU de Saint‐Etienne tient dans ces circonstances à préciser le contexte. A savoir, qu’il accueille chaque année environ 80 000 patients aux urgences, dont 3700 nécessitant une prise en charge en psychiatrie. "Cette mission exigeante est assurée par une équipe de professionnels mobilisés 24h/24, tout au long de l’année", précise le communiqué, ajoutant que le recours le recours au pôle de psychiatrie s’est fortement accru ces dernières années. Le nombre de patients pris en charge a ainsi augmenté de 30% entre 2012 et 2016, conséquence en partie du faible nombre de psychiatres libéraux sur le territoire.

Une qualité de soins soulignée par la Haute Autorité de Santé

Le CHU rappelle par ailleurs que lors de la dernière visite des experts de la Haute Autorité de Santé, en octobre 2017, "le professionnalisme des équipes du pôle Psychiatrie a été reconnu".  Ce que confirme également le rapport de CGPL. 
Le pôle de psychiatrie stéphanois a du reste vu saluer la qualité de sa prise en charge dans différents domaines, notamment dans le classement du Centre référent des Troubles du Comportement Alimentaire (Palmarès du Point 2016) et par le Centre de ressource sur l’autisme et approches innovantes en psychiatrie adulte. 

Un plan d’action et des mesures immédiates

Dès la mi-janvier, la gouvernance du CHU et les équipes de psychiatrie ont établi un rappel strict des bonnes pratiques de contention avec arrêt de celle-ci pour les patients en hospitalisation libre "hormis les cas de risque imminent due violence du patient envers lui-même ou autrui". Une formation à ces bonnes pratiques a été en outre dispensée fin janvier, une autre est programmée début mars. 
"Des analyses mensuelles de situation ainsi que des audits inopinés sont également organisés", indique le communiqué. 
Une étude architecturale est du reste en cours pour créer au sein des urgences un espace dédié et sécurisé pour la prise en charge des patients psychiatriques. 
Concernant les durées de prise en charge aux urgences adultes, le CHU a procédé à une étude rétrospective sur 2 ans qui établit une durée médiane de passage aux urgences de ces patients de 6,5 heures.
L’établissement stéphanois souligne, par ailleurs, les différentes mesures mises en oeuvre ces dernières années pour réduire le temps d’attente aux urgences : procédure d’activation de lits supplémentaires, augmentation des capacités d’accueil des urgences psychiatriques, renforcement des prises en charges en ambulatoire… Le CHU affirme pour finir que, à la suite de la visite du GPLPL, "des mesures complémentaires ont été mises en place , en particulier l’installation en cours dans les services d’hospitalisation de psychiatrie de lits supplémentaires en chambre individuelle".

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