Le Pr Jean-Louis Montastruc à l’Académie Nationale de Médecine

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Jean-Louis Montastruc, chef du service de pharmacologie médicale et clinique du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Toulouse, vient d’être élu à l’Académie Nationale de Médecine. Membre correspondant depuis 2007, il accède ainsi à cette prestigieuse assemblée qui réunit les plus grands noms de la médecine en France.

Jean-Louis Montastruc, chef du service de pharmacologie médicale et clinique du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Toulouse, vient d’être élu à l’Académie Nationale de Médecine. Membre correspondant depuis 2007, il accède ainsi à cette prestigieuse assemblée qui réunit les plus grands noms de la médecine en France.
Une vie consacrée à l’optimisation du bon usage du médicament
Depuis près de 40 ans, le Professeur Montastruc travaille inlassablement à l’optimisation du bon usage du médicament. Ce spécialiste en pharmacologie clinique, discipline qu’il a contribué à fonder et à développer en France, a débuté et poursuivi sa carrière au CHU de Toulouse. Depuis 1995, ilanime le service de pharmacologie médicale et clinique du CHU aux missions très vastes, allant due dosage de médicaments (unité de pharmacocinétique et de toxicologie) jusqu’aux activités cliniques (Centre d’Investigation Clinique, recherche clinique sur le médicament) et de vigilance (pharmacovigilance, addictovigilance, unité médicaments et grossesse, antenne médicale du dopage).
Le Professeur Montastruc dirige également le Centre Midi-Pyrénées de pharmacovigilance, de pharmaco-épidémiologie et d’informations sur le médicament (CRPV), structure de diagnostic et de prise en charge du risque médicamenteux, dont il a fait une place forte de l’évaluation de la sécurité et de la balance bénéfice risque des médicaments en France. Il participe activement aux comités du médicament du CHU dont il assure l‘animation avec les équipes de pharmacie et les cliniciens de pôle.

Son expertise en pharmaco-épidémiologie et en pharmacovigilance lui vaut d’être consulté sur le médicament par des responsables de l’État et par diverses agences nationales (ANSM, HAS) ou internationales (agence européenne) du médicament.
Des travaux de recherche innovants et reconnus dans le monde entier
Il a développé de nouvelles méthodes d’évaluation du risque médicamenteux (échelle d’évitabilité des effets indésirables, études cas / non-cas, méthode capture recapture, utilisation des blogs internet). Il a étudié, par des méthodes originales, les effets indésirables de plusieurs classes médicamenteuses (Alzheimer, agonistes dopaminergiques, analgésiques, vaccins H1N1, …). Des recherches effectuée au sein de l’U INSERM 1027, un des deux seuls groupes de recherche INSERM en pharmaco-épidémiologie. Le Professeur Montastruc a publié dans toutes les revues européennes et mondiales de sa spécialité, ainsi que dans les grandes revues médicales (British Medical Journal, Lancet, Plos Medicine) totalisant à ce jour, plus de 650 publications référenciées dans PubMed. Son travail est largement reconnu au niveau mondial puisqu’il fait partie des comités éditoriaux des grandes revues mondiales de pharmaco-épidémiologie et pharmacologie clinique. Il a reçu de nombreux prix pour ses travaux de recherche.
Des enseignements novateurs pour une juste prescription du médicament
Conscient des lacunes et insuffisances de l’enseignement du médicament en France, le Professeur Montastruc a mis en place un enseignement de pharmacologie médicale couvrant tous les champs de la discipline. L’étudiant-médecin, futur prescripteur  peut ainsi acquérir les bases d’une prescription pertinente pour des soins de qualité dans l’intérêt des patients.
Jean-Louis Montastruc est aussi responsable de l’enseignement « recherche clinique et lecture critique d’articles » au sein des deux facultés de médecine de Toulouse. Il coordonne également le Master 1 (« Médicaments ») de Toulouse. Directeur éditorial du bulletin d’information de Pharmacologie BIP31.fr, il a élaboré une base de données sur le médicament, utilisée largement, non seulement en France mais aussi à l’étranger. Son combat en faveur d’une information indépendante sur le médicament est résumé par cette assertion : « Prescrire juste au lieu de juste prescrire ».

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