L’interrégion EST sous le signe de la coopération

Auteur /Etablissement :
6 CHRU de l'interrégion EST : BESANCON, DIJON, NANCY, REIMS, STRASBOURG et METZ-THIONVILLE (CHR)s'associent pour développer l'attractivité et l'activité de leurs établissements par la mise en oeuvre d'actions communes en matière de soins, d'enseignement et de recherche.

6 CHRU de l’interrégion EST : BESANCON, DIJON, NANCY, REIMS, STRASBOURG et METZ-THIONVILLE (CHR)s’associent pour développer l’attractivité et l’activité de leurs établissements par la mise en oeuvre d’actions communes en matière de soins, d’enseignement et de recherche.

Le groupement est né d’une réflexion de plus de 3 ans associant les Directeurs Généraux, les Présidents de CME des 6 établissements concernés et les Doyens des 5 UFR. Son siège a été fixé au CHU de DIJON. Lors de l’assemblée constitutive du 23 juin, Pierre-Charles PONS, Directeur Général du CHU de Dijon a été élu administrateur du GCS pour une durée de 3 ans. Il est assisté d’un permanent.

Naissance d’une nouvelle communauté
Coopération, mutualisation, partages… Le GCS va faciliter les collaborations en matière de formation, d’enseignement, de mobilité des praticiens et la réalisation de programmes de recherche communs et de missions communes. Les accords vont aussi déboucher sur la mise en oeuvre d’activités médicales innovantes.

Chaque établissement animera des commissions thématiques
• Enseignement, formation, mobilité des praticiens (Reims)
• Recherche, Innovation (Dijon, Nancy)
• Qualité, Evaluation des Pratiques Professionnelles (Besançon, Metz)
• Gestion documentaire (Nancy)
• Système d’information Hospitalier (Srasbourg)

Premières réalisations
Tous les CHRU ne pouvant investir dans toutes les techniques de pointe, le schéma interrégional d’organisation sanitaire a confié au GCS la préparation du projet médical interrégional concernant les activités de chirurgie cardiaque, de greffes d’organes et de cellules hématopoïétiques, de neurochirurgie et neuroradiologie interventionnelle et de grands brulés. Ce projet médical interrégional devra notamment décrire les filières et les modalités de coopération afin que tous les patients bénéficient des meilleurs soins et accèdent aux dernières innovations.

Les commissions ont également planché sur une stratégie de développement de l’innovation médicale dans l’interrégion et sur le suivi et la montée en puissance de la production scientifique de l’interrégion grâce au logiciel SIGAPS utilisé dans tous les CHR et U.
En préparation : une concertation sur les appels à projets pour les Centres Nationaux de Référence et les centres de compétences avec, à terme, la volonté de proposer un maillage harmonieux du territoire interrégional fondé sur les compétences et sur l’organisation du travail en réseau autour des maladies rares.

Un réseau ALZHEIMER, coordonné par REIMS, avec un référent désigné dans chaque établissement facilitera la mise en place du plan Alzheimer ainsi que la recherche et de la formation.

Au programme également la volonté de doper la recherche clinique et de resserrer les liens avec les Universités, l’Inserm, le CNRS et les industriels de santé. Pour atteindre ces objectifs le GCS développera les activités de la Direction de la Recherche Clinique et du Développement, impliquera la Commission Scientifique interrégionale pour la gestion du Programme Hospitalier de Recherche Clinique et les recherches à promotion institutionnelle. Le GCS a également en perspective l’installation d’un centre interrégional de Gestion des essais industriels sur les produits de santé.

À lire également

Déficit des CHU, le grand paradoxe

Dans un communiqué datant du 3 juillet dernier, les trois conférences CHU ont publié les résultats budgétaires 2025. Avec un niveau de déficit quatre fois plus important qu’en 2021 malgré une activité record, les CHU appellent à un redressement des tarifs de séjours.

Les CHU de Montpellier, Toulouse et Bordeaux lancent un centre d’excellence en cancérologie pédiatrique

Chaque année en France, plus de 2 200 enfants et adolescents sont diagnostiqués d’un cancer. Si les taux de survie dépassent aujourd’hui 80 %, les rechutes et les séquelles à long terme restent un défi majeur pour la recherche médicale. Dans ce contexte, les CHU de Montpellier, Toulouse et Bordeaux, aux côtés de l’Oncopole Claudius Regaud et de leurs partenaires, lancent CIRCLE, un centre de recherche d’excellence dédié aux cancers pédiatriques.

Le CHU de Poitiers s’équipe du Biograph Vision Quadra, une innovation majeure en imagerie médicale

Le CHU de Poitiers et Siemens Healthineers France ont signé le 25 juin une convention historique pour l’acquisition du Biograph Vision Quadra, TEP/TDM de dernière génération. Cet équipement sera fonctionnel début 2027 au sein de l’extension du pôle régional de cancérologie du CHU, marquant une étape clé dans l’excellence clinique et scientifique de l’établissement. Ce projet représente un investissement de 9,5 millions d’euros pour l’acquisition et l’installation de l’équipement au cœur même du pôle régional de cancérologie.

Don d’organes : opération sensibilisation au CHU de Nîmes 

À l’occasion de la Journée nationale du don d’organes, le CHU de Nîmes, centre reconnu pour les prélèvements d’organes et de tissus, poursuit son engagement en faveur de cet enjeu majeur de santé publique. Comme dans d’autres grands établissements hospitaliers, les équipes de la Coordination Hospitalière des Prélèvements d’Organes et de Tissus (CHPOT) se sont mobilisées pour informer, sensibiliser et rappeler l’importance d’un geste solidaire qui permet chaque année de sauver des milliers de vies.

Les HCL, premier établissement public autorisé à produire des phages thérapeutiques

Le 28 mai dernier, les Hospices Civils de Lyon ont reçu de la part de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé, l’autorisation de fabrication de Matière Première à Usage Pharmaceutique (MPUP) pour la production de phages thérapeutiques. Cette autorisation est la première délivrée à un établissement de santé. Validant un savoir-faire conforme aux « bonnes pratiques de fabrication », elle va permettre au CHU de Lyon, pionnier dans le domaine, de produire et distribuer des phages de manière sécurisée et à un coût maîtrisé. Historique, cette reconnaissance ouvre la voie à l’instauration, en France, d’une véritable filière publique de phagothérapie, approche thérapeutique considérée comme l’une des plus prometteuses pour lutter contre la progression mondiale de la résistance aux antibiotiques.