L’ONG contre la pénurie d’ophtalmologues

Auteur /Etablissement :
« Ophtalmologie Nouvelle Génération » même acronyme qu’Organisation Non Gouvernementale, même souci pour la santé des populations mais les similitudes s’arrêtent là. Pas d'engagement international : "il serait dommage d’aller hors de nos frontières quand les besoins en ophtalmologie ne sont déjà pas satisfaits dans notre région sanitaire Rhône-Alpes ouest !" s’émeut le Pr. Philippe Gain, chirurgien-chercheur en Ophtalmologie au CHU de Saint-Etienne et promoteur d’une ophtalmologie publique de proximité.

« Ophtalmologie Nouvelle Génération » même acronyme qu’Organisation Non Gouvernementale, même souci pour la santé des populations mais les similitudes s’arrêtent là.  Pas d’engagement international : "il serait dommage d’aller hors de nos frontières quand les besoins en ophtalmologie ne sont déjà pas satisfaits dans notre région sanitaire Rhône-Alpes ouest !" s’émeut le Pr. Philippe Gain, chirurgien-chercheur en Ophtalmologie au CHU de Saint-Etienne et promoteur d’une ophtalmologie publique de proximité.

Comme tant d’autres territoires, le Sud Est de la France souffre d’une pénurie croissante d’ophtalmologues. Les délais pour obtenir un rendez-vous dépassent un an, voire un an et demi en Haute-Loire et en Ardèche alors que les besoins de santé oculaire augmentent avec le vieillissement de la population. Soucieux d’offrir aux patients une prise en charge satisfaisante, Philippe Gain a eu l’idée de créer des antennes dans les centres hospitaliers situés dans un  rayon de 80 km : Firminy d’abord, puis Annonay en 2011, Saint-Chamond et Roanne en 2012, et fin 2013, Montbrison.
Dans chacun de ces services, le patient est accueilli par un orthoptiste qui effectue les mesures et les examens de base. Les résultats sont ensuite interprétés par l’ophtalmologue. Les correspondants disposent de locaux adaptés au fonctionnement en tandem orthoptiste-ophtalmo et d’un plateau technique de haut niveau. Le laser rétinien et la chirurgie de proximité y sont essentiellement pratiqués, comme la cataracte en ambulatoire ou des injections intravitréennes pour la dégénérescence maculaire. Le CHU prend le relais pour les interventions chirurgicales les plus lourdes telles que la greffe de cornée, le décollement de la rétine, le strabisme, le glaucome, ou la chirurgie des paupières… et les urgences assurées après 18h00 et les week-ends.
Afin de rendre la fonction attractive, Philippe Gain a créé une véritable coopération entre les établissements : les praticiens effectuent une journée par semaine au CHU où une activité d’excellence leur est confiée et participent au staff avec l’ensemble de l’équipe. Enfin les services ONG sont agréés pour l’accueil et la formation de jeunes internes. «Ainsi la pénurie d’ophtalmologues sera progressivement résorbée dans les prochaines années » se réjouit Philippe Gain.
Au CHU, la création de l’ONG et de ses 5 antennes a nécessité le recrutement d’orthoptistes, une modification du bâtiment de consultation et l’acquisition de matériel d’exploration de haut niveau. L’objectif est de faire face à la demande croissante de consultations et d’urgences : «  l’équivalent du stade Geoffroy Guichard passe chaque année en consultation ophtalmologie, soit près de  36 000 personnes» constate Philippe Gain. Six nouveaux boxes de consultation, communicants entre eux, ont été créés pour le fonctionnement en tandem orthoptiste/ophtalmo. Les internes, actuellement 9 dans le service, peuvent ainsi consulter plus facilement et aider les praticiens seniors pour les pathologies plus lourdes.
Lors d’un même passage, des explorations complémentaires sophistiquées de la rétine et des greffes de cornée peuvent être réalisées. Enfin, Les injections intravitréeennes pour la dégénérescence maculaire sont effectuées sur place et non plus au bloc opératoire.

À lire également

Déficit des CHU, le grand paradoxe

Dans un communiqué datant du 3 juillet dernier, les trois conférences CHU ont publié les résultats budgétaires 2025. Avec un niveau de déficit quatre fois plus important qu’en 2021 malgré une activité record, les CHU appellent à un redressement des tarifs de séjours.

Les CHU de Montpellier, Toulouse et Bordeaux lancent un centre d’excellence en cancérologie pédiatrique

Chaque année en France, plus de 2 200 enfants et adolescents sont diagnostiqués d’un cancer. Si les taux de survie dépassent aujourd’hui 80 %, les rechutes et les séquelles à long terme restent un défi majeur pour la recherche médicale. Dans ce contexte, les CHU de Montpellier, Toulouse et Bordeaux, aux côtés de l’Oncopole Claudius Regaud et de leurs partenaires, lancent CIRCLE, un centre de recherche d’excellence dédié aux cancers pédiatriques.

Le CHU de Poitiers s’équipe du Biograph Vision Quadra, une innovation majeure en imagerie médicale

Le CHU de Poitiers et Siemens Healthineers France ont signé le 25 juin une convention historique pour l’acquisition du Biograph Vision Quadra, TEP/TDM de dernière génération. Cet équipement sera fonctionnel début 2027 au sein de l’extension du pôle régional de cancérologie du CHU, marquant une étape clé dans l’excellence clinique et scientifique de l’établissement. Ce projet représente un investissement de 9,5 millions d’euros pour l’acquisition et l’installation de l’équipement au cœur même du pôle régional de cancérologie.

Don d’organes : opération sensibilisation au CHU de Nîmes 

À l’occasion de la Journée nationale du don d’organes, le CHU de Nîmes, centre reconnu pour les prélèvements d’organes et de tissus, poursuit son engagement en faveur de cet enjeu majeur de santé publique. Comme dans d’autres grands établissements hospitaliers, les équipes de la Coordination Hospitalière des Prélèvements d’Organes et de Tissus (CHPOT) se sont mobilisées pour informer, sensibiliser et rappeler l’importance d’un geste solidaire qui permet chaque année de sauver des milliers de vies.

Les HCL, premier établissement public autorisé à produire des phages thérapeutiques

Le 28 mai dernier, les Hospices Civils de Lyon ont reçu de la part de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé, l’autorisation de fabrication de Matière Première à Usage Pharmaceutique (MPUP) pour la production de phages thérapeutiques. Cette autorisation est la première délivrée à un établissement de santé. Validant un savoir-faire conforme aux « bonnes pratiques de fabrication », elle va permettre au CHU de Lyon, pionnier dans le domaine, de produire et distribuer des phages de manière sécurisée et à un coût maîtrisé. Historique, cette reconnaissance ouvre la voie à l’instauration, en France, d’une véritable filière publique de phagothérapie, approche thérapeutique considérée comme l’une des plus prometteuses pour lutter contre la progression mondiale de la résistance aux antibiotiques.