MICI : 1ère clinique virtuelle à Nancy

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A Nancy, près de 400 patients souffrant de Maladies Inflammatoires Chroniques Intestinales (MICI) bénéficient désormais d’une surveillance rapprochée de leurs symptômes par le biais de consultations virtuelles. Ils peuvent aussi acquérir une meilleure connaissance de leur pathologie en suivant le programme d’Education Thérapeutique* coordonné par une infirmière, Muriel Veltin. L’importance de cette patientèle fait de Nancy un acteur phare des nouvelles pratiques de soins qui conjuguent télé-médecine et implication du patient.
A Nancy, près de 400 patients souffrant de Maladies Inflammatoires Chroniques Intestinales (MICI) bénéficient désormais d’une surveillance rapprochée de leurs symptômes par le biais de consultations virtuelles. Ils peuvent aussi acquérir une meilleure connaissance de leur pathologie en suivant le programme d’Education Thérapeutique* coordonné par une infirmière, Muriel Veltin. L’importance de cette patientèle fait de Nancy un acteur phare des nouvelles pratiques de soins qui conjuguent télé-médecine et implication du patient.

Jusque-là les patients étaient vus par les médecins en moyenne tous les 6 mois, un rythme inadapté en regard des possibilités à distance. Grâce au partenariat avec MICILOR, réseau lorrain des Maladies Inflammatoires Chroniques Intestinales, présidé par le Pr Laurent Peyrin Biroulet, et au soutien de l’hôpital, une infirmière d’Education Thérapeutique dédiée aux MICI forme les patients au fonctionnement d’un test diagnostique et à ses enjeux en termes d’autonomie et de responsabilisation. 
Près de 400 patients formés à l’ETP sur les MICI depuis 2016 au CHRU de Nancy : de loin, le plus gros programme d’ETP en France. 
Le suivi à domicile passe par cet outil diagnostique (vendu en pharmacie autour de 50 € non remboursés) qui évite les coloscopies à répétition, en mesurant la « calprotectine fécale », une protéine révélatrice d’inflammation intestinale. Classiquement, après prélèvement d’un échantillon de selles, le patient l’envoie pour analyse dans un laboratoire qui transmet les résultats au service. Aujourd’hui, grâce à l’application « IB Doc », téléchargeable sur son téléphone portable, le patient change de statut, il devient acteur de sa pathologie : l’analyse de l’échantillon apparaît sous la forme de code couleur et de résultats quantitatifs qu’il scanne et transmet instantanément à l’infirmière coordinatrice via un email dédié relayé au médecin. Ainsi, au quotidien, toute alerte intestinale sur un patient peut être détectée précocement et, si nécessaire, susciter une consultation. 
Le système en place depuis janvier 2019 bénéficie à une trentaine de patients par ailleurs sollicités pour répondre à un questionnaire de satisfaction. Globalement la demande des patients pour être acteurs de leur prise en charge est forte : ils y gagnent en maturité et cassent les codes traditionnels de l’assistance médicale. Ainsi, 245 patients atteints de MICI ont été formés à Nancy à l’auto injection sous cutanée. Suivant cette tendance, une hotline a été ouverte dans le service du CHRU accessible désormais par téléphone ou email du lundi au vendredi de 9 à 17 heures. En moyenne, 4 appels quotidiens sont recensés et une réponse est donnée dans les 24 heures soit à distance, soit de visu si la situation l’impose. Force est de constater qu’avec cet outil les patients se sont auto régulés, sans doute rassurés par le dispositif. 

Parallèlement, les professionnels de santé du service d’Hépato-Gastro-Entérologie de Nancy expérimentent l’usage d’autres outils virtuels comme, en amont de la consultation, le remplissage via un téléphone portable d’un questionnaire personnalisé au contenu éphémère. Le médecin prend ainsi directement connaissance d’un ensemble d’informations (symptômes, examens, contexte de vie, etc.) sur le malade en évitant toutes les procédures chronophages de login ou autres codes d’accès. Ces nouveaux échanges patient/praticien font évoluer l’entretien singulier et la prise en charge des patients avec une MICI vers une communication responsable entre partenaires.

Contact presse : Laurence Verger – communication recherche & culture – l.verger@chru-nancy.fr

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