Nancy, pionnier en biodiversité thérapeutique

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Le jardin « art, mémoire et vie » du CHRU de Nancy, jardin thérapeutique unique en son genre en France, confirme son caractère innovant et sa spécificité d’espace de recherche sur les relations nature/santé, en s’engageant dans la biodiversité au service des patients et des citoyens. Nature, art et culture sont rassemblés dans cette parenthèse bucolique, ouverte en cœur de ville depuis 2010. Oasis de verdure et de sérénité pour les patients atteints de maladies neurodégénératives ou en séjours palliatifs, le jardin sert également de terrain d’études et d’observations scientifiques menées sous l’égide du Dr Thérèse Jonveaux, neurologue.

Le jardin « art, mémoire et vie » du CHRU de Nancy, jardin thérapeutique unique en son genre en France, confirme son caractère innovant et sa spécificité d’espace de recherche sur les relations nature/santé, en s’engageant dans la biodiversité au service des patients et des citoyens. Nature, art et culture sont rassemblés dans cette parenthèse bucolique, ouverte en cœur de ville depuis 2010. Oasis de verdure et de sérénité pour les patients atteints de maladies neurodégénératives ou en séjours palliatifs, le jardin sert également de terrain d’études et d’observations scientifiques menées sous l’égide du Dr Thérèse Jonveaux, neurologue. Avec le Dr Reinhard Fescharek, elle a imaginé ce nouveau concept qui inspire de nouvelles initiatives, au-delà des frontières hexagonales. Cette première en France confère au CHRU de Nancy et, à travers lui, au Sud Lorrain, un esprit pionnier et innovant dans la sauvegarde de l’environnement au service du plus grand nombre.
En Belgique, Gembloux Agro-Bio-Tech, une faculté de l’Université de Liège, spécialisée dans l’agronomie et l’ingénierie biologique, intéressée aux travaux scientifiques du CHRU de Nancy en matière d’environnement hospitalier, a engagé une coopération avec l’établissement sur la biodiversité en milieu thérapeutique. Autour du jardin « art, mémoire et vie » se sont retrouvés ses concepteurs, le docteur universitaire en science agronomique, Bach Kim Ng’uyen et l’équipe des espaces verts du CHRU pour améliorer les bénéfices d’un environnement préservé et durable sur la santé des patients. Après plusieurs semaines de recherche et d’études documentaires la décision a été prise de planter 2 000 pousses nouvelles doublant ainsi le nombre d’espèces sauvages sur le site. Les plantes vivaces ont été privilégiées et, pour s’inscrire dans la gestion durable du terrain, un guide sera rédigé sur cette « thérapie jardinière » !
Le challenge pour les agronomes belges a été aussi de préserver la dimension artistique et fondatrice du jardin : réunir dans un même espace tout ce qui mobilise les mécanismes cognitifs des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer dans leurs promenades, seuls ou aux côtés de leurs proches et des équipes soignantes. Cette opération biodiversité thérapeutique a vu plus de 65 nouvelles espèces, dont 38 sauvages, introduites dans le jardin. L’audit post aménagement relève la nette augmentation de la période de floraison et un accroissement de 127% de la biodiversité du jardin.
Dans quelques semaines la floraison sera effective et, à la rentrée de septembre 2019, des évaluations sur le terrain viendront enrichir cette étude observationnelle sur la biodiversité en milieu hospitalier.

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