Nouvelle méthode thérapeutique du Cancer prostatique : HIFU-Ablatherm

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Le cancer de la prostate est le plus fréquent des cancers de l'homme. Son diagnostic précoce, de fréquence croissante après 50 ans, est le meilleur garant du succès thérapeutique. A ce stade, les méthodes thérapeutiques curatives classiques (Chirurgie ou Radiothérapie) sont complétées par des méthodes alternatives nouvelles : la Curiethérapie et les Ultrasons Focalisés à Haute Intensité (HIFU).

Le cancer de la prostate est le plus fréquent des cancers de l’homme. Son diagnostic précoce, de fréquence croissante après 50 ans, est le meilleur garant du succès thérapeutique.
A ce stade, les méthodes thérapeutiques curatives classiques (Chirurgie ou Radiothérapie) sont complétées par des méthodes alternatives nouvelles : la Curiethérapie et les Ultrasons Focalisés à Haute Intensité (HIFU).

Le principe de l’HIFU repose sur la destruction tissulaire par la concentration d’ultrasons émis par une sonde endorectale, avec repérage échographique. Le faisceau convergent d’ultrasons de haute intensité entraîne une brève hyperthermie locale qui détruit le tissu néoplasique prostatique dans la zone cible, sous couvert d’un refroidissement continu protecteur de la muqueuse rectale.Cette méthode applicable à certains cancers prostatiques localisés ou après échec de radiothérapie, présente l’avantage d’une moindre agressivité thérapeutique. Le traitement, qui dure 3 à 4 heures, est réalisé sous anesthésie générale ou loco-régionale permettant une reprise de l’alimentation le soir de l’intervention et le retour à domicile après l’ablation de la sonde vésicale, quelques jours plus tard. La surveillance ultérieure prolongée permet d’espérer un bénéfice encourageant avec morbidité réduite.

Le matériel, commercialisé par la Société EDAP sous le nom d’Ablatherm, a été mis au point à Lyon depuis 1989, avec marquage CE en 2000. Sa diffusion est actuellement limitée en France à quelques centres et a déjà permis de traiter plus de 4000 patients en Europe.

Le CHU d’Amiens vient d’acquérir cet équipement pour un usage partagé avec les CHU de Lille Reims et Rouen, dans le cadre d’une collaboration régionale justifiée par le partage de moyens techniques coûteux (600 000 euros) pour le bénéfice de l’ensemble des patients de notre Région.

Pr Jacques PETIT
Service d’Urologie et Transplantation

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