Patients internationaux : l’AP-HP propose un forfait tout compris pour 110 pathologies

Auteur /Etablissement :
Pour attirer une patientèle étrangère et simplifier ses démarches, l'AP-HP a standardisé et forfaitisé 70 pathologies adultes et 40 pathologies pédiatriques, principalement chirurgicales. Les forfaits tout-compris sont réglables en pré-paiement. Cette offre sera accessible en français et en anglais à partir du 1er novembre 2016 sur le site de l’AP-HP.
Pour attirer une patientèle étrangère et simplifier ses démarches, l’AP-HP a standardisé et forfaitisé 70 pathologies adultes et 40 pathologies pédiatriques, principalement chirurgicales. Les forfaits tout-compris sont réglables en pré-paiement. Cette offre sera accessible en français et en anglais à partir du 1er novembre 2016 sur le site de l’AP-HP.  
Dans chacun des 12 groupes hospitaliers de l’AP-HP, un binôme référent administratif/médecin a été constitué afin de suivre au mieux l’accueil de ces patients. Dans tous les cas, l’établissement garantit aux patients non-résidents les mêmes conditions d’accueil et de prise en charge que celles des assurés sociaux, sans priorité d’admission ni traitement préférentiel. Les séjours de patients non-résidents n’ont par ailleurs pas vocation à représenter plus d’1% des séjours à l’AP-HP. Les services hospitaliers volontaires se sont engagés à suivre un cahier des charges simple en termes de réactivité et d’hôtellerie.     
Cette initiative fait écho au rapport de Jean de Kervasdoué qui invitait les hôpitaux français à s’organiser afin d’attirer un certain flux de patients non-résidents en France. 
Créances non recouvrées : le prépaiement devient systématique
L’AP-HP poursuit son travail pour diminuer les créances non recouvrées des séjours de ses patients non-résidents en demandant systématiquement le prépaiement du devis avant l’admission pour les individuels comme pour les institutions. En effet, les patients qui ne sont ni couverts par l’assurance-maladie française, ni bénéficiaires de l’Aide Médicale d’Etat ou du dispositif dit de « soins urgents », pour les personnes résidant en situation irrégulière, sont redevables de la totalité des frais d’hospitalisation ou de consultation. 
L’AP-HP a effectué fin 2014 un état des lieux exhaustif de la dette des patients non-résidents à son encontre. Elle provenait à la fois de particuliers non-résidents, d’organismes étrangers publics et privés, assurances, mutuelles, caisses d’assurance maladie ou d’ambassades. 
Les premiers éléments à juillet 2016 montrent une nette diminution de ce solde (la dette des organismes a diminué de 31% en un an, et celle des particuliers entame une baisse pour la 1ère fois), due notamment aux efforts de recouvrement qui ont été faits, par exemple vis-à-vis de l’Algérie ou de l’Arabie Saoudite. Cette politique ne s’est pas accompagnée d’une diminution de recettes facturées qui ont par ailleurs légèrement augmenté. Chaque année, l’AP-HP facture environ 100 M€ à des patients non-résidents.
8 millions de personnes malades viennent à l’AP-HP, en consultation, en urgence, lors d’hospitalisations programmées ou en hospitalisation à domicile, chaque année. 100 000 professionnels prennent soin d’eux, médecins, chercheurs, paramédicaux, personnels administratifs et ouvriers. Ces équipes exercent dans l’un des 39 hôpitaux de l’AP-HP désormais réunis en 12 groupes hospitaliers. 

À lire également

Diagnostic des maladies sur tissus et cellules : à Angers, le grand virage 

Le CHU d’Angers a récemment annoncé qu’il avait pris, en collaboration avec le Centre hospitalier du Mans, un véritable virage numérique en matière d’anatomocytopathologie (ACP), spécialité médicale dédiée à l’étude des cellules et tissus des organes pour établir des diagnostics, en acquérant des scanners de lames de dernière génération. Une modernisation des pratiques d’ACP présentant de nombreux bénéfices au profit des patients comme des équipes hospitalières, et un levier d’attractivité pour une discipline en tension.

Au CHU de Saint-Etienne, on lutte contre la méningite par le jeu

Pour la troisième année consécutive, l’équipe d’Infectiologie du CHU de Saint-Étienne et la Chaire PréVAcCI de l’Institut Universitaire PRESAGE s’unissent pour une journée de sensibilisation face à la recrudescence des méningites à méningocoques. En partenariat avec l’association Petit Ange, cette initiative transforme l’apprentissage de la santé en une expérience immersive pour les adolescents du territoire.

Les Hospices Civils de Lyon se dotent d’un entrepôt de données de santé

Comme d’autres grands hôpitaux, le CHU lyonnais a annoncé rentrer dans une nouvelle ère en se dotant d’un entrepôt de données de santé. Ce dernier doit, entre autres, favoriser le permettre le développement d’études multicentriques, l’accélération de la recherche et de l’innovation, et le renforcement de la qualité des soins.